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Maria Osório zo deuet maez deus toullbac’h Mansilla de las Mulas e rannvro al Leon d’ar gwener 07 a viz Gwengolo goude bezañ tremenet 7 vloaz e prizoniou stad-spagn.

Kondaonet e oa bet da 10 vloaz e penn-kentañ evit bezañ sikouret da embann paperiou faos evit izili all ” Resistenza Galega” ur strollad armet dizalc’hour ha sokialour galizad  , digresket e oa bet ar c’hastiz da 7 vloaz ha 9 miz goude.

Tri ezel all eus “Resistência Gallega” a chom c’hoazh en toullbac’h gouez d’an aozadur Ceivar a ra war o zro. An tri stourmer politikel evit Galiza dizalc’h ha sokialour zo bac’het pell deus o bro en desped da lezennou Europa.

Evit skrivañ dezhe :

Roberto Rodríguez Fialhega

Centro Penitenciario La Moraleja
Ctra. Local P-120
34210 Dueñas (Palencia)

Eduardo Vigo Dominguez

Centro  Penitenciario Ocaña 1
Mártires de Ocaña, 4
45300 – Ocaña (Toledo)

Raul Agulheiro Cartoy

Centro Penitenciario Villabona (Asturias)
Finca Tabladiello
33422 Villabona-Llanera (Asturias)

Ur vanif aozet evit prizonidi politikel Galiza

Beaucoup des lecteurs et lectrices de Bretagne Info savent que la justice espagnole a la main lourde contre les indépendantistes Catalans. En témoigne le maintien en détention d’élus ou de militants pour avoir organisé un référendum sur l’indépendance ou encore contre les jeunes basques qui comme 8 d’entre eux dorment en prison après des condamnations brutales pour une bagarre sans gravité de fin de soirée avec des gardes civils Espagnols. Comme le rappelle “Mediabask” :  “Oihan Arnanaz et Iñaki Abad sont les deux condamnés à treize ans d’incarcération. Douze ans pour Jokin Unamuno et Adur Ramirez et neuf ans pour Jon Ander Cob, Julen Goikoetxea et Aratz Urrizola. Ainara Urkijo, elle, a écopé de deux ans d’emprisonnement”…

Le régime post-franquiste — mis à mal par le puissant mouvement indépendantiste catalan — poursuit, traduit en justice et incarcère des centaines de militants, de syndicalistes, de jeunes, de squatteurs, de féministes, de rappeurs comme Valtonyc ou Pablo Hasel qui osent critiquer la monarchie…

En Galice aussi, nation opprimée par l’état espagnol, la justice va poursuivre à la demande de la famille du dictateur Franco des militants nationalistes galiciens. 19 militants hommes et femmes issues de l’indépendantisme viennent d’apprendre à travers une notification judiciaire du tribunal de Betanzos que la Fondation nationale Francisco Franco, Carmen Franco Polo et José Cristóbal Martínez-Bordiu Franco, (fille et petit-fils du dictateur respectivement) a porté plainte contre 19 personnes pour une occupation pacifique d’une propriété que cette famille a spolié.

Nous reproduisons ici le récit de ces nouvelles persécutions contre l’indépendantisme galicien. Plus d’infos ici.

Bretagne Info.

Les militants indépendantistes galiciens poursuivis

Le 30 août 2017 un groupe de démocrates galiciens, militants nationalistes, syndicalistes, activistes sociaux, culturels, œuvrant pour restaurer la mémoire historique etc. avons mené une action pacifique et symbolique, consistant à dérouler deux banderoles dans le manoir Pazo de Meirás, ayant pour but de réclamer l’intervention des pouvoirs publics pour récupérer un patrimoine qui, selon nous, devrait appartenir au peuple galicien, à tous les galiciens et galiciennes. Nous pensons que cette initiative devait être prise afin de demander aux institutions publiques, qui ont réellement la capacité de le faire, d’abandonner la passivité et agissent dans  le but de récupérer le manoir et tout le patrimoine spolié par le dictateur Francisco Franco.

Il s’agissait, comme nous l’avons dit, d’une action pacifique, réalisée un jour de visite où les titulaires du manoir avaient l’obligation de l’ouvrir au public puisqu’il a été déclaré Bien d’Intérêt Culturel. L’action ayant duré environ 2 heures, toutes les personnes qui y ont participé ont quitté le bâtiment et l’enceinte du manoir en présence d’agents de la Garda Civil de façon pacifique, sans aucun incident ni dommage au patrimoine.

Nous croyons que le motif de notre action est partagé par la plupart de la société galicienne qui trouve injuste que tout ce patrimoine (comme la Maison de Cornide à La Corogne et les statues d’Abraham et Isaac du Portique de la Gloire de la Cathédrale de Saint-Jacques) soient aux mains d’une famille, celle du dictateur Francisco Franco, qui se l’est approprié de façon illégitime, faisant usage d’un abus de pouvoir (obtenu lui aussi de manière illicite par un coup d’État) et de la terreur contre la population pendant les années où il était au pouvoir. De nombreuses personnes et collectifs nous ont adressé leur soutien et nous ont félicité pour une action perçue comme une action opportune et nécessaire qui a suscité la sympathie.

D’ailleurs cette occupation symbolique de Meirás, qui a eu une répercussion internationale a relancé le débat social et politique sur la récupération du manoir et a obligé les institutions publiques à se manifester et à agir ou à commencer à le faire de façon plus évidente selon le cas. Il faut remarquer que même le Partido Popular, qui n’avait jamais montré aucun intérêt pour le patrimoine spolié par les Franco, a dû assumer au Parlement de Galice – du moins de façon formelle– le but de récupérer Meirás pour le peuple galicien.

C’est pourquoi toutes les personnes qui avons participé à cette action nous ressentons la fierté légitime d’avoir assumé une initiative visant à renforcer la demande sociale de récupérer les biens spoliés par Franco pour les rendre au patrimoine public de tous et toutes.

Or nous venons d’apprendre à travers une notification judiciaire du tribunal de Betanzos que la Fondation nationale Francisco Franco, Carmen Franco Polo e José Cristóbal Martínez-Bordiu Franco, (fille et petit-fils du dictateur respectivement) ont porté plainte contre 19 personnes. Nous sommes accusés d’EFFRACTION, avec comme aggravants la violence ou l’intimidation, qui peuvent être passible d’une peine emprisonnement de 1 à 4 ans selon le Code pénal espagnol; INFRACTION INFAMANTE avec publicité passible de 6 mois à 2 ans d’emprisonnement ou de 12 à 24 mois d’amende; DOMMAGES, aggravés, passibles de 1 à 3 ans d’emprisonnement et de 12 à 24 mois d’amende; de CRIME HAINEUX, passible de 1 à 4 ans d’emprisonnement et de 6 à 12 mois d’amende.
Remarquez que les délits dont nous accusent la fille et le petit-fils du dictateur et une Fondation qui fait l’apologie du fascisme, cumulent 3 ans et 6 mois minimum d’emprisonnement et pourraient s’élever à 13 ans d’emprisonnement pour chaque personne accusée, sans compter les amendes d’un montant indéterminé. Nous parlons donc d’un total de 247 ans d’emprisonnement et un demi-million d’euros d’amende environ pour l’ensemble.

Évidemment nous espérons que nous n’en arriverons pas là. Nous considérons ce type d’agissement terrible du point de vue politique et juridique. Du point de vue politique, tout démocrate résidant en dehors des frontières de l’État espagnol, trouvera consternant et choquant que les biens spoliés par le dictateur soient toujours entre les mains de sa famille et n’aient pas été rendus au patrimoine public à la fin de dictature. Il s’agit d’une question qui va au-delà de la valeur réelle, voire patrimoniale de ces biens acquérant symboliquement une dimension politique exceptionnelle.

Nous pensons que ces propriétés aux mains de la famille Franco symbolisent parfaitement la continuité des structures de pouvoir réel de la dictature (dans le domaine économique, judiciaire, médiatique voir même politique) héritées du régime de 1978 qui ont produit une démocratie de très basse qualité. Ainsi, 40 ans plus tard, dans l’État espagnol, la liberté d’expression est poursuivie et des personnes sont emprisonnées pour leurs opinions et idées politiques.
Mais il est tout particulièrement consternant pour les victimes du franquisme à qui l’État n’a pas encore restitué la dignité individuelle et collective. Rappelons qu’il s’agit là d’un crime, d’un coup d’état qui a provoqué des milliers de morts en Galice, une guerre de trois ans et une terrible dictature qui, pendant 40 ans, a anéanti la liberté et les droits dans l’État espagnol. Récupérer le Manoir de Meirás, la Maison de Cornide et les statues du Portique de la Gloire de la Cathédrale de Saint-Jacques est un impératif démocratique inéluctable et une manière de rendre justice aux victimes directes du pillage ainsi qu’à l’ensemble des victimes du franquisme. Il s’agit donc également d’une façon remarquable de restituer la mémoire démocratique et la dignité collective.

Par ailleurs, comme nous l’avons dit, nous considérons également cette accusation terrible du point de vue juridique. Tout d’abord, l’action symbolique s’est réalisée un jour de visite, c’est pourquoi entrer dans un bâtiment ouvert au public peut difficilement se considérer comme une effraction. Il n’y a eu non plus aucun type de violence comme l’ont constaté les moyens de communication présents. Nous réitérons qu’il s’agissait d’une action pacifique et symbolique.
Deuxièmement, au cours de l’action aucun dommage n’a été causé. Une partie du groupe a déployé une banderole à l’extérieur du bâtiment tandis que l’autre se limitait à monter directement à la tour pour déployer une seconde banderole puis nous sommes descendus escortés par des agents de la Garda Civil jusqu’à l’extérieur de l’enceinte.
Troisièmement, c’est le comble de l’ironie qu’une Fondation qui se consacre à faire l’apologie du fascisme et de la dictature (de surcroît financé par des fonds publics de l’État espagnol) et qui quelques jours auparavant manisfestait publiquement que le but de ses viositeés étaitti d’”exalter” la figure du dictateur, accuse des personnes démocrates d’un crime haineux ou d’infraction infamante. Nous pensons que du point de vue politique cela ne suscite aucun autre commentaire.

Ainsi nous pensons que les accusations manquent de fondement et nous espérons que finalement l’action menée sera considérée comme la stricte réalité: un acte pacifique et démocratique pour exprimer et défendre une position que nous savons partagée par toutes les personnes démocrates de ce pays. Un acte, en définitive, qui doit être compris dans l’exercice démocratique de la liberté d’expression.

Somme toute, il nous semble inquiétant qu’une fondation qui ne devrait pas exister, étant donné ses objectifs de faire l’apologie du fascisme et de la dictature (elle ne pourrait d’ailleurs exister légalement dans aucun autre pays d’Europe) ainsi que la famille du dictateur tirent profit et se bénéficient du butin de guerre et puisse réaliser des accusations si graves et infondées.

Pour nous, ils est clair que cela ne peut se comprendre que dans le contexte politique et judiciaire que nous vivons ces dernières années où l’élite politique et économique se sait protégée par une administration de justice qui n’a pas été démocratisée à la fin de la dictature et qui a eu la totale liberté pour se reproduire dans les mêmes paramètres idéologiques. De nombreuses décisions judiciaires et sentences vécues ces derniers temps, clairement contre la liberté d’expression et d’opinion, ont certifié que la justice dans l’État espagnol n’est pas «égale pour tous» -comme ils le prônent- ni indépendante et lorsqu’il le faut elle agit dictée par les intérêts du régime.

Notre engagement politique avec ce pays- qui nous a poussés à mener l’action symbolique de Meirás nous amène à dénoncer cette situation et à travailler pour la changer. En tant que nationalistes nous savons que la seule manière pour aspirer à une société réellement démocratique et à une justice indépendante et juste en Galice, réside dans la rupture démocratique avec le régime espagnol de 78 et un processus constituant de notre pays qui nous permette de construire une nation souveraine, juste, égalitaire et libre. Mais nous croyons aussi qu’il est possible d’agir dans le présent immédiat pour commencer à changer les choses dans un sens positif et démocratisant.

C’est la raison pour laquelle nous profitons de cette présentation pour exiger au gouvernement espagnol la dérogation immédiate de la législation qui réprime les droits et libertés publics tels que la liberté d’expression, d’opinion et de manifestation –particulièrement Loi de sécurité citoyenne ou loi du bâillon) -; que toutes les personnes injustement poursuivies, condamnées ou incarcérées pour des motifs politiques soient libérées et que l’on mette fin à la répression da la divergence et de la dissidence. Bien que nous sachions que cela n’est pas suffisant, nous pensons que c’est le minimum à faire pour l’hygiène démocratique.

Finalement, nous tenons à réitérer notre fierté pour avoir contribué par cette action à réactiver socialement la demande de restitution du Manoir et à la placer dans l’agenda politique de ces derniers mois. Mais aussi notre engagement dans une lutte qui est juste et nécessaire et ne cessera que quand tout le patrimoine spolié aura été récupéré par l’ensemble du peuple galicien. Les slogans que nous avons déployés à Meirás ce jour-là, continuent à être en vigueur: «Le manoir est au peuple galicien» «Qu’on nous rende ce qui a été volé» «Franquisme, plus jamais ça!»

C’est pourquoi, nous demandons leur soutien à toutes les personnes, collectifs et institutions qui, comme nous, trouvent cette accusation injuste et inadmissible. Et non seulement comme un acte de solidarité avec les 19 personnes accusées mais comme un acte nécessaire en défense de la démocratie. Nous savons que sur cette question toutes les personnes démocrates se sentiront interpellées, car ce n’est pas normal de devoir continuer à être antifranquiste en 2018. Il est clair que l’action judiciaire que nous devrons affronter en dira beaucoup sur la santé démocratique de ce pays. Nous espérons que la justice et la démocratie finiront par triompher face au franquisme nominal et sociologique qui se trouve derrière cette plainte.

L’action en question…

 

La plus importante organisation indépendantiste Galicienne le BNG a publié me communiqué ci-joint à propos de la lutte contre la réforme du code du travail dans l’état français. 

Avec les peuples de l’État français : Non à la contre-réforme du travail!

Le Bloc Nationaliste Galicien (BNG) tient à exprimer sa totale solidarité avec les peuples de l’État français et ses classes populaires dans le contexte des mobilisations menées contre la nouvelle loi Travail présentée par la ministre Myriam El Khomri au nom du gouvernement Valls.

Le BNG salue la réponse massive et déterminée du mouvement syndical, des organisations politiques, sociales, de la jeunesse et populaires qui ont manifesté leur profond désaccord avec ce revers des conquêtes dans le domaine du travail et des salaires. La loi El Khomri met effectivement fin à la loi des 35 heures, véritable enseigne du droit du travail français, et introduit dans le Code du Travail une série de mesures régressives similaires à celles déjà mises en place dans l’État espagnol, facilitant et élargissant les licenciements économiques, réduisant au maximum les indemnités et donnant priorité aux accords pris au sein des entreprises par rapport à ceux en vigueur dans chaque secteur.

Le projet de loi du gouvernement français s’inscrit dans un long processus de réformes régressives visant le monde du travail qui touchent les pays du centre et ayant comme but la restructuration des relations sociales de production au service du grand capital. Cette façon d’agir, partagée dans l’essentiel par tous les gouvernements européens qu’ils se réclament du camp conservateur, libéral ou ‘socialiste’, ne fait qu’étendre et prolonger le modèle néolibéral en place depuis deux décennies avec le risque de son accroissement à l’avenir à travers d’accords tels que le CETA et le TTIP. En même temps, les états qui soutiennent, poursuivent et donnent force de loi aux lignes directrices du grand capital abandonnent leurs fonctions sociales, fermant les yeux aux besoins criants des services publics, de santé, de logement, d’éducation ou de nourriture.

La Galice ressent toutes les injustices infligées aux différents peuples sous la forme des politiques régressives imposées par l’Union Européenne. Notre peuple a lui aussi souffert des mesures semblables à cette loi qui ont entraîné une hausse démesurée du chômage et une réduction des droits des travailleuSEs, une baisse des salaires et une dégradation de la protection sociale. Les différentes réformes imposées par Madrid, autant par des gouvernements du Parti Populaire (PP), que du Parti ‘Socialiste’ (PSOE), n’ont pas seulement servi à faciliter les licenciements à moindre coût pour l’employeur, mais ont aussi renforcé le pouvoir des patrons face aux travailleuSEs lors de la négociation collective, ce qui a provoqué à son tour un effondrement du marché du travail et l’aggravement de la précarité et de la temporalité. En outre, les soi-disant « politiques d’austérité » soutenues par l’UE ainsi que par les États membres n’ont fait qu’empirer la crise, renforçant le secteur bancaire, favorisant les grands groupes économiques et financiers dans tous les domaines, tout en minant les secteurs publics et faisant grimper la dette publique. L’effet de toutes ces mesures qui accentuent les pires aspects du système a été accru encore plus par l’absence de souveraineté et la dépendance économique dont souffre notre pays.

Le BNG reconnaît qu’il est indispensable que les différents peuples luttent pour empêcher le fauchage des droits du travail, la réduction réelle des salaires et de nouvelles poussées de chômage. Mais nous devons également passer à l’offensive pour conquérir notre souveraineté réelle afin de déclencher le processus de transformation sociale, porteuse d’une vie digne pour nos peuples et, en définitif, pour l’humanité toute entière. Il est essentiel de renverser l’Union Européenne au service du capital avec ses dessins économiques imposés. Les intérêts du capital transnational se heurtent directement à ceux des peuples qu’il est à nous de défendre à travers la mobilisation et de l’organisation populaires.

Vive la lutte des peuples d’Europe ! Santiago de Compostela, 8 juin 2016

Montse Prado Cores
Département de Relations Internationales du BNG

Douce France !

Une tribune libre par Robert Neal Baxter (militant communiste marxiste-léniniste Galicien pour l’indépendance, membre de l’Union du Peuple Galicien — composante du Bloc National Galicien — et contributeur du site Terra e Tempo)

interprete

Hissons haut derechef l’étendard tricolore de la liberté pour qu’il flotte avec fierté dans tous les foyers du monde entier! Défilons tous ensemble, ouvriers et patrons la main dans la main, d’un pied ferme –un peuple, une nation, une unique patrie à l’unisson– derrière la figure de proue de Marianne. Bretons rebelles et renégats, troquez enfin vous bonnets rouges contre le bonnet phrygien de la sempiternelle Révolution Française!

Ô glorieuse Révolution de 1789, les années ne vous tarissent point! 17.000 personnes guillotinées pour la cause, 30.000 autres fusillées et 20,000 morts de plus dans la Guerre de Vendée, horde de vauriens soulevés, parmi eux les malpropres de la jacquerie bretonne. C’est leur sang impur qui abreuva nos sillons. Comme il nous coûta cher d’ériger cette République, un phare pour les nations du monde, et jamais nous ne permettrons qu’on nous l’abatte !

Nous œuvrâmes des siècles durant afin de sceller l’auguste unité de la patrie indivisible et indissoluble. Réuni sous l’égide des valeurs de la bienaimée République, un amas de peuples arriérés, venant des pluvieux villages de la Bretagne et des pics escarpés du Pays Basque français jusqu’aux chaleureux atolls de la Polynésie française ou les majestueux temples de l’Indochine française. Des peuples ignares qui d’antan ne savaient que balbutier leurs grossiers patois se trouvent dès lors ébahis par la splendeur de la langue de Molière qui rayonne aux quatre coins de la Terre. Unis, frères égaux, fils d’un seul peuple, terre qui vit naître la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Bienheureuses aussi les femmes à qui la République octroya gracieusement le droit de vote en 1944.

Berceau de la civilisation et des Lumières, épandant ces valeurs universelles à travers le globe et, mus par une bonté infinie, nous voulûmes les partager mêmes avec les sauvages maures qui malencontreusement ne surent apprécier le privilège d’appartenir à la mère patrie, butés dans leur résistantialisme identitaire, refusant de s’agenouiller devant la resplendissement de l’oriflamme. Nous te comprenons, chère Espagne, dans ton inlassable volonté de blinder l’unité de la patrie face à la bravade sécessionniste. Et telle fut l’ingratitude bornée de ces indépendantistes basanés qu’ils n’hésitèrent point à entraîner des centaines de leurs compatriotes dans les bras de la mort en osant affronter les arguments de la raison de la tutelle bénéfique. Mais la République est clémente et elle sait pardonner, comme une mère qui pardonne des fils rétifs. Aussi, 40 ans plus tard, la Ville posa une plaque discrète sur le Quai du Marché-Neuf surplombant la Seine, au cœur même de la Ville Lumière, astre scintillant qui illumine la Province et le monde tout entier.

Assez de balayer l’âtre et de nettoyer le sillon ! L’heure est venue de chanter tous en chœur, la main sur la poitrine et les larmes aux yeux pour que résonne aux mâles accents La Marseillaise dans tous les évènements sportifs, chant qui inspira et inspire encore le monde entier, jusqu’aux Khmer Rouges lorsqu’ils composèrent l’hymne du Kampuchéa dont le sang écarlate inonda ses villes et ses plaines. Le jour de gloire est arrivé ! Loués soient les valeurs de la République, bastion de la culture démocratique face à la barbarie : clamons-le haut et fort et que le monde nous entende et les sauvages trépident devant la rafale de nos avions de chasse, porteurs de liberté, de culture occidentale, de démocratie et de paix !

Crions aujourd’hui comme hier Liberté, Égalité, Fraternité!

Liberté!

Liberté pour que les forces de sécurité qui veillent au bien commun puissent mener des rafles dans toute demeure jugée suspecte. Car la liberté est aussi sécurité, toujours dans la légalité la plus absolue. Légiférons donc! Aucun quartier pour l’ennemi ! Le peuple saura se sacrifier volontiers pour sauvegarder sa sécurité et la liberté que la République promet à tous ces sujets, toujours aux aguets devant la menace que représente l’ennemi qui se cache au sein du peuple. Et c’est ainsi que l’entendront également lors des contrôles aux faciès Mohammed et Aïcha, en bon citoyens français nés sur le sol de la mère patrie.

Égalité!

Tous égaux devant la laïcité jacobine, jusqu’à dans les cantines scolaires. Touche pas à ma bouffe ! Du jambon beurre pour tous ! Tous égaux, coude-à-coude avec nos amis, au-delà des différends politiques face à l’ennemi commun. Égalité aussi dans nos relations internationales : nous bombardons la Syrie tout comme nous violons dans la République centrafricaine ; nous envahissons le Mali tout comme nous attisons la guerre civile en Lybie. Ainsi semons-nous la paix et la civilisation dans tous les recoins de la planète en toute égalité.

Fraternité!

La France, terre de fraternité : tous frères, patrons et ouvriers, unis dans la même entreprise. Et nous tendons toujours une main à nous amis internationaux en moments de difficulté, accueillant les bras ouverts tant l’Ayatollah Khomeiny que Bébé Doc. Nous n’hésitons jamais à courir à l’aide inconditionnelle là où il faut instaurer la démocratie. La preuve est que Bokassa siégea placidement dans son somptueux château après avoir été renversé par des paras français afin de réinstaurer Dacko comme président dans un coup d’état parfaitement altruiste. Et n’oublions pas que le terroriste, membre du Front populaire de libération de la Palestine, Georges Ibrahim Abdallah, est aimablement logé, nourri et blanchi depuis plus de trente ans, alors que nous aurions pu le laisser partir en 1999, tellement il est bien chez nous !

Vive la France! Vive la République, une et indivisible!

Sécurité, Autorité, Fatuité!

Note

Que personne ne le prenne à mal. La mort de personnes innocentes à Paris aux mains d’illuminés religieux me choque et me chagrine, tout comme je sens ému et enragé depuis longtemps devant les tueries d’innocentEs en Palestine, en Syrie, en Iraq, au Kenya… Mais en même temps j’éprouve un profond dégoût devant les tentatives de récupération opportunistes de cette tragédie de la part de la bourgeoisie national-chauvine française au service de l’impérialisme international. Leur guerres, nos mortEs !

Le dernier vendredi 30 octobre, la Guardia Civil, par ordre de l´Audencia Nacional – le tribunal politique espagnol- arrêtait dans son domicile neuf militants indépendantistes galiciens, tous membres de l´organisation politique Causa Galiza. Le dispositif policier s´est développé au même temps en plusieurs villes galiciennes et tous les arrêtes -sauf un qui souffre des graves problèmes de santé- ont été déplacés et mises en garde à vue à Madrid.
Les arrestations ne se sont pas produits par des activités liées à la lutte armée sinon que c´est l´activité politique de l´organisation qui est criminalisé. Le Ministère de l´Interieur espagnol accuse aux détenus d´apologie du terrorisme par le fait d´avoir célébré le 11 octobre dernier le « Día da Galiza combatente » (Journée de la Galice combattante), un acte que l´indépendantisme organise depuis 2002.
Les militants ont passé trois jours en prison communiquée et ils ont été remises en liberté le lundi 2 après avoir déclaré face au juge. Privés du passeport, les militants ne peuvent pas sortir de l´État Espagnol et ils sont accusées de collaboration et intégration d´organisation terroriste. Les activités de l´organisation politique Causa Galiza ont été aussi suspendues pendant deux ans.

Des nombreuses concentrations de solidarité ont été convoqués dans les villes plus importantes de Galice, ainsi que toutes les organisations politiques et syndicats nationalistes galiciens ont montré leur opposition a cette opération policier et critiquent la « persécution des idées ».

Le BNG (Bloc Nationaliste Galicien) s´oppose à la « criminalisation des idées » et a montré son rejet à la suspension de Causa Galiza, ANOVA rappel que «être indépendantiste n´est pas un délit » et Agora Galiza souligne « l´objectif politique et médiatique » de cette opération. Des organisations politiques catalanes (CUP), Basques (Sortu) et castillanes (Yesca) ont montré aussi leur solidarité avec les détenus.

L´état espagnol maintient sa tradition de pratiquer des arrestations politiques avant les élections législatives, qui vont se célébrer le 20 décembre prochain. Le gouvernement du PP utilise ces opérations pour montrer sa défense de l´unité d´Espagne et sa lutte contre le « terrorisme ».
Avec la trêve d´ETA à Euskal Herria, la justice espagnole a besoin de trouver un nouveau ennemi : indépendantistes galiciens ou catalans, anarchistes, musiciens communistes,… toute mouvement d´opposition ou contestataire peut être soupçonné de terroriste.

Sources :
sermosgaliza.gal
ceivar.org

Robert Neal Baxter

(Ezel eus strollad labour etrebroadel BNG)

Da greisteiz d’ar 25 a viz Gouere, Devezh Broadel Galiza, en em gavas en tu all da 25.000 den bodet en unan eus plasennoù pennañ Sant-Jakez, kêrbenn ar vro, o kanañ a-gevret kan broadel Galiza goude ma oa bet lennet ar manifesto unvan gant tud brudet pe vrudetañ ar bed ar sevenadur hag ar c’hevredigezhioù. Ar bazenn gentañ e vo evit kregiñ da sevel ul listenn c’halizeg unvan distag diouzh an holl strolladoù spagnolat da geñver an dilennadegoù stad ar bloaz-mañ.

Evel bep bloaz e kemeras perzh er vanifestadeg Bloc’had Broadelour Galiza (BNG), aozadur brogarour pennañ ar vro. Un darvoud istorel e oa ar bloaz-mañ, avat, rak evit ar wezh kentañ e oa bet galvet d’ur vanifestadeg unvan gant ur gensavenn geodedel ledan, Evit an Unvaniezh, dezhi da lugan A Nación Galega (‘Broad Galiza’).

Mont a reas meur a aozadur da heul ar galv, en o zouez ar sindikad broadelour Kengevread Etresindikadel Galiza (CIG), ar sindikad spagnolat Bodadoù ar Vicherourion (CCOO), ar c’hevread Sevenadur Galiza, hag ar gevredigezh Distreiñ d’ar Vro, a zifenn gwrioù galiziz rediet muioc’h-mui da vont kuit o klask labour en estrenvro, ouzhpenn meur a strollad hag aozadur politikel all: Strollad Komunour Pobl Galiza (PCPG), Cerna (strollad disrannet diouzh Anova), ar Bloc’had Dizalc’hour, Bremañ Galiza (nevez savet gant ez-izili Nós-UP, emzivodet e miz Mezheven), Kengevreadur Galiza (CG), Engouestl evit Galiza (CxG) ha zoken an aozadur spagnolat Tu-kleiz Unvan (IU, liammet ouzh Strollad Komunour Spagn).

Diouzh e du, avat e kavas gwell Anova (strollad savet gant tud aet kuit diouzh BNG deuet da vezañ abaoe kevelerion IU e Parlamant Galiza) aozañ ul lid evite o-unan penn ha daoust ha ne oa ket bet galvet gante d’ar vanifestadeg unvan e voe zisklêriet gante memestra e c’hellfe izili ar strollad kemer perzh er vanifestadeg mar felle dezhe…

E meur a lec’h dre ar vro e oa bet prientet an devezh bras gant predoù hag oberezhioù dudi hag arc’hadur all er sizhunioù kent, met loc’han a reas an traoù da vat en derc’hent, da greisteiz d’ar 24, ma oa bet sinet un emglev anvet Disklêriadur Bonaval etre BNG, EH-Bildu (Euskadi) ha CUP (Katalonia).

Nebeut war-lerc’h e oa bet aozet gant Galiza Nova (yaouankizoù BNG) al lid hengounel gant prezegennoù hag arvestoù sonerezh evit dougen bri da gCastelao, tad ar vroadelouriezh galizeg a-vremañ, ha Rosalía de Castro, ar varzhez vroadel.

Da 8 eur noz e loc’has ar manifestadeg unvan ar yaouankizoù, dezhi da lugan Venceremos nós! (‘Trec’h e vimp!’), galvet a-gevret gant Agir, Briga, Comités, Galiza Nova, Isca!, Liga Estudantil Galega, Terra ha Xeira, ha da c’houde an holl da bakañ ur banne er Festigal, ar gouel broadelour bras aozet gant Galiza Nova hag an diazezadur Galiza Sempre a bad betek serr an noz d’ar 25 gant arvestoù sonerezh evit mann, kendivizoù, levrioù da werzhañ ha kevredigezhioù a bep seurt.

Poltred @galizacontre info https://twitter.com/gzcontrainfo?lang=fr
Poltred @galizacontre info https://twitter.com/gzcontrainfo?lang=fr

 

Robert Neal Baxter

D’ar Sul 8 a viz C’hwevrer 2015 ec’h en em gavas ouzhpenn 25,000 a dud (‘kantadoù’ hervez skingomz Galiza !) er vanifestadeg veur e kêrbenn Galiza gant al lugan “Polas fillas dos nosos fillos” (Evit bugale hon bugale).

Galvet e oa bet gant Queremos galego, ur gensavenn ledan ganti da bal difenn ar galizeg, bodet enni kantadoù a gevredigezhioù lec’hel ha broadel hag ivez hiniennoù, ha kemer a reas perzh er vanifestadeg an holl strolladoù politikel, broadelour pe get, estreget ar Strollad Poblek (PP) hag a zo e penn gouarnamant ar vro.

Sañset eo ar galizeg unan eus div yezh kenofisiel Galiza hervez ar Statud a emrenerezh, ha koulskoude, abaoe ma’c’h eas ar maout gant PP en dilennadegoù diwezhañ ha tapet gante ar muianiver dreistel er Parlamant, ne baouez ket ar yezh da vont war gil. Hervez prezidant ar gouarnamant ec’h eo an dud ha kerent ar vugale o-unan ar re a zo kiriek da diskar ar yezh, met e gwirionez eo bet labouret start gant gouarnamant Galiza evit he skarzhañ da vat diouzh teodoù ar bobl. Rak goût mat a ouzont, evel ma skrivas Castelao: “Ma’c’h omp galiziz c’hoazh eo a-drugarez d’ar yezh.” Hepti e teufemp da vezañ spagnoliz evel ar re all. An afer bolitikel eo, daoust d’ar PP arguzenniñ e rankfer chom hep ‘politikaat’ ar yezh.

War dachenn an deskadurezh e vez gwelet ar sklaerañ. Gant ar gouarnamant kent, renet a-gevret gant ar Strollad Sokialour (PSdeG-PSOE) ha Bloc’had Broadelour Galiza BNG) e oa bet lakaet ar galizeg da vezañ kevatal d’ar spagnoleg evel yezh kelenn en deskadurezh ret. Kerkent ha ma oa bet dilennet, avat, e oa bet lakaet e pleustr en un doare untuek gant gouarnamant nevez ar PP un dekred nevez, hini al ‘liesyezhegezh’. Sañset e vez kelennet un drederenn eus an danvezioù e saozneg (e spagnoleg e vez kelennet peurliesañ e gwirionez avat) o tiskenn kenfeur ar galizeg eus un hanter betek un drederenn, ha difennet groñs bremañ kelenn matematikoù, skiantoù ha teknologiezh e galizeg.

Gwir eo, war baper e oar an holl kaozeal, lenn ha skrivañ e galizeg. Met implijet e vez nebeutoc’h-nebeutañ ar yezh, dreist-holl gant ar re yaouank abalamour d’an diouer a danvez dudi e galizeg. Hervez sifroù ofisiel Ensavadur stadegoù Galiza ez eus bremañ 12% nebeutoc’h a dud a ra gant ar galizeg en un doare boas e-keñver dek bloaz ’zo, hag hiziv e ne vez kaozeet galizeg dalc’hmat nemet gant 13% eus ar vugale etre 5 ha 14 bloaz, keit ha ma ra 47% anezhe gant ar spagnoleg atav.

 galiza galego

War a seblant emañ kalz gwelloc’h stad ar galizeg evit hini ar brezhoneg, met keit ha m’emañ ar brezhoneg o vont war-raok tammig-ha-tammig, emañ ar galizeg o vont war gil buanoc’h-buanañ abalamour, dreist-holl, da bolitikerezh ar strollad PP. Mar fell dimp kemm penn d’ar vazh ha lakaet ar galizeg da vezañ yezh vroadel ar vro en-dro e vefe ret degas ur c’hemm politikel don.

Robert Neal Baxter est adhérent de l’Union du Peuple Galicien organisation communiste composante essentielle du Bloc Nationaliste Galicien, force de gauche luttant pour une république galicienne indépendante et ayant un large écho au sein du peuple Galicien. Il est également collaborateur de la revue “Terra e Tempo” , organe historique de l’indépendantisme de gauche en Galice.

C’est à notre demande qu’il nous fait part de ses réflexions de communiste et d’indépendantiste Galicien ( qui connait fort bien la Bretagne ) sur le phénomène “Podemos” dans l’état espagnol.

Nous l’en remercions vivement.

Il nous a semblé important après l’engouement médiatique pour Syryza en Grèce de donner la parole à ceux qui critiquent Podemos dans l’état espagnol alors que cette organisation est souvent présentée comme l’alternative devant inspirer les recompositions politiques des forces anticapitalistes dans l’hexagone.

La rédaction de Bretagne-info.org

Podemos : Il n’est pas de sauveurs suprêmes !

Par Robert Neal Baxter

Robert Neal Baxter communiste Galicien pour l'indépendance
Robert Neal Baxter communiste Galicien pour l’indépendance

Tout d’abord et avant tout, le phénomène Podemos devrait susciter chez toutE militantE de gauche ou progressiste une profonde sensation de méfiance, s’agissant d’un ‘mouvement’ qui surgit, pour ainsi dire, du néant, sans travail de base ou de masses solide (tout au moins en Galice). Sa montée vertigineuse se fait, au contraire, grâce à une très habile utilisation des moyens de communication, notamment la télévision ; l’équivalent politique, en quelque sorte, des vedettes créées dans la popularité artificielle et creuse des concours télévisés du type Star Ac. Peu importe ce qu’on fait : l’important c’est de gagner la sympathie des spectateurs et des spectatrices coûte que coûte. L’image est tout et, en l’occurrence, le message ne fait que partie de cette image : contre tout et contre tous.

Car il n’y a pas un seul jour sans que, d’une façon ou une autre, les dirigeants de Podemos, notamment le leur gourou messianique, n’apparaisse dans le salon des potentiels électeurs à travers le petit écran. Et pas seulement à l’heure des actualités politiques, mais aussi dans des talk-show, débats-spectacles et autres émissions people où la mise en scène est de rigueur. Le flambant-neuf secrétaire général du P‘S’ espagnol a, lui aussi, également tenté le coup, mais n’a réussi qu’à faire le pitre…

Il y a de quoi se demander quel profit en tirent les chaînes (parmi lesquelles certaines qui appartiennent à des groupes audiovisuels les plus réactionnaires et ultraconservateurs) à leur tenir grandes ouvertes les portes de leurs plateaux, créant ainsi presque de toute pièce un mouvement politique auparavant inexistant sous quelques mois seulement et en l’alimentant de façon continue. En Galice c’est du déjà vu après la ascension météorique de AGE (sans nom même jusqu’à la veille des élections) grâce, surtout, à la presse écrite hégémonique, ayant comme objectif de balayer le nationalisme contestataire dans l’attente que le projet se dégonfle et s’effrite, dégageant ainsi le terrain pour refaire place à l’espagnolisme ultralibérale. Les intérêts économiques qui s’agitent derrière ces groupes ne sont pas ingénus: ils savent pertinemment que la révolution ne sera pas télévisée et qu’à moyen ou long terme c’est eux qui cueilleront les fruits de ce petit jeu qui, pour l’instant, a l’apparence de bénéficier la contestation. Il n’y a de meilleure forme de vaincre l’adversaire qu’en se l’appropriant. Une fois que le mécontentement aurait été dûment canalisé, il ne suffira ensuite que de le démonter de la même façon qu’il avait été monté. On a déjà vu en Grèce comment la ‘gôche radicale’ a fini par passer un accord avec la droite la plus rance. Les promesses du populisme sont éphémères et, en attendant, les piliers du pouvoir restent intacts.

Le nom Podemos en dit long, ou plutôt n’en dit rien du tout… Calqué sur le flou du Yes we can d’Obama (Oui, nous pouvons occuper l’Afghanistan, bombarder l’Iraq, ou la Libye ; Oui, nous pouvons soutenir l’état sioniste terroriste…), de la même façon ce mouvement évite de définir ce qu’ils peuvent justement faire. On est tenté de penser qu’il s’agit d’un ‘nous pouvons gagner les élections’, sans plus… Et ensuite ? Cette indéfinition, non seulement dans le nom mais aussi dans la pratique, leur permet de se faufiler dans une ambiguïté permanente, afin de piocher à droite comme à gauche à la recherche d’une majorité électorale en surfant sur le légitime dégoût que ressent bonne partie du peuple face aux scandales de corruption qui ne cessent d’éclabousser la vie politique soutenue par le bipartisme de toujours.

Podemos se plaît à dénoncer la corruption de tous les partis traditionnels sans exception en répétant le mantra de la clique (ou ‘caste’ selon leur novlangue) de la ‘classe politique’ (concept postmoderne n’ayant pas grand-chose à voir avec la division du travail) et s’efforce à s’en démarquer comme porte-parole du mouvement des simples citoyens, oubliant très vite que bon nombre des membres de la direction sont profs universitaires… Le but est de rompre avec l’alternance P‘SO’E-PP mais tout en s’assurant que si tout change tout devra rester pareil, car la permanence de l’état espagnol n’est pas mise en cause. Là, Podemos rejoint dans leur stratégie les autres ‘nouvelles forces’ unionistes émergentes comme Ciudadanos ou UPyD. Cette facette ressort clairement en Galice où leur attitude belligérante contre la langue galicienne est hors pair, discutant dans leurs assemblées s’ils vont employer le galicien comme langue publique, débat insolite dans tout le panorama politique du pays, et en utilisant les formes déformées des toponymes qui rappelle, très tristement, une époque qu’on aurait dû souhaiter révolue.

Pablo Iglesias leader de Podemos
Pablo Iglesias leader de Podemos

Sous le placage d’un mouvement révolutionnaire qui voudrait déblayer un système pourri, Podemos ne fait qu’agiter le vieux torchon de l’unité ‘nationale’ : « Je suis un patriote, déclare Iglesias, et je n’aime pas qu’il y ait des militaires d’autres pays sur le territoire national (sic.). Je n’aime pas que l’OTAN soit dans notre pays». La république souveraine de la Galice romprait aussi avec l’OTAN, mais non pas pour ce genre de raisons chauvines, mais parce que, depuis toujours, le nationalisme galicien s’engage profondément avec le principe de l’anti-impérialisme. Mais l’anti-impérialisme serait, paraît-il, démodé. Pendant que le nationalisme galicien se range résolument aux côtés du peuple palestinien, dénonçant le génocide par tous les moyens, Podemos Science refuse d’adhérer au boycott académique international contre l’état sioniste en proclamant que «censurer scientifiquement des pays n’a pas de sens parce que la science est neutre et ne connaît ni frontières, ni langues, ni politique, ni guerres ». Et pourtant, tout indique que les institutions académiques de l’état sioniste sont complices de l’occupation des territoires palestiniens.

Aujourd’hui la question nationale de l’émancipation des peuples opprimés joue un rôle fondamental dans la vie politique de l’état espagnol. Et qu’on le veuille ou pas –qu’on soit nationaliste ou pas– la possibilité de l’indépendance de la Catalogne représente l’espoir d’un vrai changement profond de l’actuel état unitaire héritier du franquisme. Qu’en pense donc Podemos ? Difficile à dire, parce que, comme d’habitude, ils jouent à souffler le chaud et le froid. D’une part, leurs publications «reconnaissent le droit des différents peuple de l’UE à se constituer en tant que tels et à décider démocratiquement leur futur ». Mais le diable est dans le détail : à quel ‘peuple’ se réfèrent-ils ? Encore difficile à dire. Dans un meeting à Barcelone, leur chef suprême reconnaît que « la caste espagnole a insulté la Catalogne et a ignoré le fait que l’Espagne est un pays de nations », tout en refusant de se positionner clairement à faveur du référendum, mais en exhortant les indépendantistes à «ranger les drapeaux» et exprimant son vœu de ne pas voir ‘partir’ la Catalogne. Pourtant, le numéro trois, lui, n’a pas sa langue dans sa poche. Íñigo Errejón s’aligne complètement sur la position du PP en déclarant clairement que l’indépendance de la Catalogne doit être décidée par tous les espagnols. Et l’indépendance du Sahara para tous les marocains aussi, je suppose…

On est du côté des masses populaires ou on n’y est pas et quand des millions de personnes descendent dans les rues en Catalogne et ailleurs pour réclamer non pas l’indépendance mais le simple droit de décider de leur futur, la volonté populaire est assez claire en revendiquant le droit foncièrement démocratique du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Qu’y aurait-il de ‘plus démocratique, après tout, qu’un référendum populaire ? Mais Podemos reconnait que l’enjeu est majeur : «La Catalogne est une priorité pour nous. Il est clair qu’on ne peut pas gagner en Espagne sans gagner en Catalogne», déclare Marc Bartomeu, secrétaire général de Podemos Barcelona.

Le nationalisme galicien a toujours été aux côtés du peuple, des ouvriers, des paysans, des marins, et aussi de celles et ceux qui souffrent les conséquences de la crise du système capitaliste (fonctionnaires, retraitéEs escroquéEs para la fraude bancaire des actions de priorité…). Et nous y resteront, convaincuEs du besoin de maintenir des structures d’auto-organisation, sans soumissions à des centres de décisions externes qui vont à l’encontre des intérêts du peuple galicien.

Sauvons-nous nous-mêmes !

D’ar 25 a viz Gouere eo bet lidet evel bep bloaz abaoe 1919 « Día da Patria Galega », devezh broadel Galiza gant holl vroadelourien ha dizalc’hourien ar vroad a vev dindan beli stad Spagn.

20 000 den gant ar BNG.

Ar bloaz mañ ez eo tost da 20 000 den o deus kemeret perzh el lid aozet gant ar BNG (Bloque Nacionalista Galego) e Sant-Jakez. Ar BNG zo un talbenn, ennañ meur a strollad broadelour ha sokialour, a stourm abaoe 1982 evit ma c’hellfe broad Galiza bezañ gouest da zibab he dazont ha da sevel ur gevredigezh diazezet war ar c’hengred, an demokratelezh, hag ar souvereniezh vroadel.

« Demokratelezh, Souveneriezh ha gwirioù sokial evit Galiza», sed aze al luganioù pennañ zo bet azgoulennet gant ur mor a dud. Meur a strollad eus Katalounia, Euskal Herri pe Skos o doa graet beaj Sant-Jakez ivez da ziskouez o c’henskoazell gant ar c’halizianiz kar-o-bro.

Er prezegennoù koulz ha war ar c’hitonioù n’eo ket ankouaet pobl Palestina a c’houzañv kalz er mare-mañ.

Anv a ranker ober eus sindikalourien ar CIG (ur sindikad stourm galloudus eus metou an dizalc’hourien gant 80 000 ezel) deuet gant gitonioù diwar-benn ar vicherourien skarzhet eus labouradeg Citroen Vigo.

Pouezet ez eus bet kalz war ar mennozhiou kontrol da boell ar frankizouriezh a gaver e prezegenn bolitikel ar BNG, en un doare lojik met muioc’h eget biskoazh dre m’o deus ranket, er mizioù kent, milliadoù a dud yaouank mont d’an harlu abalamour d’an enkadenn ekonomikel…

War al leurenn ez eo bet lakaet war wel stourm ar merc’hed a-enep d’ar patriarkiezh liammet gant ar stourm a zieubidigezh vroadel ur wezh ouzhpenn, gant un heklev kreñvoc’h, moarvat, e kalon ar stourmerezed deuet da zibuniñ dindan stered ruz ar bannielou gwenn ha glas abalamour d’al lezennoù nevez votet e Madrid a vir ouzh merc’hed Stad Spagn da ziforc’hiñ.

Ha gant an dizalc’hourien all ?

Meur a strollad politikel dizalc’hour pe broadelour zo ouzhpenn d’ar BNG. Gant nebeutoc’h a levezon.

Int ivez avat o doa kerzhet e straedoù kerbenn Galiza d’ar 25 a viz Gouere.

En o zouez e c’heller ober anv eus A NOVA, ur strollad renet gant Xose Manuel Beiras (bet e-pad pell e penn ar BNG) a vez techet da glask mont a gevred gant komunourien Bro-Spagn.

Dizalc’hourien liesseurt an tu-kleiz radikal bodet en talbenn NOS-UP o doa lakaet un nebeud kantadoù a vanifesterien e straedoù Sant-Jakez dindan al lugan « Evit ur republik sokialour ha gwregelour e Galiza », evit klozañ o dibunaneg ez eus bet plantet tan e banniel rouantelezh Spagn. Taer e vezont gant ar BNG, a vefe (herveze) re sokial-demokrat, ha troet da varc’hata gant ar c’hevala hag ar sokialourien. Evit poent ma kred luskad NOS-UP mont war ar renk pa vez votadegoù kêr n’o dez tamm pouez ebet en ensavadurioù. Un tech a glaskont kempouezañ en ur vezañ oberiant tre er stourmoù sokial, er straedoù, e-touesk ar re yaouank.

Deus e du e embann CEIVAR (aozadur stourm evit ar brizonidi bolitikel) bezañ laouen eus an niver a dud a oa deuet da gemer perzh er chadennad tud, o devoa dibunet dorn-dorn e straedoù Sant-Jakez evit azgoulenn frankiz evit prizonidi Resistenza Galega. Pemp stourmer dizalc’hour zo bac’het e prizonioù ar stad (darn evit pell) evit bezañ (hervez kont) kemeret perzh e stourm kuzh Resistenza Galega.

Diaes eo bezañ unvan ?

Dispartiet eta ur wezh ouzhpenn an dizalc’hourien e Galiza, pa seblant dister (evidomp ni Breizhiz) an diforc’hioù kenetreze.

Daou dra memes tra zo bet graet evit tremen dreist d’an disemglevioù :

– ur c’hendiskleriadur sinet gant hogos an holl strolladou dizalc’hour ha skignet un nebeud devezhioù a-raok an devezh broadel (da vezañ lennet amañ war al lec’hienn euskarat BOLTXE e Galizeg ha Kastilhaneg )

– d’ar 24 a viz Gouere e oa bet ouzhpenn 2000 den o respont da c’halv aozadurioù yaouankiz an holl strolladoù broadelour ha dizalc’hour e straedoù Sant-Jakez evit embann holl a zevri e fell dezho stourm evit ma vo dizalc’h Galiza. Sed aze un tañva eus an dibunadeg a drugarez da c’hGZ Video.

Dilennadegoù 2015.

E 2015 e vo mouezhiet er stad evit ar c’huzulioù kêr gwelet e vo ha gouest e vo broadelourien Galiza d’ober o mad eus sell negativel ar bobl war ar rouantelezh ha war ar politikerezhioù ekonomikel a lakaa diaes bemdez an dud vunud. Moarvat e oa an elfennoù se e spered darn eus prezegennourien « Día da Patria Galega ».

Keleier Breizh dieub ha sokialour.

Evit gouzout hiroc’h, sed aze ur roll diglok eus un nebeud kelaouennoù dizalc’hour en linenn :

  • Galiza Livre : (tost eus ar strollad anvet AMI Assembleia da Mocidade Independentista : bodadeg ar yaouankiz dizalc’hour) : http://www.galizalivre.org/
Ar Gwenn-ha-du en ur vanif aozet gant tud Yaouank ISCA e Ourense d'an 23/07  !
Ar Gwenn-ha-du en ur vanif aozet gant tud Yaouank ISCA e Ourense d’an 23/07 !

Nous avons publié de nombreux articles sur la présence de la Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) aux cotés du NPA sur la circonscription « Ouest » qui inclue la Bretagne pour le scrutin européen du 25 mai. Le petit tour d’horizon (non exhaustif !) qui suit essaye de faire le point sur la position des autres forces indépendantistes et souverainistes chez d’autres nations sans état d’Europe. Nous avons tenté de privilégier les mouvements ayant des similitudes politiques avec les nôtres.

Nous publierons volontiers d’autres informations sur cette élection quand nous parviendrons à collecter d’autres informations sur les consignes de vote chez d’autres nations sans état d’Europe.

La rédaction de Bretagne-info.org

Ailleurs dans l’état Français.

– En Occitanie :

Le Partit Occitan (POC) autonomiste de centre gauche membre de Régions et Peuples Solidaires comme l’UDB, sera présent Dans le Sud-Est : avec François Alfonsi, eurodéputé sortant, tête de liste Régions et Peuples Solidaires, et plusieurs colistiers du Partit Occitan, dont Anne-Marie Hautant, cheffe de file de l’opposition à Jacques Bompart à Orange et Hervé Guerrera, conseiller municipal à Aix-en-Provence ; dans le Sud-Ouest, avec Régine Barthélémy, candidate du Partit Occitan sur la liste de José Bové (EELV).

Le Parti National Occitan (PNO) qui défend une ligne nationaliste, teinté d’ethnisme, (que nous ne partageons pas !) sera présent dans la circonscription Sud-Ouest avec la la liste « Occitanie pour une Europe des Peuples » dont la tête de liste est Martine GROS. Elle revendique ainsi que l’Union Européenne reconnaisse les Occitans, les Catalans et les Basques et ne soit plus une association d’États mais une fédération des peuples.

La Gauche Révolutionaire Occitane (Libertat) n’a pas de position publiée à ce jour, mais cette organisation est peu connue pour son soutien à l’Union Européenne qu’elle combat et est rarement portée sur les pratiques électorales.

Enfin signalons l’appel du Comité de Construction du Parti communiste révolutionnaire des Terres d’Òc / Comitat de Construccion pel Partit comunista revolucionari de las Tèrras d’Òc en faveur “de toutes les initiatives de vote blanc ou plutôt NUL, à condition d’inscrire sur le bulletin vierge un message révolutionnaire explicite (faucille et marteau ou autre symbole révolutionnaire, slogan etc.)…” Position nuancée pour la Bretagne et la circo “Ouest”.

oc

En Corse :

Corsica Libera (indépendantiste) n’avait pas donné de consignes de vote en 2009. Nous ne connaissons pas leurs position pour cette année.

Le PNC (Parti de la Nation Corse, Autonomiste centriste) mènera donc la liste “Sud Est” avec François Alfonsi (EELV), eurodéputé sortant, tête de liste Régions et Peuples Solidaires avec le Parti de la Nation corse des Occitans (Partit Occitan), des Arpitans (Mouvement Région Savoie) et des Imazighen (“Berbères”).

A Manca (la Gauche Nationaliste Corse organisation associée au NPA) avait concouru en 2009 avec le NPA sur la circo « Sud Est ». Cette année ni le NPA ni A Manca ne seront présents sur cette zone. A Manca déclare donc « Pour notre part, nous avons cru un temps que ces élections pouvaient constituer une tribune. Force est de constater que les travailleurs rejettent ce système. Ils le font, encore pour l’heure, de manière passive en s’abstenant. Une partie y participe en usant de votes qu’ils croient anti-système et qui profitent à l’extrême- droite. (…) Nous appelons les travailleurs, les chômeurs, les retraités et l’ensemble de celles et ceux que ce système écrase à ne pas participer aux prochaines élections européennes

Au Pays Basque Nord les abertzales (patriotes) de gauche du nord du Pays Basque sont regroupés au sein de “EH BAI” (Oui à la Nation Basque). Soucieux de renforcer le regroupement des forces de la gauche basque des deux cotés des Pyrénées deux de ses membres seront intégrés au sein de la liste constituée par EH Bildu et d’autres forces dans l’État espagnol (voir plus bas). Lire à ce sujet l’article de Jakez Borthairou dans l’hebdo Enbata.

En Martinique, Guadeloupe, Kanaky, Guyane, Polynésie : les forces indépendantistes appellent traditionnellement au boycott de ce scrutin.

Dans l’état espagnol :

Au Pays Basque et… ailleurs.

On peut constituer dans cet état une liste par état ce qui favorise la visibilité des forces défendant une ou des nations opprimées. C’est pourquoi la coalition basque de gauche EH Bildu (qui regroupe l’ex Batasuna et d’autres formations basques issues d’un environnement politique moins radical) a construit une plateforme électorale appelée “Los pueblos deciden” (Les peuples décident) aux cotés des Galiciens du BNG, des Canariens (Alternativa Nacionalista et Unidad del Pueblo) , des indépendantistes Aragonais Puyalon de Cuchas, et des Asturiens d’Andecha Astur. Cette liste menée par le député Basque au parlement de Madrid Jon Iñarritu s’oppose à l’Europe des capitalistes et de la Troika et prétend soutenir les processus en cours en Ecosse, Catalogne et Pays Basque vers l’indépendance. Le droit à l’autodétermination des Asturiens, Canariens et Aragonais sont bien sur défendu. Cette liste qui défend aussi le droit à l’avortement essaye comme d’autres de se faire l’écho des mobilisations contre l’austérité qui ont secouées tout l’état espagnol ces derniers mois.

los pueblos deciden

Dans les Pays Catalans : Les Candidatures d’Unité Populaire (CUP Gauche Radicale Indépendantiste) qui ont plus de 100 conseillers municipaux et quatre députés au parlement de Barcelone ont décliné l’offre des forces de “Los Pueblos Deciden” et ne participent pas au scrutin, et rappellent leur rejet de l’UE et du capitalisme.

ERC (La Gauche Républicaine Catalane), formation historique du nationalisme catalan a constitué sa propre liste avec le soutien de deux autres petites formation NeCAT et Catalunya Sí. Elle a naguère eu des élus au parlement européen. ERC a déja cogéré la Généralitat de Catalogne en coalition avec le PS Catalan. Ce qui éclaire sur ses vélléités de rupture avec les politiques d’austérités.

galiza

En Galice : Si la plus vieille et plus influente formation nationaliste de gauche le Bloc Nationaliste Galicien a choisi comme dit plus haut de se joindre a “Los pueblos deciden” ce n’est pas le cas de tout le monde. L’ex militant et leader du BNG Xose Manuel Beiras a formé avec d’autres indépendantistes tel le FPG une nouvelle formation : ANOVA qui dispose tout de même de quatre député au parlement autonome Galicien. Sous le slogan “e a hora do pobo“ (c’est l’heure du peuple) et sous la direction de Lidia Senra elle concourra pour ce scrutin avec notamment des membres Galiciens de Izquierda Unida (PC espagnol) dans le cadre de la coalition “Alternativa Galega de Esquerda“ (Alternative Galicienne de Gauche). La rupture avec le régime monarchique madrilène des Bourbons, la défense des droits nationaux du peuple Galicien sont mis en avant comme une certaine proximité avec la formation grecque de gauche SYRIZA.

La plateforme électorale de la gauche indépendantiste radicale NOS-UP a elle aussi refusé l’offre de “Los Pueblos Deciden”.

Tout comme les indépendantistes castillans de Izquierda Castillana. 

Nous ne connaissons pas le point de vue de CUT/BAI du célèbre Sanchez Gordillo émanation électorale du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT/SOC).

Pour en finir avec ce petit tour de l’état espagnol, soulignons que contrairement avec ce qui existe dans l’extrême-gauche française, plusieurs partis et formations de la gauche radicale “Espagnole” soutiennent le droit à l’autodétermination des peuples vivant dans cet état. C’est le cas notamment de “Corriente Roja” et du “Parti Communiste des Peuples d’Espagne” qui se présentent séparément à ce scrutin.

Nul doute que ce sera pour ceux qui participent ou non au scrutin l’occasion de dénoncer le sort des détenus politiques Basques, Catalans, Galiciens et le durcissement de l’arsenal répressif du régime.

radical independence conference

En Écosse :

Le SNP, parti nationaliste Écossais (indépendantiste centre gauche) sera présent. Cette formation avait deux députés au parlement de Strasbourg et pense pouvoir en gagner un troisième. Le SSP (Parti Socialiste Écossais, indépendantiste d’extrême-gauche) présent en 2009 sera absent. Il a perdu beaucoup de son influence en tant que parti mais ses membres et ex électeurs sont très actifs dans la perspective du referendum d’indépendance de novembre 2014 au sein de la coalition “Radical Independence Conference”.

En Irlande :

LeSinn Fein (Provisoire) de Gerry Adams et Martin Mc Guiness pense améliorer son score et passer de un à deux ou trois députés à Strasbourg en se présentant en champion de la lutte anti austérité. Les républicains “dissidents” : 32 CSM, Republican Sinn Fein, Eirigi, ISRP… semblent absents du scrutin et nous ne connaissons pas à ce jour leurs positions. L’appel au boycott semble probable.

Notons toutefois une influence républicaine au sein de la coalition “People Before Profit Alliance” qui sera présente le 25 mai et qui quoique sous l’influence du Socialist Workers Party (trotskyste) prend l’Irlande des 32 comtés comme cadre politique. Beaucoup de syndicalistes et de féministes s’y investissent et contestent l’ordre néoliberal. Parmi les revendications le refus de l’utilisation de l’aéroport de Shannon par les avions de l’armée US pour ses campagnes impérialistes en Irak et le transfert des détenus de la CIA par ce lieu.

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Au Pays de Galles :

Le Plaid Cymru sera de la partie pour ce scrutin, le vieux parti nationaliste de centre gauche qui gauchise un peu son discours sous l’influence de l’antimonarchiste, féministe et socialiste Lean Woods avait déjà une député au parlement Européen (Jill Evans). Toutefois son propos est loin d’être vraiment en rupture avec les institutions européennes.

En Sardaigne :

L’ile sous occupation Italienne connait une intense activité politique spécifique. Il existe plusieurs formations politiques indépendantistes de gauche telle A Manca Pro S’indipendenza et Sardigna Natzione. Cette dernière fait campagne pour le boycott en raison de la non existence d’une circonscription spécifique à la Sardaigne qui se retrouve à voter avec la Sicile.

 

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