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Mercredi matin a été voté un amendement à l’article L. 4122-1-1 facilitant le processus de réunification de la Bretagne. Il serait désormais possible au département de Loire-Atlantique de «demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, de rejoindre une région administrative limitrophe», autrement dit la région Bretagne.

Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.
Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.

Contrairement à ce que disent messieurs Auxiette et Ayrault, respectivement président de la région Pays de la Loire et député-maire de Nantes, cet amendement va plutôt dans le sens de la démocratie, puisqu’il permettrait enfin au peuple breton et aux collectivités sensées le réprésenter de se déterminer sur la question de l’unité territoriale bretonne sans que la région Pays de la Loire ne puisse s’y opposer. A l’inverse de ce qu’ils se sont toujours refusés à faire, même en prenant en compte les popualtions des autres départements des Pays de la Loire.

Cet amendement va donc plutôt dans le bon sens, et nous remarquons qu’il correspond à ce que demande les militants de la réunification depuis quelques années, défaire le “droit de veto” de la région Pays de la Loire. Le sens de cet amendement est bien celui du travail des militants de le Réunification auquel ont participés les militantes et militants de la gauche indépendantiste.

Néanmoins, nous souhaitons rappeler que cet amendement est passé en première lecture avec moins de 30 députés présents dans l’hémicycle. Il doit maintenant passer en deuxième lecture, devant le Sénat, puis devant le conseil constitutionnel…. Enfin nous rappelons, contrairement à l’erreur qu’on pu faire certaines associations en disant «qu’il revenait maintenant aux seuls électeurs de Bretagne administrative et de Loire-Atlantique de décider de la réunification», que ce choix sera toujours soumis à la volonté du gouvernement français. Et, malgré les décalrations du chef de l’Etat sur «Nantes en Bretagne», nous observons que les membres et représentants du gouvernement présents ont voté contre cet amendement.

La vraie question reste donc celle du droit à l’autodétermination du peuple breton, celle du droit de décider de ses propres choix politiques sans la barrière que représente le gouvernement central. Si les représentants de la région Bretagne, mais aussi ceux de la Loire-Atlantique et des autres collectivités bretonnes, veulent l’unité de la Bretagne, s’ils veulent pouvoir mettre en place une politique économique, sociale, énergétique, etc … à l’opposé de la politique de l’Elysée, ils doivent se faire entendre et revendiquer un parlement pour toutes les habitantes et tous les habitants de la Bretagne. C’est ce que Breizhistance a fait avec les Jeunes ecologistes 35 et 44, 44=BREIZH et les jeunes UDB, le 15 décembre dernier devant le Conseil Régional de Bretagne, en réclamant un parlement pour une Bretagne réunifiée.

Ar strollad 44= Breizh en doa galvet an dud da vont dirak sez rannvro «Breizh» fenoz ( 15/12) e Roazhon «da c’houlenn ur breud bras er strollegezhioù hag ar gevredigezh sivil da lakaat e plas an diferadurioù kent gounit ur statud dibar ennañ ar gwir arnodiñ, barregezhioù lezenniñ hag a aotrenfe adunaniñ Breizh : en berr, UR PARLAMANT.»

Breizhistance IS en doa galvet da vont a-gevred gant stourmerien Breizh unvan evit skoazell un azgoulenn demokratel hollek-se a zouj ouzh gwir pobl breizh d’en em dermeniñ.

Soñjal a ra deomp e rankomp bezañ gouest da seveniñ ur c’houlzad kabaliñ ledan e Breizh a-bezh evit levezoniñ kevredigezh Breizh evit kas war-raok, e-touesk pobl hor bro, mennozhioù demokratel evit ma vo e Breizh evel ma vez en broioù all , ur framm ensavadurel politikel. Evit en ober ez eo ret deomp embann n’eus netra da c’hortoz digant frammoù ensavadurel dic’halloud ha nann demokratel evel rannvro Breizh.

Kaout ar gwir d’en dermeniñ evel pobl a roio an tro deomp da zibab pezh zo mat deomp war dachenn an en dro, an ekonomiezh, ar gwirioù sokial met bez e c’hellimp dibab a-benn ar fin peseurt darempred hon eus c’hoant da gaout evel broad gant stad c’hall ha stadoù all ar bed.

Goude komzoù flour Jean-Yves Le Drian a embanne n’eus ket pell zo e selle gant avi ouzh galloudoù parlamant Kembre, votadeg unvouezh kuzul-meur ar Morbihan evit Breizh unvan e oa poent lakaat war wel e oa bretoned kat da gabaliñ evit gounit o gwirioù. IMG_1701

Un 50 den bennak o deus respontet d’ar galv  ( ha daoust d’ar glav ! ), harpet gant Breizhistance, Strollad Breizh , Re Yaouank an UDB ha reoù ar re c’hlas. Mennegomp e oa deuet ganeomp tri c’huzulier rannvro ezel eus Europa Ekologiezh a-dreñv d’hor gitonioù livet gant luganioù sklaer.

Meur a vedia (OF, France 3, Radio Breizh) a oa deuet da atersiñ ac’hanomp.

Ha krog e vefe ar c’houlzad evit ma vo ur parlamant demokratel e Breizh eus Brest betek Klison ?

Ha ma rofemp emgav d’ar vretoned a gar an demokratelezh dirak ar rannvro bep tro ma vez un dalc’h hollek gant ar framm-se  ?

Bep tri miz e vez unan, un doare efedus e vefe da embarzhiñ un toullad mat a dud . Ha sur a-walc’h zo kalz anezho er vro kontant da reiñ nerzh ha kalon hag amzer evit se kentoc’h evit dilennadegoù prezidant ur stad na zegas mann ebet deomp hag a ra fae ouzhimp.

Dimanche 6 novembre les militants de la section Rennaise de Breizhistance organisaient pour la deuxième fois la fête de leurs section locale.

Dés 10h30 un débat autour du thème “Le caractère plurinational de l’état français et le droit à l’autodétermination des peuples qui le composent” rassemblait prés de 25 participants.

Outre  Jonathan Guillaume porte parole de Breizhistance IS et Gael Roblin d’autre militants sont venus échanger sur ce thème.IMG_1681

-Cyril Cogneras conseiller municipal de Limoges , favorable la cause de l’Occitanie membre du parti des “Alternatifs” il est connu pour ses prises de position en faveur des prisonniers politiques Bretons et Basques.

-Jean-Marie Goater ex conseiller municipal des Verts à Rennes connu comme d’autres membres d’Europe Ecologie pour des prises de position favorables à une certaine forme de pouvoir politique en Bretagne.

-Gildas de Rennes militant communiste libertaire animateur de la revue Offensive Libertaire et Sociale qui vient de consacrer un dossier  aux luttes de libération nationale

-Pierre Chapa membre de la direction départementale 35 du Nouveau Parti Anticapitaliste.

-Julien Le Bot représentant des jeunes de l’Union Démocratique Bretonne.

 

IMG_1676Ce fût un moment formateur, riches d’échanges qui a permit à chacun de rappeller ses engagements en faveur de la démocratie locale. Gageons que cette expérience sera porteuse d’autres moments de convergences et de travail en commun.

C’est plus de 50 personnes qui ont été servies au repas populaire organisé par les militants de Breizhistance.

Au cours de journée qui s’est déroulée dans une athmosphère conviviale c’est plus de 80 personnes d’horizons diverses qui se sont retrouvées  en musique ou autour d’une planche de palets.

Les tables de presses de Breizhistance, du comité de solidarité avec le peuple basque , et de la Redadeg ont permis à chacun de s’informer .

Une expérience positive qui sera renouvellée l’an prochain, sans aucun doute.

 

Breizhistance-indépendance et socialisme rend hommage en ce vendredi 11 novembre 2011 à toutes les victimes des guerres impérialistes et en particulier aux soldats bretons morts sous l’uniforme français durant le premier conflit mondial.

Il est coutume de voir fleurir les bouquets tricolores au pied des monuments aux morts où se rassemblent les représentants de l’état français avec képis et casquettes. La « Marseillaise » clôt cette cérémonie à la gloire de « nos braves combattants de 14 » et de la France, bonne mère, qui n’oublie pas ses enfants courageux.

Cette guerre était une guerre impérialiste et capitaliste. Ces milliers de noms qui figurent en lettres dorées sur les monuments aux morts de nos villes et villages, nous ne devons pas les oublier. Ce sont les nôtres, les noms de nos pères tués par une guerre qui ne les concernait pas. Le 11 novembre breton doit être à la fois la condamnation de cette guerre française et capitaliste et le rappel que 200 000 Bretons ne sont pas morts pour la France mais par la France. Laisserons-nous plus longtemps les nationalistes français travestir la réalité historique de cette ignoble boucherie ?

Pourquoi cet immense sacrifice a-t’il été nécessaire ? Pour libérer les peuples des empires centraux ?

Non bien sûr ! Les militaires français voulaient prendre leur revanche sur les allemands suite à leur défaite de 1870 et reprendre une province si peu française, l’Alsace. L’appétit féroce des industriels et la bêtise des hommes politiques firent le reste !

Pour nous Bretons, cette victoire s’est traduite par la mort de 200 000 des nôtres, sacrifiés par ordre du gouvernement français.

En faire des héros ne coûte pas cher alors qu’ils ne savaient pas vraiment, trompés par la propagande, pourquoi ils devaient quitter leur famille et leur pays pour aller mourir à Verdun ou dans la Somme.

Et pour cause, beaucoup d’entre eux ne savaient pas un mot de français avant de partir au front ! La Grande Guerre ce fût aussi cela : un énorme facteur d’acculturation et de francisation de notre peuple. Ce que l’enseignement obligatoire de Jules Ferry n’avait pas encore réussi à faire avant 14 allait être rendu inexorable après la guerre. 14-18 sonne en effet le glas du breton, le carnage de ses locuteurs sur les champs de bataille accélérant le déclin tant espéré par les gouvernements français successifs.

Rejetons les cérémonies des militaristes et impérialistes français qui ont conduit au massacre de 10 millions de paysans et d’ouvriers. Aujourd’hui comme hier combattons la propagande militariste de l’état français ! Pas un breton pour l’armée française !

BREIZHISTANCE-IS appelle à la manifestation pour la sortie du nucléaire et l’arrêt des chantiers EPR et THT qui aura lieu le samedi 15 octobre à Rennes. Nous donnons rendez-vous à nos militants et sympathisants à 12h à La Poste st Cyr, 66 mail François Miterrand

En Bretagne nous n’avons plus de centrale nucléaire en activité. De part les luttes anti nucléaires du peuple breton, de Plogoff au Carnet en passant par Erdeven et Le Pellerin, nous avons réussi à défendre notre territoire de ce mode de production énergétique dangereux et non renouvelable dans le temps. En luttant, une formidable conscience populaire s’est construite sur les possibilités des alternatives énergétiques disponibles en Bretagne, du plan Alter Breton de 1979 à aujourd’hui. Nous devons continuer à lutter contre l’occupation que représente les complexes militaro-nucléaires et pour sortir de notre dépendance énergétique.

nukleel n'am bo ket

Parce que nous sommes écologistes et pour l’égalité entre les peuples.

Tout comme les ressources pétrolières, les ressources en uranium ou autre matière radioactive sont limitées sur la planète. La volonté des multinationales comme AREVA, soutenue par la France, de pousser plus loin les champs d’extraction tant au niveau géographique que dans les méthodes, contribue à creuser les inégalités nord-sud. Comme nous le montre l’exemple de la centrale d’Armit au Niger, les populations les plus pauvres du monde sont soumises à l’irradiation, à la corruption de leur classe dirigeante et à la violence de ces projets, dans le seul but de satisfaire les puissances occidentales. Enfin n’oublions pas que le nucléaire est avant tout une arme de guerre, et que c’est de l’occupation de l’Ile Longue par la base française de sous-marins nucléaires tireurs d’engins que partiront peut-être un jour les nouveaux missiles nucléaires M51 français.

Refusons l’irresponsabilité du capitalisme.

Le choix de l’énergie nucléaire est celui du capitalisme. L’énergie nucléaire à un coût pour les populations (retraitement des déchets, démantèlement, sécurité, prix d’une centrale, … ) que les responsables politiques refusent d’admettre au nom du libéralisme économique. On voit bien aujourd’hui le problème posé par le démantèlement de la centrale de Brennelis. Mais la logique productiviste qui se retrouve tant dans le projet coûteux et inutile d’EPR et de la THT qui va avec, que dans le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, doit être abandonné si nous voulons mettre en place une politique énergétique écologique préservant les ressources pour les générations à venir.

Les potentiels en énergies renouvelables (biomasse, énergies marines, etc …) existant en Bretagne peuvent être des créateurs massifs d’emplois locaux, qui, alliés à une politique de réduction massive de la consommation électrique (proscription des chauffages électriques, contraintes industrielles, …) peut largement suffire aux besoins énergétiques du peuple breton. Le gouvernement écossais a voté un plan de sortie nucléaire avec une volonté d’autonomie électrique d’ici 2020 grâce aux énergies renouvelables. Pourquoi pas nous ?

arton12977Pour l’indépendance énergétique

La région Bretagne a voté cette année un voeux de sortie progressive du nucléaire, qui prévoient d’allier « sobriété et efficacité des énergies renouvelables ». Un vœux que même les pro-nucléaires pourront continuer à voter tant ils savent qu’il ne sert en rien. Sortir du nucléaire en Bretagne c’est d’abord revendiquer le droit à l’autodétermination pour nous permettre de nous émanciper de la sujétion au gouvernement central, qui de l’UMP au PS a toujours été pro-nucléaire. Nous possédons en Bretagne tous les avantages pour mettre en place un autre modèle énergétique (pas de centrales en activité, de forts potentiels en énergie renouvelable), il nous manque surtout les moyens politiques.

Aller vers l’indépendance énergétique, c’est aller vers l’indépendance tout court.

les organisations appelant à manifester samedi :

Strollad Sant-Maloù a-enep d’an Nukleel, Strollad Sant-Brieg a-enep d’an Nukleel , AE2D (Penn ar Bed), SDN Kerne , Stop Nucléaire 56/Trawalc’h, SDN Liger & Gwilen, SDN 49, SDN Touraine, Kenurzhierezh etre rannvroel STOP-THT, Kernurzhierezh rannvro Normandi, SDN Bro Roazhon . Skoazellet eo gant : Europe Ecologie Les verts, NPA, Parti de Gauche, CNT Union régionale Bretagne et Pays de la Loire, La Fédération Anarchiste 56, Alternative Libertaire, Gauche Unitaire, Alliance Ecologiste indépendante, Réseau Sortir du Nucléaire, Les Alternatifs, Breizhistance Indépendance et Socialisme, Agir pour l’Environnement, ATTAC Rennes, UDB, Greenpeace, Bretagne Décroissance, Solidaires Bretagne, Unvaniezh SLB….

Le mois de juin aura vu deux manifestations importantes en faveur des droits démocratiques et linguistiques du peuple breton. D’une part la fête nationale de la langue bretonne (GBB, Gouel Broadel ar brezhoneg) à Cavan, qui a réuni plus de 7 000 personnes sur un week-end, et la manifestation «Bretagne en résistances» du 18 juin à Nantes, avec comme axe prioritaire l’unité administrative de la Bretagne.

Après plus de 10 ans d’interruption, GBB nouvelle version aura réussi et confirmé son pari pour sa deuxième année. Celui de réunir des milliers de personnes dans un festival autour de la revendication d’un statut d’officialité pour la langue bretonne. Ce nouvel élan populaire est parallèle à la résurgence de groupes se revendiquant de Stourm Ar Brezhoneg, qui avait obtenu la signalisation en breton dans trois départements breton durant les années 1990. A Cavan comme à Nantes des militants auront profité des concerts pour montrer et restituer les panneaux volés à Sablé-sur-Sarthe (ville du premier ministre F. Fillon) et la Roche-sur-Yon (ville du président du conseil régional des Pays de la Loire J. Auxiette). La «Bretagne en résistances» restera sans doute dans les esprits comme une mobilisation des plus jeunes au niveau de sa composition et surtout la plus déterminée avec ses 10 km de marche vers le palais de région et ses actions de peinturlurage du palais, des rues nantaises, et des forces de l’orde gardant l’hôtel des Pays de la Loire.

De la manifestation pour l’unité territoriale nous retenons aussi la politisation grandissante de la revendication, malgré un refus d’une réelle analyse politique de la situation par certains élus et la plupart des médias. La volonté de constituer un pôle unitaire et anticapitaliste, et sa réussite, sous l’étiquette «Breizh unvan, disuj ha kengret», témoigne d’ailleurs de ce lien qui doit toujours exister entre revendication sociale, projet politique et revendication territoriale. De même, nous notons qu’un des principal mot d’ordre de la manifestation était le terme «démocratie», assumé par l’ensemble des participants, même les plus frileux. Celui-ci, qui figurait en grand sur l’affiche «Bretagne en résistances», est à retenir et à noter dans un contexte international où il est repris par les jeunesses de Tunis à Deraa et de Barcelone à Athènes, pour dénoncer les classes dominantes qui confisquent le pouvoir populaire. La question qui est posée aujourd’hui à travers la réunification, mais aussi celle du statut de la langue bretonne, c’est bien celle d’une véritable démocratie en Bretagne, c’est à dire celle des outils institutionnels adaptés à la population bretonne et permettant une application réelle de ses aspirations politiques. Le droit de pouvoir décider si oui ou non nous voulons l’unité administrative de la Bretagne, si oui ou non nous voulons une collectivité particulière à l’image de ce qu’est la Bretagne, un pays.

Les réponses politiques à ces mobilisations sont encore trop faibles et en décalage. La vice-présidente de la région Bretagne, Lena Louarn, présente le 18 juin à Nantes, a annoncé la mise en place d’un prochain comité de suivi du dossier de la réunification … en réalité déjà acté depuis plusieurs mois au sein du Conseil Régional. Cette annonce peut laisser perplexe quant à son efficacité quand on connaît le bilan déjà très maigre de la commission mixte Bretagne-Loire-Atlantique. Mis à part sur des événements ponctuels et très généralement culturels, le Conseil Régional sort sans avancée réelle sur le dossier, et la nouvelle mandature déjà entamée ne semble pas annoncer de mesures ambitieuses.

La réponse faite par Philippe Grosvalet (président du CG 44) aux milliers de «bretonnes et bretons en résistance», réponse qui ressort de la rencontre du mois dernier avec son homologue JL Tourenne (CG 35), témoigne d’un décalage et même d’un point de clivage important. Celui qui se présente comme «ni pour ni contre»* n’a pas des propos différents de ceux du président de région PdL Jacques Auxiette. Il souhaite «une nouvelle étape de la décentralisation» avant de parler «de la question des limites géographiques» (ndlr : il veut dire «administratives»). Pour «l’autonomie des régions», le nazairien affiche surtout une posture vis-à-vis de la réforme territoriale et un refus de l’intégrité territoriale de la Bretagne. Pour lui, «on peut envisager d’adjoindre à la Bretagne un, deux voire trois départements (…) dans tous les cas le choix ne peut s’opérer que dans un cadre démocratique et avec l’assentiment de toutes les populations concernées par un redécoupage», c’est à dire en consultant les habitants des départements de la région Pays de la Loire non concernés par le projet de réunification de la Bretagne.

C’est justement là qu’est le point de clivage, entre ceux qui ont une position attentiste et voient l’évolution institutionnelle de la Bretagne dans le cadre d’un projet centralisé et uniforme, et les autres qui considèrent que c’est aux populations et à leurs représentant de décider de cette évolution. Il est évident que la solution offrant à un réel «cadre démocratique» est la seconde. La question du «redécoupage», n’est posé que par le problème de la partition de la Bretagne et lié à ce que certains appellent «caractère spécifique» ou «particularité» de notre territoire, c’est à dire sa vocation nationale. Éviter de poser la question dans cette forme, c’est refuser de vouloir répondre de manière démocratique au «problème du redécoupage». Tout renforcement des compétences des structures administratives reproduisant la partition de la Bretagne ne rendra que plus difficile la réunification. L’unité territoriale doit être partie intégrante de tout projet qui vise à faire progresser la collectivité bretonne vers plus de démocratie.

C’est donc aussi à nous, à la majeure partie des organisations présentes le 12 juin à Kavan et le 18 juin à Nantes, de nous rassembler lors de ce type d’événements et de passer un cap, pour défendre un projet institutionnel nouveau, décidé collectivement en Bretagne, et de toutes les façons, indispensable pour l’obtention des revendications linguistique et territoriale. Alors que se profilent les élections territoriales de 2014 sans réelles perspectives d’avancées démocratiques, il devient chaque jour plus important de travailler à la construction d’un mouvement populaire autour de la revendication d’un statut d’autonomie qui mette la Bretagne sur la voie de l’indépendance. A nous de décider de notre avenir.


POUR LA PREMIÈRE FOIS LA GAUCHE ANTICAPITALISTE-ÉCOLOGISTE-ANTIFASCISTE-INTERNATIONALISTE ET POUR LE DROIT A L’AUTODÉTERMINATION, APPELLE A MANIFESTER UNIE DANS UN MÊME CORTÈGE LE 18 JUIN A NANTES POUR L’UNITÉ ADMINISTRATIVE, LES DROITS DÉMOCRATIQUES, LINGUISTIQUES ET CULTURELLES DE LA BRETAGNE. RDV 13H30 PARVIS DES NEFS (DEVANT L’ELEPHANT)

APPEL COMMUN POUR UNE BRETAGNE UNIE, REBELLE ET SOLIDAIRE :

Le 18 juin 2011, jour d’ une nouvelle manifestation pour la réunification de la Bretagne «Bretagne en résistances», se déroulant à Nantes à l’initiative de Bretagne Réunie et du collectif 44=Breizh. Ceci est pour nous l’occasion de faire émerger un pôle anticapitaliste unitaire prenant en compte la question des droits démocratiques en Bretagne.

Les signataires appellent à participer nombreux à cette manifestation pour en finir avec la trop longue parenthèse de Vichy (il y aura 70 ans le 30 juin prochain que Pétain signait le décret séparant la Loire Inférieure, devenue Loire Atlantique en 1957, de la Bretagne) et recouvrer une Bretagne correspondant à cinq départements, respectueuse de son histoire et attachée à la défense de ses droits démocratiques, linguistiques et culturels.

Nous y affirmerons aussi notre solidarité avec ceux et celles poursuivis pour leur engagement de sabotage de la propagande de la région pays de la Loire dans le cadre d’actions de désobéissance civile.

Le processus de réunification de la Bretagne doit être considéré comme un levier au service d’un autre discours que celui promu par le gouvernement. C’est un des leviers d’une Bretagne solidaire, ouverte et généreuse qui s’oppose aux discours xénophobes du gouvernement et de l’extrême droite, et refuse toute hégémonie et toute concurrence vis-à-vis des autres territoires.

-Pour que la Bretagne soit une terre de résistance aux contre-réformes du gouvernement Sarkozy-Fillon, attachée au maintien et au développement des services publics et solidaires des luttes sociales pour la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat et de la justice sociale.

-Pour une Bretagne qui s’oppose à la casse des services publics et qui milite pour leur accès à toutes et tous partout sur le territoire.

-Pour une Bretagne sans OGM ni nucléaire, respectueuse de son environnement et de sa population , et sans aéroport inutile comme celui de Notre Dame des Landes.

-Pour que la Bretagne soit un pays démocratique qui défende le droit de vote pour les travailleurs avec ou sans papiers

-Pour une Bretagne qui lutte contre la réforme des collectivités territoriales imposée par le gouvernement central. En terme d’aménagement celle-ci aura comme effet de pousser les plus modestes d’entre nous (la majorité !) vers des zones oubliées de l’état et de ses services. Ceci sans qu’aucune collectivité locale faute de moyen puisse compenser ces absences.

Les signataires affirment que d’autres choix économiques sociaux sont possibles .Comme ils affirment que le peuple et les travailleurs de Bretagne doivent pouvoir librement déterminer leur avenir institutionnel ,social et démocratique qui permettra d’imposer des choix profitant à une majorité et pas une minorité de privilégiés.

Breizhistance-Indépendance et Socialisme, Saint Herblain à Gauche Toute, Comité de soutien au Peuple Basque de Rennes/Euskal Herriaren Lagunak Roazhon, le NPA 35 et 44 DISUJ Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire, SCALP Naoned, l’union syndicale SLB, Les Alternatifs, Les Jeunes Ecologistes 35 et 44, Enorzh, …

DEUIT GANEOMP DA VANIFESTIN D’AN 18 a viz EVEN E NAONED

D’an 18 a viz Even e vo manifestet adarre diwar intrudu « Breizh Unvan » ha « 44 = Breizh » evit adunvanin Breizh, dindan al lugan « Breizh o stourm ».

Gervel a ra ar sinerien da zont niverus er vanifestadeg a-benn lakaat un termen d’un troc’h re hir boulc’het gant gouarnamant Vichy ( D’an 30 a viz Even e vo lidet 70 vloaz an dekred bet sinet gant Petain a zispartias departamant al Liger-izel, deuet da vezan Liger-Atlantel e 1957, eus peurrest Breizh) evit adkavout ur vro a glotfe gant 5 departamant, a zoujfe ouzh hec’h istor hag mennet da zifenn he gwirioù demokratel, yezhel ha sevenadurel.

Embann a raimp hor c’henskoazell gant ar re gwallgaset gant ar justis abalamour d’o engouestl evit tarvan propaganda rannvro Broioù al Liger e-doug oberennoù a zisujidigezh sivil.

An aergerzh a unvaniezh evit Breizh a dle bezan klevet evel un doare da rein an tu da glevet ur brezegenn all evit ar gouarnamant . Un doare eo da sevel ur vro kengret, digor, brokus a enebfe ouzh prezegennoù estrengas ar gouarnamant hag an tu-dehoù pellan hag a nac’h an hegemoniezh pe ar c’hevezerezh etre an tiriadoù all.

-Evit ma vo Breizh ur vro a stourmoù evit talin ouzh adreizhoù gouarnamant Fillon ha Sarkozy, ur vro a zifenno hag a glasko ledanat ar servijoù publik ha kengret gant ar stourmoù sokial evit difenn al labour hag ar galloud prenan hag ar justis sokial.

-Evit ma vo Breizh ur vro a enebfe ouzh distruj ar servijoù publik digor d’an holl er vro.

-Evit ma vo Breizh ur vro hep OGK ha dinukeel, doujus ouzh ec’h annezidi hag o endro , ur vro a gemero perzh er stourm kontrol da aerborzh diezhomm Kernitron-Al-Lann.

-Evit ma vo Breizh ur vro demokratel , ur vro a zifenno ar gwir da vouezhian ha da vezan dilennet evit kement labourer a werzh e nerzh aman gant pe hep paper.

Embann a ra ar sinerien e c’heller ober dibaboù sokial hag ekonomikel dishenvel. Evel ma embannomp e rank pobl ha labourerien Breizh gellet dibab o unan un dazont ensavadurel, sokial ha demokratel all hag a roio an tu da lakaat e pleustr dibaboù a brofito d’ar muian niver ha pas d’ur vinorelezh a vourc’hizien.

Evit ma vo Breizh ur vro unvan, brav, disuj , digor ha kengret e vanifestimp asambles e straedoù Naoned d’ar sadorn 18 a viz Even.

Breizhistance-Dizalc’hiezh ha Sokialouriezh, Sant Ervlan a-gleiz da vat , Kuzul skoazell pobl Euskal Herria Roazhon /Euskal Herriaren Lagunak Roazhon, NPA 35 ha 44, DISUJ CBIL, Unvaniezh Sindikad Labourerien Breizh.SCALP Naoned, An dazeileikourien, An Ekologourien Yaouank 35 ha 44, Enorzh, …

O tostaat emañ deiziad manifestadeg vras an 18 a viz Even e Naoned . Izili “Breizhistance/IS Bro dreger” o deus bet c’hoant da vrudañ an darvoud.

Bet ‘oant digwener da noz war rond-saoz Kernilien e Gwengamp evit skignañ traktoù a-benn gervel da vanifestiñ niverus evit unvaniezh hor bro.

Un hanter zousennad eus hon izili o doa skignet 500 trakt da gement karr-tan a dremene dre aze. Dispaket o doa ur giton a oa diaes da chom hep gwelet !

Deuet e oa ar gelaouennerien da atersiñ anezho. Un doare  simpl hag efedus da reiñ da c’houzout d’ar vretoned e ranker stourm evit hor bro hag an demokratelezh….Kement mañ a c’hell bezañ gant kement hini ac’hanomp evit ma vo leun straedoù kerbenn Breizh d’an 18 a viz Even.

Evit gouzout hiroc’h :  http://bretagneenresistance.eu/


Banniel Nukleel - copie

Ar stourm a-enep d’an nukleel e Breizh en deus kavet e arouez gant afer Plougoñ, diwar anv ar gumun ma oa sañset bezañ staliet ur greizenn. Hogen ar plas o devez darvoudoù Plougoñ er vemor stroll a ra deomp disoñjal ken kaer all ne oa ar mare-mañ nemet barr ur stourm a oa anezhañ abaoe tri bloaz e lec’hioù all eus Breizh. Distro war afer an nukleel sivil e bro Naoned er bloavezhioù 70 ha goude…

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Gourdrouz war Pentelloù (1976-1981)

Emeur e kreizig-kreiz an enkadenn ekonomikel savet diwar stroñs tireoul 1973. Kresket eo kalz priz an energiezhioù kondon, ha pa zo ezhomm energiezh stank ha marc’hatmat da ambroug ar c’hresk ekonomikel. Ijinourien Korfoù bras ar stad C’hall a zivizo e plas ar bobl : an hentad nukleel eo a vasto d’an ezhomm-se.


D’ar 1añ a viz Gwengolo 1976 e teu da vezañ fetis ar gourdrouz evit Breizh pa zibab ar gouarnamant staliañ ur greizenn nukleel nepell diouzh Naoned, e kumun Pentelloù, kentoc’h evit el lec’hiadoù all bet kinniget er Broioù al Liger daou vloaz a-raok gant ministr an Industriezh Michel D’Ornano. Ken abred hag an 9 a viz Here e tibun 3.000 den e straedoù Pentelloù da enebiñ ouzh ar raktres, harpet ma’z int gant kuzul-kêr ar gumun. Krog eo ar resistañs.

Krouet ez eus ur Strollad fontoù labour-douar e miz Genver 1977 evit mirout ouzh EDF da brenañ an douaroù. D’ar 26 a viz Ebrel, diwar atiz maer Pentelloù Villaine, ez eus goulennet gant Kevredigezh maered bro-Raez aozañ breujoù broadel diwar-benn an energiezh ha diwezhata an enklask a dalvoudegezh foran. Diefed e chom ar galv [1].

D’an 8 a viz Mae en em vod 10.000 den war vord al Liger da geñver unan eus ar gouelioù kentañ a-enep d’an nukleel. A-raok d’an enklask a dalvoudegezh foran kregiñ e nac’h seizh maer diwar daouzek lakaat skritell ar prefeti. Peget ez eus tan enni zoken e kumunioù Koeron, Pentelloù, Keiz-Raez ha Rodent. Pa grog an enklask d’an 31 a viz Mae eo stanket mont e-barzh an ti-kêr gant mekanikoù labour-douar ha skoet ez eus teilh war ar prefed. Labourerien-douar Keiz-Raez a gas o chatal ouzh ar CRS-ed. Divizout a ra neuze ar prefed ober gant kirri-samm gwarezet mat, a dalvezo da adtiez-kêr. An doare-mañ d’ober a vo adkavet ivez e Plougoñ tri bloaz goude.
D’an 2 a viz Even eo laeret marilh an enklask a dalvoudegezh foran e Koeron ha peget an tan ennañ war blasenn ar marc’had. Harzet eo raktal ar pemp labourer(ez)-douar. D’an 10 e teu 2.000 den d’o harpañ evit o frosez e Naoned. Ober engalv a reont ha dieubet int goude un eil prosez dirak lez-varn galv Roazhon d’ar 15. Chomet int en toull e-pad trizek devezh. D’ar 7 a viz Gouere eo stanket ar bourk gant ar stoc’hoù savet gant annezidi Keiz-Raez. Ar CRS-ed a rank implijout binsaskelloù ha kirri-samm dezho ur gavr a-benn distankañ an hent.

A-benn ar fin ez eus roet disoc’hoù an enklask : 30.000 a-enep d’ar raktres, 95 a-du. Kalz na vern ! Ar gomiserien a embann un ali a-du. Bec’h a sav e 1978 adarre. Pa sav a-du ar c’huzul-Stad gant ar raktres e tiviz kuzulioù-kêr Pentelloù ha Keiz-Raez reiñ o zilez d’an 12 a viz Here. Geveliñ gant Plougoñ eo an diviz diwezhañ bet kemeret gant an daou guzul-kêr ha kemer a ray perzh dileuridi Pentelloù e manifestadeg an 19 e Kemper a-enep da greizenn Plougoñ daoust d’ar skoilhoù lakaet gant ar polis. « Nann d’ar greizenn, ya d’ar vuhez » : d’an 28 e kemer perzh 5.000 den d’ur gerzhadeg etre Pentelloù ha Naoned, d’ar 17 a viz Kerzu e tibun 7.000 den e straedoù Pentelloù ha prennet eo stalioù kenwerzh Keiz-Raez ha Pentelloù d’an 19. D’an 10 a viz Genver 1979 eo sinet an disklêriadur a dalvoudegezh foran gant ar c’hentañ ministr Raymond Barre, ken e tibun 10.000 manifester e Naoned daou viz goude, ha 6.000 all c’hoazh da geñver Gouel an Heol d’ar 24 a viz Even. Miz zo e oa c’hoarvezet gwallzarvoud Three Mile Island e Pennsylvania, a zigor ur maread nevez evit ar stourm a-enep d’an nukleel. Rannet eo soñj Villaine gant ar stourmerien : « Adal bremañ e rank bezañ anat d’an holl n’eo ket nemet el Liger-Izel eo e ranker paouez da sevel seurt kreizennoù, e pep lec’h ne lavaran ket ».

Kemmañ a ra ar saviad e-pad ur mare pa zeu F. Mitterand da zisklêriañ e Naoned, daou zevezh a-raok dilennadegoù prezidantel 1981 : « Ne vo ket digoret chanter nukleel ebet ken, dreist-holl evit a sell ouzh Pentelloù, pa sav un eneberezh a-unvouezh ». N’eo ket douaret ar raktres hogen skornet eo. E 1983 e vo sinet an dekred terriñ gant ar c’hentañ ministr nevez Pierre Mauroy, goude bezañ goulennet o ali digant an dilennidi a selle ar raktres outo. 7 kumun ha 98 dilennad a sav a-enep, ouzh 5 kumun ha 83 dilennad a sav a-du.
Afer kreizenn nukleel Pentelloù a aweno ar c’haner Gilles Servat evit eil poz ar ganaouenn « Dépliant touristique » [2] :

Que dit-on sur les Bretons
Dans la ville des préjugés ?
On dit qu’ils sont taciturnes
Qu’ils sont têtus et poètes
Qu’ils aiment les beaux discours
Qu’ils respectent les traditions.
(Diskan)
Solitaire, solitaire
C’est la chanson des patrons
Tous ensemble, tous ensemble
C’est le chant des ateliers qui lui répond

J’ai vu un breton taciturne
Un fermier de Cheix en Retz
Quand son seigneur féodal
CRS à ses côtés
Sur l’étable et le bétail
Envoya le bulldozer
(…)

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Pemzek vloaz stourm er Garned (1982-1997)

Kregiñ mat a ra ar bloavezh 1981 : skornet eo raktres Pentelloù, lakaet ez eus bet un termen da vat da hini Plougoñ a-drugarez da stourm ar bobl. Diskredig e chom an dud memestra, gant gwir abeg. Evit gwir ne vo ket pell ar gouarnamant PSF o tont war e c’her…

Kerkent ha klozet teuliad Pentelloù e reer anv eus lec’hiad Ar Garned evit degemer kentañ kreizenn nukleel ar « programm elektronukleel gall evit ar XXIañ kantved ». Ar pal eo sevel ur greizenn el Liger-Atlantel kousto pe gousto. Daou sell zo enebet. Kentuidi ar raktres a gav dezho eo difrouezh ar parkeier ha goullo ar ZIP (Takad Greanterezh ar Porzh), plas a-walc’h zo da staliañ o c’hreizenn div wezh 1.400MW, ur c’hentpatrom diorroet gant Siemens ha Framatome. An annezidi a zifenn o douaroù, o labour hag o en-dro. Evit gwir eo Ar Garned ul lec’h dibar e Breizh a-fed plantoù (40% eus korzegi su al Liger) ha loened, p’emañ lec’hiet war hentoù beajiñ al laboused tremeniat, a gustum da neizhiañ enno. Ouzhpenn-se emañ Ar Garned en un tolead ma c’hell c’hoarvez stroñsadennoù krendouarel… Diskoulmoù all zo, gallout a rafec’h kempenn kreizenn dermek isimplijet Kordevez.

E deroù 1982 e tiviz Pierre Mauroy aotren EDF da sontañ an douar a-benn klokaat an teuliad. Mizioù kentañ 1982 a wel an eneberien kroug-ouzh-krog gant ar CRS-ed bep Sul a-benn klask diskar an dafar sontañ. Tud zo gloazet, deviñ a ra un c’harr-boutin o tont eus Plougoñ.

E miz Genver 1983 eo marilhet teuliad an enklask a dalvoudegezh foran. D’an 18 a viz C’hwevrer e teu sindikad CGT ar saverezh da lakaat maen kentañ ar greizenn. Ne blij ket an arouez-mañ da labourerien-douar. Ur respont zo roet gant ar strollad H.O.U. (Hors d’œuvre universitaire), a zeu da lakaat maen kentañ « monumant ar re ‘vo skinatet ».

Hogen, e kontrol da bPentelloù, n’ez eus ket enebet a-unvouezh ouzh ar raktres. 80% eus dilennerien Pembo a sav a-du gantañ, koulz ha kuzulioù-kêr Sant-Widel-Skovrid ha Frozieg, Kuzul-departamant Liger-Atlantel ha Kevredigezh maered bro Raez. Daoust da harp an ensavadurioù lec’hel-mañ e chom ar gouarnamant hep ober netra. EDF a ziviz gorrekaat ar programm nukleel gall evit ar wezh kentañ zoken. C’hwec’h miz a-raok e oa c’hoarvezet gwallreuz Tchernobyl…

E 1987 e tiviz ar c’hentañ ministr nevez Jacques Chirac mont betek penn ar raktres ha kas da benn an enklask foran. Dalc’het e vo etre an 1 a viz Even hag an 18 a viz Gouere. 320 ali zo skrivet nemetken ouzh marilhoù ar c’hwec’h kumun a sell ar raktres outo. 260 anezho a sav a-enep d’ar raktres. Daoust da se eo sinet an disklêriadur a dalvoudegezh foran gant ar c’hentañ ministr, e talvoud e-pad pemp bloaz.
Koulskoude ne vo ket roet lañs d’an teuliad gant ar gouarnamantoù PSF da heul. A-raok kentañ tro dilennadegoù lezennel miz Meurzh 1993, da geñver ur meeting e kreizenn Kendalc’hioù Naoned, e tisklêr Pierre Bérégovoy e vo kemmet an disklêriadur a dalvoudegezh foran. Evit gwir eo dilezet savidigezh ar greizenn nukleel met goursezet eo talvoud ar mellad 2, a aotren argas an dud diouzh o douaroù ! Tamm-ha-tamm eo bet habaskaet youl ar strolladoù gouarnamant gant ar stourm poblek, war-bouez ar PCF, a chom a-du krenn gant ar raktres.

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Ma seblant bezañ echu an abadenn evit lod, n’eo ket amañ sell EDF. Diwar ar 126 hektar perc’hennet gant ar porzh emren ez eus 51 hektar geunioù. Dindan atiz an dilennidi lec’hel e c’houlenn EDF un aotre a-benn seveniñ labourioù atrejañ an takadoù gleb e deroù 1996. Daoust da zisoc’hoù an enklask foran e tiviz ar gomiserien reiñ o asant ur wezh c’hoazh. Prim e teu ar respont digant an eneberien pa zibun 4.000 anezho etrezek al lec’hiad d’an 20 a viz Here. Chikan a sav etre ministrerezh an En-dro ha ministrerezh an Industriezh. Mont a ra ar maout gant hemañ pa ziviz Alain Juppé reiñ e asant d’e zro. Ar prefed a gred embann ar gerioù-mañ : « Plijout a ra din al laboused bihan hag ar raned ivez, hogen e-touez a re a soñj dezho eo implijoù an dud ar pouezusañ emaon ».

6.000 a dud a ‘n em gav e Naoned d’ar 26 a viz Genver 1997 evit manifestiñ. Ne cheñch ket emzalc’h ar prefed e mod ebet. Sinañ a ra-eñ an aotre evit al labourioù atrejañ. D’an ampoent ez eus en tu all da 90 komite skoazell e kumunioù Breizh evit ambroug stourm Ar Garned. Engouestlet bras eo an tu kleiz dizalc’hour, pe e vije a-dreuz ar strollad Emgann, pe neuze gant hiniennoù a lusk ar bodadoù enebiñ ouzh ar greizenn. Teir c’hevredigezh a sav amoug dirak lez-varn melestradurel Naoned. Stennoc’h-stennañ e teu da vezañ an aergelc’h. D’an 12 a viz Meurzh e teu a-benn ar stourmerien da virout ouzh ur gobar da vezañ dieubet diouzh an traezh. Distrujet ez eus ul loch chanter ha skoet dafar saverezh el Liger. D’an 18 e rank EDF stadañ n’hall ket kenderc’hel gant al labourioù prientiñ ken. Daoust da se e tibun 8.000 den e straedoù Naoned d’ar Sadorn 22. A-dreñv leurenn an dilennadegoù e ro da c’houzout ar stourmerien int mennet da grennaat ar stourm ma vez ret. Ma c’hoarvez un enklask a dalvoudegezh foran nevez, evel ma vije dleet e sell da lakaat ar raktres kreizenn nukleel da vont war-raok, ez eus riskloù bras e varvfe tud. Intentet mat eo gant ar PSF. E kreiz koulzad an dilennadegoù lezennel e embann Lionel Jospin ne vo ket eus ur greizenn nukleel er Garned mard eo trec’h an tu kleiz lies.

Ar wezh-mañ n’o ket ar PSF da zont war e c’her ur wezh tremenet mare ar promesaoù. Antronoz e tiviz lez-varn Naoned reiñ termen d’al labourioù. D’ar 1añ a viz Even, devezh an eil tro, en em vod en tu all da 40.000 den war al lec’hiad evit un devezh gouel poblek hag etrebroadel [3] a-enep d’an nukleel. Aozet ez eus ur chadennad-tud ken hir ha 30 km, evezhiet mat gant biñsaskelloù an archerien o c’hournijal a-us dezhi ! Diouzh noz e son Gilles Servat, EV, Alan Stivell, Noir Désir hag un toullad strolladoù all (euskariz en o zouez) war ur mell leurenn bet prestet digoust, warni ar gwenn-ha-du hag an ikurrina, ‘tal-kichen ar banniel du. 10.000 a dud a zañs evit fest-noz. Da arc’hantañ an darvoud e aozer ivez ur pikol rave-party war draezhenn Ar Garned, a vo divodet gant an archerien. Klevout a reer sonerezh techno betek Sant-Pêr-Raez ! Ar gouel-mañ a dalvez kement hag ur mell maen e park an dilennadegoù lezennel, p’az eus kaoz outañ e-pad 4mn e prime time war ar chadennoù skinwell foran broadel gall, just a-raok ma vije embannet an disoc’hoù.

Manifestadeg ar 26/01/1997 e Naoned (Kredad luc’hskeudenniñ : Ouest-France)
Manifestadeg ar 26/01/1997 e Naoned (Kredad luc’hskeudenniñ : Ouest-France)

E-keit-se e kendalc’h an argerzhadur hag embannet ez eus kemennoù diberc’hennañ e ti-kêr Sant-Widel-Skovrid d’an 2 a viz Even, pa nac’h un nebeud tud c’hoazh gwerzhañ o douaroù da EDF. A-benn ar fin e vo lakaet un termen da vat d’ar raktres d’ar 16 a viz Gwengolo, goude ur pemzek vloaz stourm bennak.

Un doare labourva eo bet ar stourm a-enep da greizenn nukleel Pentelloù, a dalvezo d’an holl stourmoù nukleel da heul a-fed hentennoù stourm (eneberezh ouzh ar polis bemdez, talvoudekaat an douaroù a oa sellet outo evel difrouezh, aozañ gouelioù), gerioù-stur ha boazioù emstummañ. Liammoù kreñv a vo skoulmet ivez etre stourmoù Breizh ha stourmoù pobloù all, evel hini Larzac [4]. D’an nebeutañ e vo heuliet aketus eurioù ha dizeurioù ar raktresoù kreizennoù nukleel e Breizh, p’eo ken barrek he fobl evit lakaat reuz hag ober ma yafe da ludu an disklêriadurioù a dalvoudegezh foran. Mareoù stourm skouerius zo bet e Pentelloù koulz hag er Garned, o deus diskouezet pegen mennet e oa ar boblañs da zifenn he en-dro ha da luskañ ur preder diwar-benn an doareoù all a oa d’ober a-fed dibaboù energetek. Amzerioù kriz ivez, mesk-ha-mesk : an arme gall a yay betek kalkennata Edouard Hamon [5], bet rezistant e-pad an eil brezel bed, diberc’hennet eo bet lod eus an dud ha marvet eo ur bugel, lazhet gant ur c’harr-samm atrejañ. Da glozañ e c’heller lavaret o deus sikouret ar stourmoù-mañ da c’henel un emskiant ekologour er boblañs ha n’haller ket nac’hañ kennebeut ar ment broadel breizhek hag zoken etrebroadel bet dezho, betek ur serten poent. An dasson a klever c’hoazh hiziv, pa glasker disoc’hoù evit sevel ul luskad pobl ken kreñv a-enep da raktres aerborzh Kernitron-al-Lann. Ha gallout a reer muzuliañ gounit ar stourmoù bet a-enep d’an nukleel el Liger-Izel pa weler emañ dilennidi Kumuniezh-kumunioù Sud Estuaire ha re guzul-kêr Frozieg o paouez votiñ a-unvouezh evit staliañ kentpatrom ur rod-avel offshore war lec’hiad… Ar Garned !

Neuze, echu da vat ? N’eo ket sur kement-se. Perc’henn e chom ar porzh emren war 100 hektar douaroù hiziv-an-deiz hag emeur e sell staliañ ur reaktor EPR (European Pressurized Reactor) en ul lec’h bennak e Frañs. Ha sot a-walc’h e vefe ar stad evit c’hoari ur wezh c’hoazh ouzh tud dispont aber al Liger ?

Breizhistance-IS

[1] D’an ampoent e kroged dija e bro Danemark da brederiañ diwar-benn diorroadur tolz an doareoù da gorvoiñ ar mammennoù energiezhioù renevezus evit chom hep ober gant an nukleel. Siwazh deomp emaomp dindan beli ar Frañs…
[2] Chantez la vie, l’amour et la mort (33 zro, 1977)
[3] Deuet ez eus saozon, alamaned, aostrianed, gallaoued, okitaniz, euskariz, h.a. Kontet ez eus plakennoù-marilh o tont eus 76 departamant gall disheñvel.
[4] Kaoz e oa da astenn kamp arme pladenn al Larzac e 1971. Dilezet e vo ar raktres e 1981.
[5] Marvet eo Edouard Hamon n’eus ket pell ‘zo. Labourer-douar e oa, e touez ar re o deus nac’het a-viskoazh gwerzhañ o douaroù.
Mammenn bennañ : Vingt ans de contestation nucléaire en Basse-Loire, gant Michel BRENON ha Jean-Charles COZIC, Presse-Océan 19/12/1997.

Au moment au tout le monde affirme (avec raison) sa solidarité avec les peuples d’Afrique du nord, les peuples Arabes  et les autres qui cherchent à chasser les dictateurs qui oppriment leurs pays les adhérents de Breizhistance IS pays de Rennes vous invitent à une réunion d’info et de soutien à Georges Ibrahim Abadallah incarcéré depuis 1984 en France. Emprisonné pour son combat pour son pays, le Liban,  et pour la Palestine. Venez nombreux samedi 2 avril à 18 heures au “Papier Timbré” rue de Dinan à Rennes.

D’ar c’houlz m’emañ an holl (gant gwir abeg !) oc’h embann o c’hengred gant pobloù Afrika an hanternoz, hag ar pobloù Arab pe ar re all, pa glaskont skarzhañ an diktatourien a wask o bro e fell da izili Breizhistance bro Roazhon pediñ ac’hanoc’h d’un emvod kelaouiñ ha d’ur sonadeg evit souten Georges Ibrahim Abadallah toull-bac’het abaoe 1984 gant bro-C’hall. Toull-bac’het evit e stourm evit frankiz e vro, al Liban, hag hini ar Palestin. Deuit niverus d’ar Sadorn 2 a viz Ebrel da 6 e noz en davarn “Papier Timbré” Straed Dinan e Roazhon.

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Evit gouzout hiroc’h : http://liberonsgeorges.over-blog.com/