Author

admin

Browsing

L’été en Bretagne c’est la saison des festivals, cette année n’a pas dérogée à la règle, malgré quelques baisses de fréquentations des plus importants,il n’est pas une partie de notre pays qui n’aie connue de grands rassemblements festifs , artistiques , musicales, cinématographiques…
Ce phénomène, unique dans l’hexagone par son ampleur, ne lasse pas d’étonner. Il est révélateur d’un savoir-vivre culturel, d’une grande richesse d’expressions,d’une grande créativité, d’un sens certain de la convivialité et cela malgré les critiques nécèssaires et légitimes contre “le toujours plus grand et plus nombreux”, le gigantisme, les dérives commerciales. Il est surtout révélateur d’une grande capacité d’auto-organisation des Bretons.
Bien sur toutes ces festivités n’accordent pas la même place à la protection de l’environnement, à la place de la langue Bretonne dans leurs enceintes et dans leurs communications, à l’espace accordé aux artistes locaux…On pourrait  aussi parler de l’absence quasi-totale dans ces festivals de stands d’information et de permanence contre les agressions sexistes ou comportements super machos de fin de soirées, à quand un stand du planning familial et une permanence anti-viol et agressions tenues par des militantes féministes dans l’enceinte des Vielles Charrues ,par exemple, à coté de celui de Aides ou de la Confédération Paysanne ?
Enfin nous sommes au coeur d’un hiver assez rude, et pour se réchauffer on pense souvent aux bons moments passés sous le soleil des festivals.
Bien sur en  juillet 2009 le “boss” Bruce Springsteen a salué les bretons dans leurs langue lors de la grand messe du Poher et les médias parisiens en sont encore ébahis.
Mais revenons un peu en arrière…pour chasser la froideur nauséabonde du débat poussif sur l’identité nationale impulsé par Eric Besson….revenons à l’été 2007… Et continuons à regarder comment nous sommes perçus….par des artistes étrangers.
Au détour d’une prise de parole d’artistes entre deux morceaux  et à l’ombre des nombreux Gwenn ha Du du public on avait pu y entendre de drôles de choses dans ces festivals…A commencer tiens, par Rachid Taha qui lors de son passage aux Jeudis du Port à Brest en juin 2007 n’avait pas hésité à déclaré “La Langue Française est étrangère en Bretagne“. On est bien loin de circonvolutions complexées de certains “militants Bretons” à propos des bienfaits  du “bilinguisme”, de la diversité culturelle “régionale” et autres salades indigestes à la sauce de colonisés du ciboulot. On remarquera que c’est bien des Gwenn ha Du qui sont brandis par centaines dans ces grands rassemblements et pas des “Triliv” (surnom peu affectueux du drapeau français en langue Bretonne) ou encore moins des oripeaux aux couleurs du conseil régional de la Bretagne croupion (c’est quoi déja leurs logo ?).
Il y avait une autre artiste qui s’appelle Kenny Arkana (une rapeuse originaire de Marseille et qui partage avec nous un rejet des lois liberticides, du racisme, des discriminations, du libéralisme…) qui lors de son concert aux Vielles Charrues n’avait pas hésité à rappellé au public : “La Bretagne c’est pas la France ! ” et ce par deux fois… Pas de sifflet, pas de huées mais un tonnerre d’applaudissements de milliers de spectateurs et un immense sourire sur la bobine des militants indépendantistes présents. Là encore quelle décalage avec la frilositée de certains artistes bretons (fussent ils classés pour certains dans la rubrique “Musique bretonne”….) à s’engager.
Quelques jours avant, à Rennes, la même avait déclaré à Ouest-France lors du Festival “Quartier d’été” : “Les Bretons sont les latinos américains de l’hexagone, ils ont toujours le poing levée”…Tu l’as dit Kenny ! A y regarder de plus prés il semblerait bien que ce constat ne soit pas qu’une référence au lointain passé des Bretons dans le domaine des luttes sociales, de leur langue ou de la défense de l’environnement….Ce sont autant de signes positifs que le potentiel de la “Breizhistance” existe bel et bien.
Certains artistes Bretons semblaient frétiller d’aise à la perspective d’aller défiler lors du début de mandature de Jean-Yves LeDrian, sur les Champs-Elysées dans le cadre d’une grande opération de comm’ du Conseil Régional (de gauche !), c’est peut être pour ça qu’ils s’étaient gardé de faire des déclarations pleines de bon sens du genre de celles de Kenny Arkanek  et Rachid Kertaha…Ca aurait pu froisser…Bon, nous nous n’étions pas aller sonner ou danser sur les Champs-Elysées, peut être d’ailleurs que l’argent  (public) alloué à cette opération de comm’ aurait pu être investi dans une campagne de promo pour l’enseignement de la langue Bretonne aux adultes par exemple…Par contre on continuera à participer à la Breizhistance, à lutter avec ceux qui comme nous pensent qu’il faut protéger notre environnement, pour la langue Bretonne, pour la construction d’un syndicalisme Breton, pour l’unité territoriale de la Bretagne et notre droit à l’autodétermination nationale, pour pouvoir vivre, travailler, et décider chez nous, car on fait le pari qu’il n’y pas que dans le domaine  des festivals  que les Bretons ont une grande capacité d’auto-organisation. Et vous ?

En attendant , on vous laisse savourer et méditer la phrase de Kenny Arkana chapardée par des vidéastes de passage…on la dédicace à Jean-Luc Mélanchon, Marine Lepen et bien sur Eric Besson !

L’équipe de Breizhistance.tv

FRANCE

Près d’une centaine de personnes se seront rassemblés, hier lundi 1er février, devant le palais de Justice de Nantes pour soutenir Alan Haye et Jonathan Guillaume. Jugés pour « rébellion », les trois heures de procès auront permis de mettre en avant les vrais motifs de leurs interpellations le 25 avril dernier : la criminalisation des militants. C’est bien l’action de la police et des policiers français qui ont été jugés hier. Comme les prévenus l’ont rappelé pendant le procès, les gardes à vues sont proches du million pour l’année 2009 dans les territoire français, tout comme les condamnations pour « outrage » ou « rébellion » qui se sont démultipliées depuis plusieurs années. La France de Sarkozy met actuellement en place un véritable système répressif et institutionnel dans l’Hexagone et en Bretagne, qui facilite la criminalisation de l’action politique ou syndicale de ceux qui osent l’a contester. Ce dont nous avons besoin en Bretagne ce n’est pas de la police française, pas d’un Jacques Auxiette ou d’une Bernadette Malgorn « super-flics », mais d’une véritable démocratie capable de donner au peuple Breton le capacité d’appliquer ses choix de société.

La peine requis pour Alan et Jonathan est de 750 euro d’amende chacun, le verdict aura lieu le 1er mars. Malgré une plaidoirie et des éléments sans équivoques il paraît malheureusement peu probable, notamment du fait du caractère politique de l’affaire, que le juge reconnaisse la culpabilité des policiers en relaxant nos deux compatriotes.jonatha

Preuve de cet acharnement politique dénoncé par le collectif 44=Breizh et ses soutiens, un militant connu du collectif s’est fait arrêter sans raison ni motif au sortir du tribunal alors qu’il finissait de ranger du matériel avec quelques camarades. Une trentaine de personnes se sont relayées devant l’Hôtel de police de Waldeck-Rousseau lundi soir de 20h à 0h00, avant de recommencer ce rassemblement de soutien le lendemain matin. Sorti dans la journée, Ewan, ne fait pour l’instant l’objet d’aucune poursuite. Nous dénonçons évidemment ce « coup de pression » de la police française dont les collègues venaient d’être ridiculisés quelque instant auparavant.

Nous appelons évidemment à participer à toute les actions de solidarité qui se présenteront.

Pour Breizhistance-PSB,le porte-parole Thomas Baudoux

nantes-dcd2fBREIZHISTANCE – Parti Socialiste de Bretagne appel à participer à la manifestation de soutien aux sans-papiers du samedi 6 février à Nantes, contre le racisme et pour la fermeture des centres de rétentions. Nous avions été prévenus lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, il fait aujourd’hui appliquer par Besson sa politique de ségrégation contre les immigrés. Le gouvernement de Sarkozy montre clairement comment il considère la misère des femmes et des hommes espérant trouver en Europe de quoi vivre. Calais, les 124 réfugiés kurdes de Corses, les décès par « négligences » dans les centres de rétention, comme celui de Salem Souli, les mauvaises conditions d’incarcérations, la séparation des familles, etc… sont là pour nous rappeler la violence de cette France mode UMP. Néanmoins c’est tout un système de ségrégation et de traque qu’il faut aussi dénoncé : celui des dénonciations dans les hôpitaux, les administrations, les banques, etc…. quoi qu’on en dise il n’y a rien de démocratique dans la mise en place d’un système de délation tel que celui-ci.

 Au vue de cette politique pas étonnant que le gouvernement ait choisi d’organiser un débat sur « l’identité nationale » plutôt que sur « la solidarité entre les peuples » ! Les réponses démocratiques aux questions soulevées par les mouvements de population des pays pauvres vers les pays riches, la multiculturalité et la plurinationalité de l’Etat Français, ne seront pas trouvées dans la constante référence aux symboles archaïques de la France (tricolore, marseillaise, unité, centralistaion, etc…) promu par le « Grand Débat nationale ».

Malgré cela des immigrés sans-papiers luttent, et même parfois s’organisent dans des syndicats bretons ou hexagonaux, pour conquérir leur dignité et leurs droits. Que ce soit dans les mouvements de protestation dans les centres de rétentions, ou lors des différents mouvements sociaux impulsés par les travailleurs sans-papiers, comme le plus récent du 12 octobre 2009.

Alors que Besson à récemment annoncé la fermeture du Centre de Rétention de Rennes, en Bretagne montrons notre solidarité aux travailleurs sans-papiers et luttons contre la politique française de ségrégation. Qu’importe son origine, travailleur breton ou travailleur immigré nous avons les mêmes droits !

BREIZHISTANCE-PSB comité Nantes/Naoned

BREIZHISTANCE – Parti Socialiste de Bretagne tient à affirmer, contrairement à ce qui a été annoncé dans certains média, qu’il ne participera pas aux élections régionales de mars 2010 sur une liste aux côtés du NPA.
Des discussions avaient initialement été engagé avec la liste « Nous te ferons Bretagne » et le Parti Breton, afin de mettre au centre dela campagne et de la future gouvernance l’accession aux droits démocratiques du peuple Breton à décider de son avenir écologique,sociale et économique . Nous avons depuis quelques temps fait leconstat que cet objectif n’était pas réalisable aux côtés de Christian Troadec et ses colistiers.
BREIZHISTANCE – Parti Socialiste de Bretagne précisera prochainement ses positions et engagements quant à sa participation aux élections régionales dans les régions administratives Bretagne et Pays de la Loire.

Fellout a ra da stourmerien Breizhistance/Strollad Sokialour Breizh, embann n’o deus ket graet an dibab da vont asambles gant an NPA war ar renk evit dilennadegoù rannvro miz Meurzh, ha kement-se daoust d’ar pezh zo bet embannet gant mediaoù zo.
Krog e oamp da eskemm gant buhezourien “Ni da savo Breizh” hag gant Strollad Breizh a-benn lakaat e kreiz ar c’houlzad gwir demokratel pobl Breizh da zibab he dazont ekologel, sokial hag ekonomikel. Abaoe un toullad amzer hon eus merzet ne c’hellimp ken en ober gant Kristian Troadec hag e gamaraded.
Breizhistance/SSB a roio da c’houzout a-raok pell petra a vo e sav-poent ha penaos e kemerimp perzh en dilennadegoù er rannvro.

Evit Breizhistance/SSB : Jonathan Guillaume

Le 1er février Alan Haye et Jonathan Guillaume, actuel porte-parole de Breizhistance-Parti Socialiste de Bretagne, passerons devant le tribunal de Nantes en renvoi de leur procès du 19 octobre 2009.

skriette

Le 25 avril 2009 l’ensemble de la Gauche Indépendantiste nantaise manifestait dans les rues de Nantes pour dénoncer les répressions politiques que subissaient depuis quelques temps plusieurs militants et mouvements du pays nantais (opposants à l’aéroport, 44=Breizh, faucheurs OGM, … ). A l’issu de cette manifestation près d’une trentaine de militants indépendantistes se retrouvaient à la terrasse du café le Cercle Rouge dans une atmosphère conviviale avant de subire la rixe d’une escouade de policiers en tenue antiémeute. Alan et Jonathan étaient alors emmenés au commissariat suite à des arrestations visiblement ciblées.

Ces deux arrestations faisaient suite a une vague répressive qui s’abattait depuis plusieurs mois contre les militants et sympathisants du collectif 44=Breizh, dont Jonathan Guillaume était alors porte-parole.

Jugés au motif maintenant classique de « rébellion en réunion », la juge d’audiencement a souhaité reporter le procès du 19 octobre 2009 au 1er février 2010 au titre que les policiers ne s’étaient pas portés partie civile dans un dossier pourtant vide et dans lequel elle voudrait les entendre.

Nous ne devons pas laisser cette affaire traîner et soutenir Alan et Jonathan. A travers eux c’est l’expression militante et démocratique du peuple breton qu’on cherche à atténuer. Face à la répression montrons notre Solidarité ! Nous appelons donc au rassemblement du lundi 1er février 13h devant le Palais de Justice de Nantes.

Thomas Baudoux pour Breizhistance-PSB

N’eus ket pell zo e oamp bet kelaouet eo bet lakaet er pod-lastez ar raktres lezenn evit hor yezhoù prometet gant Sarkozy an den a blij kalz Breizh hag ar Vretoned dezhañ. E gwirionez n’eo ket ar wech kentañ ne vez ket dalc’het e bromesaoù gant Sarkozy hag e strollad furlukined a gav dezho fentus tre en em ziskouez o tañsal war ar genrouedad. Eric Besson, maodiern gall an enbroañ hag an identelezh vroadel, brudet evit e fealded, en doa displeget dimeurzh er vodadenn vroadel an dra-se: ” Il faut éviter (…) d’aboutir à un texte qui, en ouvrant un droit positif en faveur de locuteurs particuliers, se heurterait au principe constitutionnel d’indivisibilité de la République et d’égalité devant la loi.”

cortiAtav ar memes arguzenn, unan ha dirannapl eo ar Republik, ha ne cheñcho ket an dra-se eus an eil deiz d’egile ! Meneget eo ar yezhoù er vonreizh abaoe miz Even 2009, evel “glad ar vroad” (titl XII mellad 75-1), ha gwazh a-se evidomp: pa vo goulennet digant Stad C’hall gwirioù evit hor yezhoù pe ul lezenn e vo respontet diouzhtu: “gwelloc’h evit ul lezenn a zo, emañ bremañ ar yezhoù er vonreizh.” Ha setu ar pezh adlavret e deroù miz Kerzu gant Ao Besson : ” En inscrivant les langues régionales dans le titre XII de la Constitution, consacré aux collectivités territoriales, le législateur a conféré à celles-ci, comme de juste, une responsabilité particulière pour la promotion de ces langues”.

Souezhus a-walc’h ivez emzalc’h an Emsav sevenadurel hag a c’halv ar vreujaouerien da lakaat ur c’hinnig lezenn “qui mettra fin à un déni de reconnaissance de la diversité des citoyens et des peuples au sein de l’État français”…Un hanter kant kinnig lezenn bennak a zo bet lakaet abaoe un hanter kant vloaz, hag an holl a zo bet nac’het gant ar vreujaouerien. Evit peseurt abeg e cheñchfe ? N’eo ket Frédéric Mittérand, paotr Pariz penn kil ha troad, a raio traoù evit ar brezhoneg.

Emañ ar brezhoneg e roll ar yezhoù en arvar (hervez an UNESCO) ha n’eo ket Stad C’hall a labouro evit cheñch an dra-se…ober a raio ar c’hontrol kentoc’h ha laouen e vo pa vo marv ar brezhoneg. N’eus rekipe hud ebet evit lakaat ar brezhoneg da vevañ evel forzh peseurt yezh. Deskiñ, komz, implijout, treuzkas ar yezh ! Kemennadennoù e leizh diwar-benn ar raktres lezenn nac’het a zo bet embannet en deizioù. Kemennadenn ebet e brezhoneg ! Evit difenn ha kas ar brezhoneg war-raok eo ret kregiñ gant implij ar yezh…

Yezh vroadel Breizh eo ar brezhoneg, ha n’eus nemet ur galloud politikel kreñv e Breizh a c’hello sevel ur politikerezh mennedik evit diorren ar yezh.

Breizhistance – Strollad Sokialour Breizh a lavar n’eus netra da c’hortoz a-berzh Stad C’hall, Pariz hag a-berzh ar strolladoù politikel gall a zo en e benn (UMP, PSF…). A-benn 4 miz e vo dilennadegoù e Breizh, ha ma fell d’ar Vretoned divizout ha bezañ mestr eus o dazont war gement tachenn zo, ez eo ret dezho gouzout n’eo ket gant ar strolladoù gall e vo cheñchet an traoù.

BREZHONEG OFISIEL !

Vous-vous souvenez ? Ca avait surpris beaucoup de gens, mais en Juin 2008, après des années d’un système régionale Pays de la Loire faisant du gommage de l’identité bretonne en pays nantais « une ambition à conquérir » (P.Camous), Jacques Auxiette, président PSF du Conseil Régional des PdL, prenait fait et cause pour « les langues régionales ». C’était à l’occasion du refus par les sénateurs français de mentionner dans la Constitution l’existence de différentes langues sur le territoire de la République Française.

auxietteLorsqu’on lui demanda de préciser quelque peu sa position de « défenseur des langues régionales », il expliqua son engagement en disant « je ne m’oppose pas à l’enseignement optionnel d’une langue par qui veut bien l’apprendre ». Ne pas s’opposer au statu quo, ne pas reconnaître que même le cadre légal ne permet pas à ceux « qui veulent bien l’apprendre », notamment en Loire-Atlantique, d’avoir un accès à la langue Bretonne, voilà un « défenseur actif » ! Encore une fois on voit là la différence entre image et acte ….

jacqueslamberLa semaine dernière c’est un autre élu PSF, Jacques Lambert conseiller municipal à Pornichet/Pornizhan, qui démontrait qu’en Pays de la Loire® il n’y avait pas de place pour le Breton. A propos de la proposition de bilinguisation de l’entrée de la commune soutenue par le conseil municipal Jacques Lambert à démontré une opposition assez révélatrice : « Pornichet revendique haut et fort ses origines bretonnes » et à ce titre souhaite « cette inscription symbolique ». Pour l’élu d’opposition, le « socialiste » Jacques Lambert, « cette démarche traduit non pas un acte symbolique mais une vraie déclaration politique ». Il ne trouve « pas opportun d’imposer cette identité alors que le Conseil général a du mal à le faire. Vous faites plaisir à son président Patrick Mareschal mais vous risquez de fâcher le président de la Région des Pays de la Loire ». « C’est pourtant vous qui avez créé Pornizhan Ar Fest », lui a rétorqué le maire. Réponse : « Cela n’a rien à voir; la fête est destinée aux touristes ».

De droite comme de gauche aucune prise en compte politique de la problématique linguistique. Les élus essayant debanneliou répondre à la demande sociale du peuple Breton de faire vivre sa langue par des « actes symboliques » ou encore des « manifestations destinées aux touristes ». Ce qui est quand même affligeant en terme de crédibilité et de cohérence c’est que Jacques Lambert oppose deux personnalités de son propre parti, dont le premier est d’ailleurs membre du comité de soutien de l’autre pour les prochaines élections, pour justifier l’absence de la langue Bretonne dans la vie publique. Il va jusqu’à dire pour tenter de convaincre son opposant de droite qu’on risquerait de « fâcher le président de la Région des Pays de la Loire » si on reconnaissait la langue Bretonne à Pornichet, preuve s’il en était que Jacques Auxiette et la région PdL sont bien de vrais « défenseurs des langues régionales » comme ils se présentent !

 

bocherCes petites contradictions du PSF local font écho à celles du MODEM de Saint-Herblain/Sant-Ervlan d’il y a quelques mois. Alors que tout le monde aura remarqué à quel point le MODEM charme depuis sa création certaines personnalités sincèrement engagés en faveur de l’unité territoriale, d’un pouvoir démocratique en Bretagne ou du développement de la langue Bretonne, nous souhaitions rappeler le vote des quatre conseillers municipaux MODEM de Sain-Herblain/Sant-Ervlan sur la signature par la ville au printemps dernier du niveau 1 de la charte Ya d’ar Brezhoneg. Ils furent en effet les seuls élus, Jean-Yves Bocher en tête, à voter contre cette signature, un comble quand on sait que même l’UMP ne s’y opposa pas !

Le 12 octobre dernier c’étaient les représentants du groupe PSF/Verts/UDB de la communauté de communes de Redon, situé à cheval sur trois départements dont la Loire-Atlantique, qui votaient contre la signalisation bilingue français/breton des bâtiments communautaires, avec des élus UDB un peu embarrassés !

Alors que PSF, Verts ou MODEM en Bretagne aimeraient revêtir l’habit de « défenseur du breton » nous ne pouvons que constater que les discours seront toujours loin des faits. Selon le dernier sondage 88 % des Bretons et des Bretonnes souhaitent voir la langue Bretonne se développer (TMO) partout en Bretagne. Force est de constater que ni le PSF, ni les Verts, ni le MODEM, et encore moins l’UMP ne répondront à cette attente.

Une occasion de plus de rejoindre la Breizhistance !

BREIZHISTANCE-PSB Pays Nantais breizhistance.naoned[at]gmail.com

03L’appel lancé par Breizhistance-Parti Socialiste de Bretagne, et relayé par Treger Disuj et le SLB, aura permis de rassembler près d’une centaine de personnes samedi dernier à Guingamp. Des dizaine de personnes qui se sont mobilisées en quelques jours pour dire non à la propagande chauvine de l’Etat Français. En effet avec l’organisation des débats sur l’identité nationale le gouvernement veut justifier et banaliser les politiques coloniales, xénophobes, uniformisantes et d’inégalités sociales menées depuis des dizaines d’années par la France.

05A Guingamp le cortège s’est terminé par l’intervention d’un « faux »représentant de Bernadette Malgorn, venu malgré lui rappelé à quel point la Bretagne n’avait rien à voir avec les personnes et la politique qu’elle défend.

Différents pans de la société Bretonne se mobilisent ces derniers jours pour marquer leurs refus de se faire imposer les valeurs diffusées par l’organisation de ce « débat sur l’identité national ». La préfecture de Loire-Atlantique a annulé l’organisation du débat prévu à Nantes la veille de la manifestation, et celui prévu le lundi suivant à Guingamp a été reporté ! Il faut continuer et intensifier nos campagnes.

En Bretagne et dans tous les pays sous domination française nous devons manifester notre opposition au projet de l’Etat Français, témoigner de notre volonté de construire là où nous vivons des projets de société juste et solidaire, réellement respectueux de la diversité culturelle, et internationaliste plutôt qu’impérialiste.

En attendant, la France rayonne toujours à travers le monde grâce à ses charters. Elle vient d’ailleurs d’en affréter un ce soir au départ de Roissy pour ramener 9 afghans chez eux… sous les bombes françaises.

Tract distribué à l’occasion de la manifestation (breton/français)

TractBreizhistanceB_12_12_2009

TractBreizhistanceA_12_12_2009

Amañ n’eo ket bro-c’hall !

Stad c’hall a aoz e korf miz Kerzu ur bemzek «dael diwar benn an hevelebiezh vroadel» bennak e Breizh. D’al lun 14 a viz Kerzu e vo aozet gant an is-prefeti unan eus ar re mañ e UCO Gwengamp. Breizhistañs-Strollad Sokialour Breizh a gar dezhañ tabutal war reizhegezh ha palioù an «dael» mañ e Breizh.

Ar pal lakaet war wel gant ministrerezh an embroiñ hag an identelezh vroadel en ur aozañ an darvoudoù se a zo respont da «adtarzh doareoù kumuniezhegezh» en ur lakaet e pleustr «oberennoù a c’hell skoazellañ hon hevelebiezh vroadel, ha da ad-diogeliñ an dalvoudegezhioù republikan hag al lorc’h da vezañ gall». Talvoudegezhioù «an hevelebiezh republikan», hag a vez kemmesket war ar seblant gant «an hevelebiezh vroadel», a zo lakaet kreñv war wel gant ar gouarnamant evit rediañ ac’hanomp d’ober gant elfennoù ar «simant broadel» a zo oute ar galleg, an tri-liv hag ar marseillaise.

Merzhet e vez emañ kement boutin ez  eo ar poell chaovinour ha jakobinour se d’an MNR, d’an FN ha d’an UMP, pe d’ar PS,d ar Chevènementourien pe d’ ar Parti de Gauche. Degasomp da soñj kinnig Ségolène Royal evit an dilennadegoù brezidantel ziwezhañ, pa gare e vije bet gwerniet an tri-liv gant pep familh, pe c’hoazh hini Jean-Pierre Chevènement, pa oa maodiern e gouarnamant Jospin, hag a voe an hini kentañ o tegas ar mennozh lakaet da zeskiñ ar marseillaise d’ar skolidi.

Ar mennozh a zo rediañ an dud da welet ar «vroad» gant ur sell hepken «e 92 departamant ar republik», deus Kayen da Bapete, en ur dremen dre wengamp ha Baiona. Ar re a zifenn an «hevelebiezh republikan» se a vir dre se ouzh ar bobloù minorel gwasket gant bro-c’hall da lakaet war wel ho hevelebiezh, pa vije ar Vretoned, ar Gorsiz, ar Ganaked, an Euskariz, ar Vartiniked, hag all… War ar seblant n’ez eus ket a blas evidomp en «hevelebiezh vroadel c’hall» mañ. Gwech ebet n’eo bet diskouezet gant ar Stad-c’hall ar youl da anavezout gwirioù politikel ha sevenadurel pobl vrezhon ! Perak e redife ac’hanomp d’ober gant un «hevelebiezh vroadel c’hall» pa ne vez ket doujet gantañ d’hor  hevelebiezh ni. Hag evit diskouezh mat penaos n’eo ket degemeret mat hon hevelebiezh er raktres gall mañ, n’eus ket bet kavet mann ebet gwelloc’h gant ar prefeti eget aozañ an «daeloù» mañ e kerzh ar sizhun, hag adalek 5eur noz evit hini Gwengamp, evit ma vije tu d’an nebeutañ tud ar gwellañ kemer perzh enno.

Met n’eo aze c’hoazh nemet unan eus perzhioù dibar politikerezh ar gouarnamant gall lakaet war wel a dreuz ministrerezh an embroiñ hag an hevelebiezh vroadel, savet diwar kinnig Nicolas Sarkozy «La France tu l’aimes ou tu la quittes». Ar memes politikerezh a enk an estrenien, a lak e pleustr ar flatrerezh e diabarzh ar velestradurezhioù, a adkas an afganed dre garr-nij en ur vro a vez graet ar brezel gant bro-c’hall dezañ, a tistruj gant bulldozerioù kampoù repuidi Calais…

«An hevelebiezh vroadel c’hall» kinniget dezhomp gant ar gouarnamant a zo ur sell war ar vroad a glask «enframmañ» kentoc’h eget en em zigeriñ, un hevelebiezh a ‘n em damolod war he arouezioù kozh-noe ha chaovinour, ur Republik gall a bellaa muioc’h mui eus he bennaenn demokratel a benn sevel interestoù ar re aesetañ, en desped d’ar re wasketañ.

Peogwir amañ n’eo ket bro-c’hall, on eus divizet aozañ ur gwir dael poblek d’ar sadorn 12 a viz Kerzu war plasenn ar Vali e Gwengamp adalek 3eur abardaez. Ni, Breizhistañs-Strollad Sokialour Breizh, hon eus divizet ober gant un «hevelebiezh vroadel» a vez savet e Breizh er vuhez pemdez, gant an holl re a labour hag a vev eno. Un hevelebiezh savet en dro d’ur raktres politikel boutin, digor, o tougen ennañ an demokratelezh, ar frankiz hag ar c’hengred.

Emgav d’ar sadorn 12 a viz Kerzu e Gwengamp plasenn ar Valy da 3egm. Deuit niverus !

Breizhistance/Strollad Sokialour Breizh