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En juin 2008 lors de la dispersion violente de l’inspection académique occupée par des enseignants, Sami Benmeziane, professeur des écoles et militant syndical d’Indre avait été interpellé sans raison apparente. Condamné à une peine symbolique d’amende avec sursis en mars 2009 par un tribunal qui n’avait pas voulu reconnaître l’arbitraire de l’arrestation, un policier et le Trésor Public ont fait condamné l’instituteur à 29 000 euro de réparations pour un doigt qui aurait été cassé lors de l’interpellation.

Une condamnation injuste qui légitime l’arbitraire et l’usage d’une violence incontrôlée par les forces de l’ordre. BREIZHISTANCE-IS adresse son soutien à l’instituteur et appelle à renforcer son comité de soutien .

la video de l’interpellation :

arrestation de Sami Benmeziane

BREIZHISTANCE-IS Bro Naoned

Sarkozy était invité au congrès des maires du Morbihan, hier à Josselin. L’occasion pour lui de s’exprimer sur quelques sujets. Sur le cas de l’unité territoriale, celui-ci a invité les bretons à «prendre leur destin en main», indiquant que la loi du 16 décembre 2010 liée à la réforme territoriale le permettait. Dans le même temps, Jean-Yves Le Drian et Patrick Mareschal renvoient la balle dans le camp de l’Etat. Au mois de février dernier encore, Patrick Mareschal déclarait sur le sujet dans le magazine Bremañ : «Er c’huzul-departamant hon eus lavaret e oamp a-du gant-se. Votet eo bet e 2001 a-unvouezh kazi. Goude-se, ur wech embannet ganeomp ar pezh hon eus c’hoant, n’eo ket deomp-ni da zivizout, d’ar Stad ne lavaran ket. Da c’hortoz e teufe un deiz bennak an diviz-se ganti, e reomp traoù
(«on a voté un voeux en 2001, maintenant c’est à l’Etat de prendre une décision pour que nous fassions quelque chose»)

En fait, cette nouvelle loi ne modifie pas le droit de veto du conseil régional des Pays de la Loire, existant déjà auparavant pour ce type de question. Si le représentant de l’Etat français appelle les bretons à «prendre leur destin en main», rien dans la loi ne permet aux bretons de réellement pouvoir le faire. Suggérer que le cadre constitutionnel et législatif français permettrait aux bretons de s’autodéterminer, de choisir de créer leur propre entité administrative régionale, est clairement mensonger.

Néanmoins, lorsque le président de la République française invite à «prendre son destin en main» et qu’il dit savoir de la «détermination» derrière la revendication d’unité territoriale de la Bretagne, on ne peut que constater que les représentants du conseil général de Loire-Atlantique et du conseil régional de Bretagne, officiellement favorables à la Réunification, ne se saisissent pas de l’occasion pour enclencher d’eux mêmes un processus démocratique novateur et légitime. Qui empêcherait le département de Loire-Atlantique et la région Bretagne d’impulser une consultation populaire en Bretagne ?

Dans la situation actuelle, l’ensemble des citoyens œuvrant pour l’unité administrative de notre pays doivent donc comprendre que seule l’intensité des mobilisations et des actions en faveur de la Réunification nous permettra d’aller au bout de notre revendication. Dans ce contexte, la présence et le soutien au procès du 16 mars à Rennes et à la manifestation du 18 juin à Nantes sont essentielles.

Procès du 16 mars :

http://44breizh.com/2011/03/08/rennes-proces-en-appel-de-jonathan-et-josselin-mercredi-16-mars/

Alors que le PS aux commandes dans les principales villes et collectivités bretonnes octroient depuis plusieurs années des délégations de service public au grand groupe privé Véolia (les services de l’eau à Quimper ou à Rennes, le traitement des déchets à Brest ou Nantes, ou les transports dans les régions Bretagne et PdL et les départements, … ), nous constatons que les édiles du Parti Socialiste français n’ont pas besoin de l’UMP pour privatiser en Bretagne. Pourquoi ?

Michèle Alliot-Marie part en vacances avec le jet d’un homme d’affaire proche du dictateur Ben Ali, Sarkozy bronze sur les yachts de Bolloré, … et il semblerait que le PS prennent lui ses vacances sur des bateaux achetés par ceux à qui il octroie certains services en Bretagne, Véolia. C’est en tout cas sur des soupçons de malversations et d’abus de bien sociaux que les sièges de Véolia Eau à Rennes/Roazhon et Saint-Malo/Sant-Maloù ont été perquisitionnés sur ordre du parquet. Ceci faisant suite à des documents portés en 2009 à la connaissance de la Justice par des syndicalistes de l’entreprise, où l’on apprenait notamment que certains fonctionnaires hauts placés se seraient vus offrir un bateau contre certaines délégations de service public.

Illégal ou non, les transferts d’argents publics à certains groupes privés en Bretagne ne nous permettre plus de croire à un PS qui serait encore de gauche. Rappelons par exemple que c’est plus de 120 millions d’euro d’argent public que Nantes Métropole, le Conseil Général de Loire-Atlantique, les régions Bretagne et Pays de la Loire, viennent de décider d’octroyer à Vinci pour la construction et la gestion 100% privée du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. A force de se compromettre, il arrive même que le PS se fasse doubler sur sa gauche, par l’UMP ! Le choix de la majorité de droite à Saint-Malo de remunicipaliser certains services autrefois gérés par Véolia l’illustre bien.

Si le désir orgueilleux de marquer physiquement le territoire de sa présence au pouvoir pouvait permettre de comprendre les choix mégalomaniaques d’un Jean-Marc Ayrault, avec cette affaire de perquisition, il se pourrait que l’avidité puisse être un autre motif de l’accointance entre élus PS et groupes privés. Il est donc clair que lorsque les candidats et candidates soutenus par BREIZHISTANCE lors des élections des 20 et 27 mars prochain, affirmerons qu’il faut battre la droite il faudra comprendre que le PSF en Bretagne en fait parti !

Le sous-préfet de Châteaubriant a annoncé son départ de Bretagne. C’est lui qui ces dernières semaines avait supervisé les opérations de sécurité à Notre-Dame-des-Landes. Le comité BREIZHISTANCE local lui a écrit et envoyé une lettre ce jour, en espérant que nous ne le reverrons plus en Bretagne !


Le sous-préfet à Notre-Dame-des-Landes (au centre avec le chapeau et le regard fuyant)
Le sous-préfet à Notre-Dame-des-Landes (au centre avec le chapeau et le regard fuyant)


“Objet : Trioulaire les «autochtones» te disent Kenavo !

Monsieur,

C’est avec plaisirs que nous apprenons, M. Le sous-préfet Trioulaire, votre départ de Châteaubriant le 24 janvier prochain, même si nous savons que vous serez inéluctablement remplacé. Nous espérons ne plus jamais vous voir en Bretagne, soyez remercié pour les services non rendus.

De part les fonctions que vous acceptez et exercez, vous êtes l’emblème du contrôle non-démocratique du gouvernement centraliste français sur les citoyens de l’arrondissement de Châteaubriant, que vous appelez si agréablement «autochtones» (dans l’édition Ouest-France du 7 janvier dernier).

Alors que vous déclariez mettre en exergue «le rôle des élus dans le fonctionnement de la démocratie de ce pays» lors de vos vœux pour 2008, nous ne pouvons en réalité que dénoncer votre vision et votre application de la démocratie. En effet, vous avez la charge de nombreuses politiques publiques, le rôle de continuateur des décisions de l’Etat en «province», et notamment la gestion de la sécurité et de la défense sur le territoire que vous gouvernez. En somme, vous êtes celui qui privez les citoyens d’un réel choix et contrôle démocratiques sur ces questions. Dans aucun autre Etat voisin, on ne peut retrouver des personnages non élus tel que vous et le préfet. Votre fonction n’est autre que celle d’un gouverneur colonial, qui nous prive ici en Bretagne du choix libre et démocratique de notre destin. Vous n’aurez été à Châteaubriant que le relais de Sarkozy !

Lorsque vous parlez, proche de votre départ, d’un projet de tram-train qui avance bien, nous rions jaune. Vous semblez oublier que durant votre exercice, le projet de réouverture de la liaison ferroviaire entre Nantes et Châteaubriant a pris plusieurs années de retard ! Et, c’est bien les élus qui se plaignent de la gestion de l’enquête par la préfecture (lors de la réunion publique du 5 janvier à Nort-sur-Erdre, notamment).

Nous attendons aussi que les compensations, que vous annonciez début 2009, à propos de la suppression de la taxe professionnelle, arrivent, « la perte de ressources subie à ce titre sera intégralement compensée, et cet engagement est pérenne (…) à partir de 2011». La suppression de cette part de la fiscalité locale renforce une fois de plus la confiscation démocratique de l’Etat en Bretagne, alors que la préfecture continue de prélever l’impôt sur les «autochtones» et d’en envoyer les subsides à Paris.

Enfin lorsque par vos déclarations vous tentez de diviser les habitants de Notre-Dame-des-Landes et les personnes opposés au projet d’aéroport, entre les professionnels «issus du monde agricole» qui y ont tout à perdre, et les habitants de la commune et d’ailleurs qui n’ont rien à y gagner, nous nous souvenons que les lacrymogènes envoyés à Notre-Dame sous votre autorité visaient indistinctement femmes, hommes, jeunes, vieux, paysans ou salariés de tous secteurs.

Pour toutes ces raisons nous savons que les «autochtones» ne vous regretterons pas.

BREIZHISTANCE Pays de la Mée”

La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure deuxième volet, passera en deuxième lecture le 14 décembre prochain devant l’assemblée national française.

big-brother-is-watching-loppsi-2-L-1Cette loi installe un peu plus la logique de contrôle sécuritaire des habitants au sein des structures de la République française. Un contrôle sécuritaire au service notamment des intérêts capitalistes, puisque cette loi introduit notamment les recommandations du Syndicat National des Entreprises de Sécurité, organisation adhérente du MEDEF. D’ailleurs l’USP (l’union des entreprises de sécurité privée) annonçait déjà la création du CNAPS prévue par la loppsi 2, la veille du passage en première lecture début septembre. Cette disposition introduit dans la loi la possibilité pour des entreprises de société privé, à travers le CNAPS de donner leur avis sur des questions de sécurité privée, mais aussi publique.

Cette loi prévoit entre autres mesures de musellement de la contestation sociale, la captation et l’enregistrement de données informatiques des ordinateurs possédés par des personnes poursuivis pour des délits simples de solidarité avec des personnes sans-papiers ou arrêtés lors de manifestation houleuses. Loppsi 2 s’est aussi une généralisation encore plus massive des vidéos de surveillance sur le territoire, et la création du Comité national de la Vidéoprotection absout de la sujétion à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés.


Mesures de contrôle et de surveillance qui tendent aussi à uniformiser les modes d’habitats de certaines personnes sans vouloir résoudre les problèmes sociaux de logement qu’ils sous-tendent. En effet dans le prolongement de la politique de chasse aux Roms voulue par Brice Hortefeux, outre la possibilité de poursuivre ceux-ci pour la raison qu’ils n’ont pas la possibilité d’avoir un logement «licite», c’est à l’ensemble des habitants de logements de fortune ou écologique (yourte, etc … ) qui est visée par l’article 32 ter A. Leurs expulsions malgré une autorisation du propriétaire privé d’un terrain ou d’une mairie, pourra être ordonnée de manière expéditive par le préfet avec une amende pour les maires ou propriétaire qui s’opposerait à cette procédure.

Déjà nous participions aux manifestations de samedi dernier à Rennes et à Brest. Le mardi 14 décembre nous appelons le plus grand nombre à se réunir devant les permanences des députés UMP et à protester contre le vote de la loppsi 2 à Paris. De même le samedi 18 décembre à Nantes, nous invitons le plus grand nombre à assister à la remise symbolique de la «Grande Francisque de Fer 2010» à Brice Hortefeux, organisée dès 11h rue des Bons Français (quartier Decré)

Des militants du mouvement BREIZHISTANCE de toute la Bretagne, dans la nuit de dimanche à lundi ont symboliquement et en signe de solidarité cadenassé et placé une banderole aux entrées d’une dizaine entreprises appartenant au groupe Vinci. A Carquefou (44) Eurovia Atlantique 3 rue de la Métalurgie et Eurovia Management 20 rue de Bel Air, Saint-Herblain (44) SOGEA 11 rue Palach et Vinci Energie rue Berthelot, Questembert (56) EGC Ouest ZI de Lenruit, Graces (22) Eurovia Bretagne rue Locmenar, Brest (29) Eurovia Bretagne 7 rue Kastler, Saint-Grégoire (35) Vinci Construction et SOGEA BTB Parc de Brocéliande, et Rennes, Eurovia 45 rue du Manoir de Sévigné.

Par cette action ils marquent leur opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et adressent leurs soutiens à la population qui subit depuis près d’un mois une véritable occupation militaire.

Plus de 115 millions d’euros d’argent public vont être versés au groupe Vinci pour construire un aéroport 100% privé, dont la nécessité est plus qu’artificielle. Construit pour soit disant palier à la saturation de l’aéroport nantais existant, le projet ne prend pas en compte les décisions du Grenelle de l’environnement, la fin des ressources pétrolières annoncée par l’Agence Internationale pour l’Energie, les dépenses publiques déjà réalisées à coups de subventions aux compagnies low cost pour faire gonfler le nombre de voyages sur Nantes Atlantique. 47 % du trafic à l’heure actuelle pour des compagnies qui bafouent les droits sociaux de leurs employés et s’en vont une fois les crédits de taxations épuisés.

Ce projet financé par Nantes Métropole, la communauté de commune de Saint-Nazaire, le Conseil Général de Loire-Atlantique, et les régions Bretagne et Pays de la Loire, est un accélérateur supplémentaire de déséquilibre territorial. Près d’un millier d’emplois agricoles directs et indirects supprimés en zone périurbaine, l’aéroport est à 15 km de Nantes, et non à 30km comme souvent annoncé, mais aussi un aspirateur économique et démographique de plus vers la mégalopole nantaise. Ceci au détriment des autres aéroports de Bretagne et de territoires déjà en difficulté économique comme le Centre Bretagne, et dont les habitants paieront la facture par le biais du Conseil régional de Bretagne à 4 départements.

Les manières d’imposer le projet à la population, à coups de centaines de gardes mobiles stationnant dans bourgs et campagnes, en maintenant un climat de tension inacceptable à coups de fouilles «antiterroristes pour recherche d’armes et explosifs» des véhicules mandatés par la préfecture, sont inadmissibles.

Nous adressons tout notre soutien et notre solidarité à la population des environs de Notre-Dame et dénonçons la politique autoritaire et clairement dévouée aux intérêts des capitalistes pratiquée dans les collectivités par le Parti Socialiste Français et de ses alliés en Bretagne. Soutenons les habitants de Notre-Dame-des-Landes ! Tous le vendredi 10 décembre 9h à Notre-Dame pour s’opposer à l’enquête d’utilité publique !

Les adhérents du comité Breizhistance (Indépendance et Socialisme) de Rennes ont été sollicités par une syndicaliste de Solidaires Transport en but à la direction de Keolys Rennes qui dénonce au tribunal la représentativité de l’Union Solidaire des transports. Dans ce cadre et tout en respectant  l’indépendance syndicale nous tenons à affirmer notre totale solidarité avec ceux et celles qui tentent au sein de cette entreprise de monter des sections syndicales combatives. Comme ce syndicat le rappelle 99% du bénéfice annuel de Keolys est reversé aux actionnaires, on comprend mieux pourquoi la direction s’oppose à l’apparition d’un syndicat revendicatif au sein de cette entreprise. Quelque soit les choix d’affiliation syndicale de chacun le dévellopement de Solidaires est acté à nos yeux de part la participation de ses adhérents aux luttes syndicales , mais aussi par les institutions puisque le CESER (Conseil Economique et Sociale Et Environnemental Régional) est obligé d’accueillir Solidaires en son sein suite à un jugement du conseil d’état le jugeant représentatif.

C’est pourquoi nous invitons nos adhérents à se solidariser avec Solidaires Transports Rennes  notamment lors du passage en justice de Solidaires Transports le vendredi 3 décembre prochain à 14 heures à la cité judiciaire.

Pour Breizhistance-IS Rennes/Roazhon. Gael Roblin

ci joint le communiqué de Solidaires : SUD

Ou comment l’attitude de certains dirigeants de collectivités locales en Bretagne reproduit les schémas économiques néo coloniaux des dictateurs françafricains.

BREIZHISTANCE-IS dénonce avec fermeté l’occupation militaire de Notre-Dame-des-Landes et de ses environs. Hier, lundi 22 novembre, aux gardes mobiles déjà présents ont été ajouté des CRS, empêchant la consultation de l’enquête publique par les habitants n’étant pas propriétaires. Depuis le début de l’enquête publique le bourg de Notre-Dame est littéralement assiégé, dans les campagnes, les militaires (gardes mobiles de la gendarmerie) quadrillent les environs des périmètres étudiés par les géologues, dans les champs, fourrés, et chemins, repoussant les promeneurs et ceux qui entretiennent leur terre.

Nous rappelons que ce projet est rejeté par la population, que depuis le début Etat, département, région et métropole nantaise, essayent de passer le projet en force sans aucuns soucis de concertation démocratique. Rappelons que ce sont plus de 115 000 000 d’euro d’argent public qui doivent être injecté ! Pour un projet largement sous-estimé, qui nous coûtera nécessairement plus cher au final, et qui financera le premier aéroport international de l’Hexagone totalement PRIVE ! D’ailleurs le vote sur le financement du projet à la région Bretagne, a bulletin secret, a permit de constater qu’un nombre important d’élus ne croyaient pas au projet puisque le vote ne s’est retrouvé majoritaire que de 10 voix. Certains élus doutent mais n’osent pas s’exprimer publiquement auprès de leurs hiérarchies.

Les responsables des collectivités promettent un «retour sur investissement» d’ici 2050 …. Rien n’est moins garanti car comme le signifiait la présence d’Ayrault, Mareschal et Auxiette à Copenhague l’an dernier, il n’est pas question d’utiliser le pétrole comme nous le faisons aujourd’hui d’ici 30 à 40 ans. S’accommodent ils de la contradiction en se disant que d’ici 2050, ils ne seront plus là pour constater les dégâts ?

Encore une fois l’armée protège les intérêts d’une multinationale, Vinci, et d’une caste dirigeante mégalomaniaque au service du capital, au détriment de la population locale. Les mêmes interactions que BREIZHISTANCE-IS, dénonçait lors de notre manifestation contre la présence de l’armée française dans le monde, à Rennes jeudi 11 novembre, sont à l’œuvre en ce moment chez nous !

Lorsqu’ Areva, Total, Vinci, etc, vont en Afrique ou ailleurs, ils s’y installent pour extraire des matières premières, construire les installations le permettant, etc… Avant tout pour leurs propres bénéfices. En même temps ils négocient un contrat avec le dictateur et les autorités locales, pour être sûr de garder la main mise sur le gros du pactole en échange d’un soutien économique voir plus au régime en place. Evidemment au bout d’un moment le peuple, qui vit là où les multinationales pratiques leurs activités industrielles antisociales, et souvent polluantes, se rebelle. Il demande qu’elle est son intérêt à lui et à sa terre ? C’est alors que les dirigeants politiques envoient leurs armées nationales et que les multinationales françaises demandent aux autorités françaises d’envoyer la leur. Pour protéger l’intérêt des multinationales et du capital, jamais celui du peuple autochtone. C’est ce qu’on a vu en République Démocratique du Congo, et qui c’est se qui se passe en ce moment au Niger.

Qu’est ce qui se passe d’autre ici ? Un dirigeant mégalomane, en la personne d’Ayrault, installé là depuis des décennies, octroie à Vinci (aidé de l’Etat et des autres collectivités) de la terre qui ne lui appartient pas, avec qui plus est de l’argent public en prime. Vinci qui pilotera un projet anti écologique et anti social, servant avant tout les intérêts du groupe. Comme en Afrique, on nous dit «création d’emploi, infrastructure, etc…», en oubliant que la majeure partie du boulot sera proposé sous type de contrats précaires, ou comme nous l’avons vu par exemple sur les chantiers de l’Atlantique, qu’il consistera en fait certainement à une importation de main d’œuvre indienne, ukrainienne, etc … peu cher réduit à une situation de semi-esclavage. En attendant, nous, le peuple, la population vivant autour de Notre-Dame, on comprend que cet aéroport ne nous servira pas vraiment. Des emplois agricoles directs et indirects vont disparaître, on perdra nos terres, on contribuera à la désertion économique des coins en difficulté comme le centre Bretagne, on paiera et on ne sera pas plus riche… en plus la retraite on a même de moins en moins de chance de la voir ! Alors les gens se rebellent ! Du moins un certain nombre, pour l’instant, mais certainement appelé à grandir. Et que font donc nos dirigeants ? Ils envoient l’armée !

Comme à Plogoff ou au Carnet, inversons le rapport de force et mobilisons nous pour empêcher ce projet qui s’annonce désastreux en terme social comme pour l’environnement. Résistons face à l’occupation de Notre-Dame par l’armée française et empêchons l’enquête publique sur l’aménagement foncier de passer en force.

Soyons présent, notamment, samedi 27 novembre, ainsi que les vendredi 3 et 10 décembre devant les bungalows de la mairie dès 8h, pour la venue de la commissaire à l’enquête.

Ce matin une centaine d’opposants au projet d’aéroport, s’est rassemblée devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes où la commissaire à l’enquête publique et ses adjoints ont repris place, après s’être vu refuser l’entrée par les militants et habitants le 8 novembre dernier.

C’est environ une centaine de militaires et gardes mobiles qui occupent aujourd’hui le bourg de Notre-Dame-des-Landes. Une disposition de type militaire, de plus en plus en imposante qui fait peser un climat d’oppression de plus en plus lourd dans les environs. Il n’est pas étonnant de rencontrer des riverains témoignant s’être fait arrêter au milieu de sentiers de ballade, par des militaires en position un peu partout dans la campagne.

Disposés, ce matin autour de la mairie et des rues adjacentes, ils filtrent les entrées, sous l’œil du sous-préfet. Ce matin les forces d’occupation ont fait usage de lacrymogène et provoqué des heurts. Non pas pour s’opposer à un passage en force des manifestants, comme relater par certains medias, mais parce que les gendarmes voulaient faire passer des propriétaires de terrain spéculateurs en priorité, devant les dizaines d’opposants qui attendaient en file depuis 8h du matin afin d’aller un par un, témoigner par écrit dans le cahier de registre leurs réprobations face au projet. Après quelques explications, et s’être rendu compte de l’illégalité que représentait le fait d’empêcher des personnes de se rendre à une enquête «publique», les gendarmes ont laissé rentrer de nouveau un par un et sous escorte les opposants voulant consulter le dossier.

Cet état de siège, comme la manière de choisir les citoyens pouvant accéder au dossier d’enquête du fait qu’ils soient favorables ou non au projet, montrent clairement l’état d’esprit dans lequel est imposé l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Nous appelons le plus grand nombre à venir participer à la résistance à Notre-Dame-des-Landes, notamment lors de la présence des enquêteurs les lundi 22 et samedi 27 novembre, ainsi que les vendredi 3 et 10 décembre, dès l’aube, pour dire non à l’occupation des terres nourricières par l’armée et les multinationales, « N’HOR BO KET AN AERBORZH !»

Les possibilités de faire céder l’Etat Français sur la réforme des retraites progressent. Les annonces de grève reconductible (SNCF, Total, Ports, … ) dans plusieurs secteurs permettent d’entrevoir une grève générale seule à même d’obtenir le retrait du projet de réforme. C’est sans doute cet espoir qui aura permis la mobilisation de mardi plus importante que les autres fois. De même les actions de blocages se sont multipliées ces derniers jours, notamment à Rennes où des militants de la Gauche Indépendantiste ont activement participé à la formation de piquets de grèves en fin de manifestation. La jeunesse vient de démontrer qu’elle venait de prendre sa place dans la lutte, aujourd’hui la L’assemblée générale des étudiants de Rennes 2 à voter le blocus. Aujourd’hui des actions de barrage et de distribution de tracts appelant à la grève se sont multipliés, et beaucoup sont prévus d’ici la manifestation de samedi. Plusieurs grèves sont reconduites dans l’Education, ainsi qu’à la SNCF à Rennes jusqu’à demain, et jusqu’à lundi à la raffinerie de Donges. Il faut maintenant maintenir ce cap et le faire progresser pour amplifier la mobilisation de samedi et permettre d’enchaîner sur grève dure d’ici ces prochains jours.

Tous dans la rue les samedi 16 octobre et mardi 19 octobre pour le retrait de la réforme !

Par ailleurs BREIZHISTANCE apporte son soutien aux jeunes travailleurs arrétés notamment à Saint-Nazaire suite aux manifestions de mardi. Deux d’entre eux se sont vus condamnés à des peines de 2 mois de prison ferme, et un autre placé en détention pour avoir refusé la comparution immédiate. Nous condamnons vivement ces peines anormalement élevées et clairement politique. Nous déclarons prêts à répondre à toute initiative de soutien.

Emañ an enluskerezh o vont war-gresk

Emañ posubldedoù lakaat ar stad da blegañ o vont war-raok, evit pezh a sell adreizhad al leveoù. Kemmennadennoù harz-labour da genderc’hel zo bet e meur a lec’h (SNCF, Total pe c’hoarzh er porzhioù), peadra da soñjal en un harz-labour hollek hepken, da c’hellout lemel an adreizhad kuit. A-drugarez d’ar spi-se emeur deuet a-benn da dizhout kement a dud e manifestadeg dimeurzh tremenet, muioc’h zoken ‘vit ar bodadegoù kent. En tu-hont da-se ez eus bet lakaet obererezhioù-stankañ e pleustr, e Roazhon da skouer, m’eo bet stourmerien an tu kleiz-dizalc’her o harpañ hardizh ar bikerien arsav-labour e dibenn ar vanifestadeg. Emañ ar yaouankizoù o paouez kadarnaat o flas hag o c’hemer perzh er stourm hirie, o votiñ ar blokus e-kerzh Emvod-Meur ar studierien e Roazhon 2. Obererezhioù stankañ hag ingalañ traktoù da c’hervel d’an harz-labour zo bet nouspet gwech, ha nouspet all zo raktreset ac’hann da zisadorn. Derc’hel penn zo d’ober eta, derc’hel da roeñvañ war an hevelep tu, hag ober ma vo manifestadeg disadorn ur pezh tra, gant ar soñj evel-just mont war-zu un harz-labour kalet evit an devezhioù da zont.

Bezomp holl er straedoù d’ar Sadorn 16 a viz Here evit ma vo skarzhet an adreizhad !