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La Juge Laurence Levert décorée de diverses breloques de la monarchie franquiste espagnole pour services rendus contre la résistance basque et la procureur Irene Stoller membre d’un syndicat de magistrats d’extrême-droite sont les responsables judiciaires de l’affaire évoquée ci-dessous.

Il y a 29 ans Jean Groix militant de l’UDB mettait fin à ses jours dans un cellule de Fresnes, le jour de son 41 eme anniversaire. Il avait été incarcéré pour avoir hébergé des militants d’ETA chez lui à Rezé dans le sud de la Bretagne. La presse locale s’était livrée à un véritable exercice de propagande la plus crasse en sous entendant que son arrestation avait un rapport avec une affaire de crime de sang dont la victime était une mineure. Il n’en était bien sur rien.

Comme le rappel sa fiche wikipedia ” À l’occasion du procès de Michel Fourniret et de sa compagne, le quotidien français Ouest-France voit en lui « aussi une victime de Michel Fourniret ». Dans le quotidien belge Le Soir, Marc Metdepenningen affirme : « Jean Groix aurait mérité d’être publiquement réhabilité en audience », en déplorant que sa mémoire n’ait pas « été réhabilitée par la cour d’assises des Ardennes. Son nom a été brièvement évoqué.

Il y a bien longtemps un autre détenu rappelait la mémoire de Jean Groix dans une lettre publiée par Skoazell Vreizh. Le mensuel de l’UDB a publié divers articles sur le sujet.

Nous en profitons pour saluer tous et toutes les prisonniers politiques basques encore incarcérées pour les engagement.

Bretagne Info

 

 

 

C’était l’un des nôtres…

Le 29 novembre 1990, Jean Groix était incarcéré, le 29 janvier 1991, il mettait fin à ses jours dans une prison française. Il est donc décédé il y a dix ans. Je ne l’ai pas connu et je sais peu de choses sur lui.
Je sais qu’il habitait Rezé et militait à l’UDB, et qu’à ce titre il avait réalisé des scores électoraux qui feraient encore des envieux. Je sais que ses enfants étaient scolarisés à Diwan. Bref, c’était l’un des nôtres.
Il avait été incarcéré dans le cadre d’une procédure « antiterroriste » pour avoir hébergé des militants basques. L’un d’eux était Peio Mariñelarena, qui décédera, lui aussi, en détention.
Je suis un peu gêné d’avoir à écrire ces lignes, ce triste « anniversaire » aurait dû amener d’autres qui l’ont connu à lui rendre un hommage plus vibrant.
A moins que certaines morts ne soient exploitables politiquement et que d’autres ne nous renvoient à nos échecs et doivent donc être condamnées à sombrer dans un confortable oubli ?
Il y a quelques années, nous nous étions rassemblés autour de sa tombe, par delà nos appartenance partisanes, pour honorer sa mémoire, pour ne pas oublier l’un des nôtres. Peut-être que ma situation actuelle me permet de mieux supputer quel était l’état d’esprit de ce camarade ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi l’humiliation de six « fouilles intimes » en quelques heures peuvent deviner quel désarroi a traversé l’esprit de cet homme ?
Peut-être que seuls ceux et celles qui ont subi une campagne de presse calomnieuse savamment orchestrée par des médias complices de certains services juridico-policiers peuvent partager a posteriori une infime partie de son désespoir ?
Je n’ai qu’une certitude, il faut évoquer aussi cet échec tragique, ce moment de notre histoire collective où notre solidarité a fait défaut. Et ce, pour ne pas oublier que ceux et celles qui ont provoqué sa mort, en requérant et en ordonnant son placement en détention, n’ont pas eu de comptes à rendre, pas plus que ceux qui ont jugé son état de santé compatible avec la détention. Pas plus que ceux, d’ailleurs, qui sont responsable du décès en milieu carcéral de Peio Mariñelarena.
Ceux-là sont toujours en poste.

Peio Mariñelarena militant indépendantiste et socialiste basque mort en détention

Il nous faut nous souvenir des nôtres, car il ne faut attendre ni excuses, ni regrets des « démocrates français » de service, ceux-là, par leurs silences complices cautionnent l’existence d’une juridiction qui protège leur République à grands coups d’isolement carcéral, de maltraitances diverses, de destruction psychique, d’éloignement, de désespoir et de dizaines d’années d’enfermement.
C’était l’un des nôtres. Bien que dans la lutte pour la liberté, il n’y ait ni héros ni martyrs… juste des camarades, moi, je m’en souviens.

Gaël Roblin
Prisonnier politique breton
La Santé, 22.03.01
(texte publié dans le Kannadig du premier trimestre 2001 de Skoazell Vreizh)

Aujourd’hui avaient lieu 2 conférences de presse — à Rennes et à Nantes — pour annoncer la manifestation du 29 septembre à Nantes pour le droit de décider et l’unité territoriale de la Bretagne. La liste des premières organisations signataires a ainsi été dévoilée, ainsi qu’un texte expliquant le pourquoi de cette manifestation et l’enjeu que représente le fait de faire figurer le “droit de décider” au calendrier politique breton.

Deux rendez-vous avaient donc été fixés aujourd’hui mercredi 20 juin pour annoncer la manifestation du 29 septembre prochain à Nantes pour tenter de passer outre le découpage territorial administratif sur lequel certains médias se calent. Force est de noter qu’en ce jour de déplacement de Manu Macron en Bretagne la fracture médiatique s’en est encore plus ressentie !

Un référendum en Bretagne !

La réforme territoriale de 2014 a été un échec et les espoirs qu’elle avait pu susciter ont été douchés. Paris a une fois de plus méprisé les revendications populaires des breton·ne·s et notamment celle de la réunification de la Bretagne en la gommant purement et simplement.

Les militant·e·s à l’origine de l’organisation de la manifestation ont présenté le texte d’appel que vous pourrez lire dans son intégralité en fin d’article. Le “droit de décider” à travers l’organisation d’un référendum en Bretagne est l’axe principal du nouveau cycle de revendications souhaité par les organisateurs. Il s’agit tout simplement selon ces militant·e·s d’organiser une consultation démocratique avec “l’ensemble de la société bretonne et les élu·e·s locaux” en appelant ces derniers à passer “du discours aux actes“.

La démocratie ne peut pas attendre le calendrier des institutions de Paris

 Il est temps maintenant que le peuple breton puisse décider de son avenir sans passer par Paris. L’enjeu démocratique est fort : il s’agit de consulter les bretons et les bretonnes, sans discrimination d’origine, sur les limites du territoire et sur les compétences que le peuple breton pourra exercer pour plus de souveraineté locale et de démocratie. Le référendum que demandent les militant·e·s s’inscrit complètement dans l’air du temps comme en Écosse, en Catalogne et en Kanaky/Nouvelle-Calédonie. Mais celui-ci devra s’inscrire dans un calendrier politique que le peuple breton lui-même aura décidé, et ce avec ou sans l’accord de Paris.

Le mouvement culturel breton en force parmi les signataires

La liste des premiers signataires a été présentée après le texte d’appel revendicatif et une quinzaine d’organisations diverses y figurent déjà. On notera parmi les signataires une forte présence du milieu culturel breton notamment représenté par les “Ti ar Vro” (= les centres culturels bretons) de différentes localités, mais aussi par plusieurs associations de cours de breton. Auxquelles s’ajoutent évidemment la Gauche Indépendantiste mais aussi Dispac’h, Ai’ta, le collectif LGBT Breton, etc. C’est là une bonne base pour le lancement d’un nouveau cycle militant qui devra s’appuyer à la fois sur des évènements populaires comme la manifestation du 29/09 mais également sur un travail de fond pour l’organisation d’un référendum de Brest à Clisson.

3 mois avant la manifestation

La manifestation pour le droit de décider et la réunification de la Bretagne aura lieu le samedi 29 septembre prochain, c’est-à-dire dans 3 mois. La campagne de communication est déjà bien lancée : les militant·e·s ont présenté l’affiche qui a été tirée à 5.000 exemplaires et 10.000 tracts ont également été imprimées. La campagne se déroulera tout l’été avec des distributions de flyers, des collages d’affiches mais aussi une participation massive sur les réseaux sociaux avec la campagne “J’agis pour décider en Bretagne. Et vous ?” relayée sur Facebook, Twitter et Instagram. Vous pouvez-vous aussi y participer en envoyant une photo de vous ou de vos proches à cette adresse mail : decidons.en.bretagne[a]gmail.com (remplacez [a] par @).

La rédaction de Bretagne Info.

Dans les locaux du Club de la Presse à Rennes

 

Conférences de presse du 20 juin 2018

à Rennes et à Nantes

Bonjour,

Le 29 septembre prochain aura lieu une manifestation à Nantes pour affirmer notre volonté de décider de notre avenir en Bretagne. Concrètement nous voulons que de Brest à Clisson l’ensemble des habitantes et habitants de la Bretagne puissent choisir le cadre institutionnel où ils vivent, si oui ou non ils et elles souhaitent vivre dans une Bretagne réunifiée.

La communication autour de cet événement est bien lancée, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus de 5000 affiches et 10.000 tracts sont en cours de répartition et des actions de popularisation auront lieu tout l’été. Une grande opération communication auprès des lycéennes et lycéens aura lieu dès septembre, avec du matériel spécifique.

Le cycle de revendications ouvert par la réforme territoriale et les espoirs qu’elle avait pu susciter est clos. Le gouvernement de Paris a une fois de plus fait fi de revendications populaires en faveur de la réunification de la Bretagne. Si nous souhaitons occuper la rue le 29 septembre 2018 c’est pour ouvrir un nouveau cycle de revendications, notamment vers la classe politique locale qui doit passer du discours aux actes.

Partout en Europe, comme en Catalogne ou en Écosse et jusque dans les possessions françaises comme en Kanaky/Nouvelle-Calédonie, le temps est aux référendums, car c’est aux peuples de décider de leurs avenirs. Nous pensons qu’il est temps que les bretonnes et les bretons, sans discriminations d’origines, soient consultés sur les limites de leur territoire et sur les compétences que le peuple breton peut lui-même exercer pour plus de souveraineté locale et de démocratie.

C’est un enjeu de taille que d’inscrire le droit de décider à l’agenda politique breton. À partir du 29 septembre, c’est notre droit démocratique à l’autodétermination que nous voulons conquérir et mettre en pratique. Nous voulons prendre notre destin en main et organiser un referendum sur l’unité administrative de la Bretagne. Cette consultation démocratique nous la voulons avec l’ensemble de la société bretonne et les élu·e·s locaux que nous appelons à passer aux actes, avec ou sans l’accord de Paris.

Nous avons le devoir moral de proposer à la jeunesse de Bretagne d’être actrice de son avenir à un moment ou nous continuons à évoluer dans le cadre ultra-centraliste de la constitution de 1958, sur laquelle une infime partie de la population actuelle a pu se prononcer.

Nous avons l’opportunité de rassembler ici en Bretagne sur la base du droit à décider pour proposer un autre modèle institutionnel, social, économique, linguistique et environnemental garantissant à tous et toutes l’accès au savoir, à l’éducation, aux transports, à la santé, à la culture. Face à la démission d’un État qui ne résonne qu’en terme de rentabilité, qui délaisse avec mépris la population et méprise les plus fragiles d’entre nous, nous voulons prendre nos affaires en main et proposer une réelle alternative.

Nous imaginons cette manifestation comme plurielle et familiale, représentative de la diversité existant en Bretagne, et défendant une vision inclusive de l’identité bretonne. La manifestation sera déclarée et encadrée par un service d’ordre.

Nous souhaitons que les associations culturelles bretonnes habituées des manifestations pour la réunification s’approprient cette première journée revendicative pour en faire un succès et porter dans les mois qui viennent cette dynamique dans l’ensemble de la Bretagne.

Premiers signataires de l’appel à manifester le samedi 29 septembre à Nantes :

44=Breizh, Dibab, Ti ar Vro Bro-Leon, Ti ar Vro Gwengamp, Ti ar Vro Kemper, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Centre Culturel Breton Yezhoù ha Sevenadur, Emglev Bro Karaez, DAO (Deskiñ d’an oadourien), Roudour, Raok (brezhoneg e Kreiz Breizh), La Gauche Indépendantiste (Breizhistance), Collectif LGBT Breton, Dispac’h, Ai’ta, SHAGT (Saint-Herblain A Gauche Toute), …

Publiée par Bretagne-Info.org sur Mercredi 20 juin 2018

Une fois encore nous nous retrouvons aux côtés des organisations et soutiens historiques de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dans les diverses manifestations et rassemblements organisés depuis hier en Bretagne en soutien à nos camarades de la ZAD. Et ce aussi souvent qu’il le faudra, de Nantes à Brest, de Rennes à Quimper. Une fois encore nous dénonçons fermement l’attitude du gouvernement qui a décidé de montrer ses muscles sur la ZAD, face à ses occupants, ceux qui défendent un monde différent, basé sur le respect de l’environnement, une agriculture alternative, contre la société de consommation qu’engendre le capitalisme.

Le gouvernement Macron a décidé d’en finir par la violence avec la commune libre de Notre-Dame-des-Landes. La presse est interdite sur place et les informations des mass-médias les plus lus en Bretagne, comme Ouest-France se font le relais, une fois n’est pas coutume, de la préfecture. Ils détruisent des lieux de vie, des terrains travaillés, un mode de vie… Ce gouvernement montre tous les signes d’un glissement vers un autoritarisme fort salué dans son action à Notre-Dame-des-Landes par la droite française comme l’extrême-droite.

Mais n’oublions pas que les précédents gouvernements étaient de la même veine. Macron se faisant le chantre du ni gauche ni droite, ne vient pas de nulle part. Il s’inscrit dans la continuité d’une logique bien plus ancienne qui est la logique de l’État-Nation France. Cet État-Nation n’a de cesse d’écraser les revendications légitimes des peuples à décider de leur avenir que ce soit en matière environnementale, sociale, culturelle, linguistique…

Aujourd’hui il attaque la ZAD et promet des poursuites judiciaires complètement démesurées à tous ceux qui remettront en question sa détermination. Hier, 7 personnes ont déjà été arrêtées et une placée en déféré au tribunal de Saint-Nazaire. Ce soir le chiffre aura surement augmenté. Pendant ce temps les bandes fascistes organisées attaquent à coup de batte de baseball les universités occupées par les étudiants et les enseignants comme à Montpellier, Strasbourg, Tolbiac, le château à Nantes qui héberge 200 sans-papiers et des étudiants grévistes. Et ce sans la moindre condamnation d’un État sécuritaire dans la lignée de ses prédécesseurs. Rappelons-nous de l’acquittement du gendarme responsable de la mort de Rémi Fraisse à Sivens. Quid de l’attitude la justice aux ordres de l’État quand l’extrême-droite nantaise issue des beaux quartiers tabassent des jeunes ados ? On leur rappelle que ce n’est pas bien.

Alors oui nous devons dénoncer l’agression armée de la ZAD orchestrée par Macron et son sbire Collomb qui envoient des blindés dorénavant sur les opposants. Mais nous devons aussi condamner l’État-Nation autocrate, centraliste, oligarque, de mise avec les multinationales et les gros investisseurs de l’agro-buisiness qui n’hésite pas à frapper sans discernement quand il détruit par exemple la ferme des 100 Noms, porteuse d’un projet agricole alternatif depuis des années.

C’est aussi un moyen de détourner l’attention alors que se met en place un vrai mouvement social, une grève dure pour les cheminots qui défendent courageusement leurs droits et un service public de transport qui va à contresens de la logique capitaliste du gouvernement. Les habitants de Notre-Dame-des-Landes ne se sont d’ailleurs pas trompés en appelant à soutenir les cheminots.

Tant que le peuple sera privé du droit à l’autodétermination dans la gestion de son avenir social, économique, environnemental, agricole, culturel ou institutionnel, que les décisions seront prises par quelques-uns, élus par quelques autres et légitimés par un système politique obsolète, alors les agressions de l’État-Nation continueront.

Sur la ZAD, contre les grévistes, pour imposer des projets miniers en Bretagne ou une centrale à gaz, contre la langue bretonne ou par son intransigeance à  imposer la partition de la Bretagne, à nous imposer un modèle économique, politique, agricole.

C’est la démocratie qui est confisquée depuis bien longtemps par les puissants et l’agression policière que subissent nos camarades de la ZAD n’en est que l’aboutissement. Il est temps de s’organiser autrement, organiser des résistances partout, exercer notre droit à l’autodétermination ici en Bretagne comme ailleurs pour décider à la base de quoi sera fait notre avenir. Seule une Bretagne Libre et socialiste, de Brest à Clisson en passant par Notre-Dame-des-Landes, brittophone, égalitaire, accueillante et solidaire, féministe, écologiste et organisée à la base, par le peuple breton lui-même, est à même de prendre son destin.

La ZAD a fait germer un espoir révolutionnaire en Bretagne que le gouvernement veut détruire, soufflons sur les braises et allumons de nouveaux foyers un peu partout.

Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

Vive la ZAD ! Vive le droit à l’autodétermination !

Vive la Bretagne libre et socialiste !

Une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblé.e.s samedi 31 mars à Châteaubriant pour réclamer la création d’une filière bilingue breton-français à l’école.

Une demande d’ouverture avait été refusée par l’inspecteur académique alors que toutes les conditions étaient réunies (et notamment avec la pré inscription d’une quinzaine d’enfants).

La partition de la Bretagne impact le développement de l’enseignement bilingue en Loire-Atlantique où à chaque fois qu’il y a des tentatives de mettre en place des projets bilingues cela s’apparente à un véritable parcours du combattant. À 30km de Châteaubriant, à la la Guerche de Bretagne en Ille-et-Vilaine, une filière a pu voir le jour dans les mêmes conditions l’année dernière, comment expliquer ce refus ?

Les parents d’élèves ont appelé à la mobilisation, seul moyen de faire pression sur l’inspection académique. Dans une ambiance familiale, la manifestation s’est rendue de la mairie aux locaux de l’académie où des représentants des parents d’élèves, Divyezh, Diwan et du syndicat de l’éducation Snuipp ont pris la parole pour défendre le projet d’école bilingue.

Une lettre et des dessins d’enfants ont été déposé dans la boîte aux lettres du rectorat d’académie afin d’obtenir un rendez-vous.

La mobilisation va continuer afin d’obtenir l’ouverture de la filière, on l’espère, en septembre prochain.

Le collectif indépendantiste Dispac’h lance une campagne contre la spéculation immobilière. Durant le week-end du 17 et 18 mars, des militant.e.s ont collés des affiches sur des résidences secondaires aux 4 coins de la Bretagne :

- A Saint-Malo sur le site du projet d’un Hôtel 5 étoiles privé en bordure de mer (et sur un terrain public !!).

- Dans le pays de Guérande où la spéculation empêche particulièrement les jeunes paludiers de s’installer dans de bonnes conditions, et à Mesquer où près de 70% des logements sont des habitats secondaires.

- Dans le pays de Carantec, en nord Bretagne, où les résidences secondaires représentent presque 40% des habitations comme partout sur le littoral breton.

- Mais aussi en Cornouaille à Fouesnant et Bénodet, ou dans les Côtes d’Armor à Plouha, villes qui voient aussi leur jeunesse s’exiler vers les campagnes !

En Bretagne, le territoire côtier est dépendant à l’économie touristique. Cette quasi mono-activité, saisonnière, est lourde de conséquences pour nos villages : commerces qui tournent au ralenti et travail saisonnier durant la moitié de l’année. Cette situation entraîne également une exploitation des travailleuse.r.s en précarisant les emplois et en multipliant les abus aux droits du travail.

Le tourisme est consommateur d’espace et donc de logements. La non régulation de l’immobilier et le développement des résidences secondaires depuis des dizaines d’années entraînent une hausse des prix et des loyers constante. Les logements sont ainsi devenus inaccessibles à celles et ceux ayant de faibles revenus au moment où nous en manquons cruellement ! Travailleuse.r.s précarisé.e.s, familles, jeunes, migrants… etc. Les villages ainsi vidés de leur vie plus de la moitié de l’année voient fuir les services publiques et disparaître les dynamiques et initiatives locales. C’est la ruine de nos villages et la jeunesse qui s’exile !

L’industrie touristique est aussi destructrice de l’environnement. La concentration de visiteurs durant une période courte de l’année sur le littoral nécessite la construction d’équipements toujours plus importants qui participent au bétonnage de nos côtes. Cela entraîne également une surproduction de déchets qu’il faut gérer (stations d’épuration saturées, coûts de collecte des déchets…). Le tourisme que nous subissons aujourd’hui n’est pas un tourisme durable qui crée une harmonie en termes d’aménagement du territoire.

En Bretagne, les modèles de mono-économie comme le tout tourisme sur nos côtes, ou l’agriculture productiviste dans nos campagnes ne sont plus acceptable. Pour d’autres choix de société et de vie, nous revendiquons le droit de décider pour les territoires sur lesquels nous vivons.

Des pouvoirs communaux jusqu’à l’indépendance, autodétermination pour le peuple breton !

Dispac’h (la Révolte en français) est un nouveau collectif indépendantiste en Bretagne et dont les militant.e.s se retrouvent autours des valeurs ayant trait à l’écologie, le féminisme, la lutte contre le capitalisme, l’internationalisme, l’antifascisme et la promotion de la langue bretonne.

Site internet : www.dispach.bzh

Suite à l’assemblée générale organisée début décembre 2017 par le collectif 44=Breizh en vue de la mise en place d’une coordination pour la réunification et la démocratie en Bretagne, les militants ont également lancé un défi photo pour la réunification : ur gumun, ur pegsun / une commune, un autocollant).

Le but de ce défi est de rendre visible la lutte pour la réunification partout en Bretagne, en prenant en photo un autocollant, une affiche ou une peinture en lien avec la réunification de la Bretagne et de l’envoyer sur la page Facebook du défi, ou sur Twitter.

La carte du territoire est actualisée chaque semaine avec les nouvelles communes qui on été photographiées. Aujourd’hui, environ 20% des 1500 communes de Bretagne a été photographié !

Vous pouvez trouver les autocollants ou autres accessoires sur le thème de la réunification sur la boutique en ligne de 44=Breizh. À la fin de chaque mois, des prix seront décernés (livres, disques, badges, autocollants…) pour les différentes catégories qui sont proposées chaque mois. Chacun peut prendre part au jeu d’une façon amusante.

N’hésitez pas ! Bec’h dezhi !

Une réussite ! Deux ans après avoir commencé à travailler sur le dossier, avoir demandé de l’aide aux gens et aux associations locales puis avoir présenté le projet officiellement, voilà enfin la réponse du CSA : il y aura bel et bien une radio 100% en langue bretonne à Nantes !

L’annonce de l’officialisation de cette radio est une avancée considérable pour la langue bretonne dans le pays nantais mais également pour toute la Bretagne. C’est une étape importante pour la normalisation de notre langue au quotidien, et ce malgré les frontières administratives d’un autre temps que sont les « Pays de Loire »…

La « Radio Naoned » devrait commencer à émettre en RNT au début de l’année 2019. Il reste encore beaucoup de travail pour collecter de l’argent, trouver et former des bénévoles, installer le matériel, salarier plus de personnel également. C’est une très bonne chose pour les médias en langue bretonne en général : félicitations à l’équipe de Radio Kerne et bon courage pour l’avenir !

Ci-dessous, une interview réalisée en breton par Gwagenn.TV au mois de juin 2017. Morgane Bramoullé, journaliste à Radio Kerne, était venue avec une partie de son équipe au Centre culturel breton « Yezhoù ha Sevenadur » (à Saint-Herblain, prêt de Nantes) pour expliquer le projet à la soixantaine de personnes présentes ce jour-là.

Plus d’une quarantaine de personnes ont pris part à l’initiative de 44=Breizh et de Dibab autour de la réunification de la Bretagne et de l’autodétermination ce 9 décembre à Saint-Herblain.

Parmi une assistance jeune et motivée, on pouvait noter la présence d’adhérent-e-s de Bretagne Réunie, de l’UDB, de l’avocat Yann Choucq, ainsi que de très nombreux militant-e-s ou proches de la Gauche Indépendantiste.

La matinée était consacrée au bilans des différentes initiatives de ces 10 dernières années (44=Breizh, Dibab, Pétition des 100.000, …) et l’après-midi aux perspectives. Tout le monde a souligné la qualité des débats et des échanges et les organisateurs ont publié le texte suivant à la fin de la journée :

Réuni-e-s à Saint-Herblain le 9 décembre dans le cadre d’une Assemblée Générale ouverte, des membres et sympathisant-e-s de 44=Breizh, de Dibab, et avec la participation d’adhérent-e-s de Bretagne Réunie, proposent de revivifier le combat pour l’unité et le droit de décider en Bretagne en impulsant une coordination démocratique bretonne.

Il s’agira d’un espace politique ouvert aux individus, associations, formations politiques, pour mettre à l’agenda politique breton le droit à l’autodétermination.

Cela se traduira par :

  1. le soutien à l’initiative de la « Pétition des 100.000 » de Bretagne Réunie,

  2. la mise en place d’une campagne obligeant les élu-e-s de la région administrative Bretagne à se positionner en faveur d’un référendum d’autodétermination auto-organisé,

  3. la planification d’un agenda qui comprend déjà deux dates : la tenue d’Assises démocratiques bretonne le 2 juin 2018 dans le Pays Nantais et l’organisation d’une journée de mobilisation populaire dans les rues de Nantes le 22 septembre 2018 pour affirmer le droit de décider de Brest à Clisson.

Nous apportons dans l’immédiat notre soutien à la Coordination des Juristes de Bretagne, représentée à notre Assemblée Générale, qui s’oppose au démantèlement de la carte judiciaire bretonne.

Nous contacterons dans les semaines qui viennent l’ensemble des acteurs de la réunification de la Bretagne et du monde culturel breton en général pour construire ensemble cette coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.

La Gauche Indépendantiste appelle à participer le samedi 9 décembre à Saint-Herblain à l’Assemblée Générale proposée par le collectif 44=Breizh et l’association Dibab pour relancer le mouvement en Bretagne sur les questions de réunification et d’autodétermination. La participation la plus large à cette initiative ouverte est un objectif car elle offre une possibilité d’auto-organisation collective à ceux et celles que ce combat interpelle. Elle vise à redéfinir les objectifs et moyens du combat pour la réunification de la Bretagne et pour le droit de décider dans l’ensemble de notre pays. Il s’agit de créer un espace politique permettant de construire un agenda politique breton non basé sur le calendrier électoral parisien et ne refaisant pas les erreurs des structures régionalistes passées qui nous ont amenés dans l’impasse actuelle.

Nous souhaitons pour notre part, amener le peuple breton sur le chemin de la rupture démocratique, pour amorcer par nous même un processus constituant afin de choisir librement en tant que peuple un autre modèle économique sociale et environnementale, de Brest à Clisson. Pour ce faire il faut  créer les conditions pour que le peuple breton puisse exercer son droit à l’autodétermination dans l’ensemble de son territoire en mettant cette question à l’agenda politique sur nos bases et pas celles des réformes territoriales des gouvernants de Paris dont nous n’avons rien à attendre et bousculer les notables et élus locaux qui n’agissent pas.

Faisons circuler l’information. Participons ! Faisons vivre cette initiative !

 

La Gauche Indépendantiste (Breizhistance).


Alors que plus que jamais pour les peuples la question du droit à choisir son destin se pose dans l’actualité Européenne, notamment avec le processus en cours en Catalogne, force est de constater que ce débat ne progresse pas en Bretagne.

La revendication historique et légitime de l’unité de la Bretagne ne trouve pas de débouchés politiques car le pouvoir central reste sourd à cette revendication mais aussi et surtout parce que nos élus locaux ne se mobilisent pas pour changer cet état de fait antidémocratique.

Le mouvement pro-réunification peine à mobiliser après la réforme territoriale ratée de 2014, et n’arrive pas à créer un mouvement de masse susceptible de remettre cette question à l’agenda politique breton en la liant à un mouvement d’ensemble pour plus de démocratie dans l’ensemble de la Bretagne.

Nous sommes breton-ne-s de Brest à Clisson et de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix – que seul le peuple a le droit de faire – est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les conditions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle institutionnel, démocratique, social et environnemental dans la Bretagne « historique ».

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant tous ceux et celles attachés à cet objectif sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle.

Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xénophobe.

Nous avons besoin d’un espace participatif et imaginatif, traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

Nous avons aussi besoin de faire le bilan des initiatives en cours et passées allant dans ce sens.

Le samedi 9 décembre nous vous donnons rendez-vous au Centre Socioculturel Le Grand B. (11, rue de Dijon) a Saint-Herblain à partir de 9h30 pour construire la coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.
Cette réunion est ouverte aux individu-e-s et organisations partageant ces objectifs.

PROGRAMME :

  • 09h30-10h00 : accueil des participant-e-s.
  • 10h00-11h15 : Bilan des expériences DIBAB, 44=Breizh et Galv Pondi.
  • 11h30 : Bilan l’appel des « 100 000 signatures ».
  • 12h30 : Repas.
  • 13h45 : Tour de parole collectif « Quels outils pour la lutte pour la réunification et l’autodétermination ? ».
  • 16h00 : Mise en place d’un cadre organisationnel et d’un agenda permettant à toutes et tous de s’impliquer. Rédaction d’une charte et mise en place d’un calendrier revendicatif.
  • 18h30 : Fin des débats, mise en ligne du communiqué final.