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brezhoneg ofisiel

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A-benn arc’hoazh (15 a viz Here) e vo sinet an « emglev arbennik war yezhoù Breizh » etre dilennidi rannvro Breizh hag ar Stad-c’hall. Ouzhpenn treut eo an emglev-se ha n’eo ket souezh pa n’eus gant ar bolitikourien a sino anezhañ tamm interest ebet da welet ar brezhoneg o vont war-raok er gevredigezh.

N’hon eus ket fiziañs er Stad ha biken n’hon devo fiziañ enni. Na kennebeut e dilennidi ar rannvro pa n’eus gante tamm youl ebet da sevel ur politikerezh yezh a vefe kad da ginnig d’an holl dud e Breizh ur servij publik a zeskadurezh klok eus ar skolioù-mamm betek ar skolioù-meur.

Ne dalv ket boan ivez manifestiñ d’ar 24 a viz Here e Karaez ma n’eo ket evit goulenn traoù resis ha krediñ stourm da vat en amzer da zont. Ar re a ra war-dro aozañ manifestadeg Karaez n’o deus ket teurvezet goulenn kontoù digant dilennidi ar rannvro hag ar Stad abaoe ar promesa sinañ an emglev e miz Kerzu 2013. Un tamm mat a giriegezh o deus ivez ma ‘z eo ken reuzeudik an emglev. Met marteze e kave dezhe e tlee ar Vretoned hag ar Bretonezed derc’hel da gaout fiziañs en o renkad politikel a lak lostoù leueoù da dremen dre o genoù abaoe keit-all. Ne gav ket deomp-ni ez eus peadra da fiziañ hon dazont hag hini hon yezh er bolitikourien avat. An darn vrasañ anezhe ne reont ket gant ar brezhoneg, nag e-kerzh emvodoù ar c’huzul-rannvro, nag e-barzh o buhez pemdez.

N’eo ket goulenn digant dilennidi ar rannvro hag ar Stad a vo graet ganeomp, met rediañ anezhe d’ober ar pezh a fell deomp e rafent. Kemer a rimp ar pezh a zo dleet deomp evit sevel un dazont d’hor yezh, ha da gregiñ ganti e pledimp gant an deskadurezh hag e c’hounezimp ar pezh a zo e-barzh al listennad resisaet e-barzh an trakt-mañ.

Lod zo aet skuizh-mat o vevañ diwar ar pezh zo bet gounezet gant reoù all bloavezhioù zo. Marteze a-walc’h e kav dezhe eo erru poent en em vodañ evit sevel ul luskad stourm nevez evit kas ar brezhoneg war-raok, war bep tachenn, ha da gentañ penn hini an deskadurezh. Un toullad eus labourerien ha labourerezed an deskadurezh vrezhonek a c’hellfe bezañ dedennet da genlabourat muioc’h, da brederiañ ha da stourm asambles, hep aon, gant youl ha plijadur…ha disfiz bras e-keñver tud ar galloud, pe e vefent pell du-hont e Pariz, peotramant tost deomp.

Ar Stad hag ar rannvro n’o deus ket echu da gaout bec’h ganeomp. Adalek bremañ e labourimp da sevel ur c’heñver nerzh a-du gant stourmerien ha stourmerezed ar brezhoneg. Deuit ‘ta ganeomp !

Emgav zo roet d’ar 24 a viz Here da 1e e Karaez, DIRAK AN TI-GAR,  a-drek un giton “Stourmomp Asambles evit ar Brezhoneg ofisiel (SAB)” ! A-raok manifestiñ asambles gant ar re all.

Ar bodad
Stourmomp Asambles evit ar Brezhoneg ofisiel (SAB)

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Nous avons pris connaissance du contenu de la convention spécifique sur les langues de Bretagne qui sera signée dans quelques jours entre l’État et la région Bretagne. Sans surprise il exprime clairement la volonté de l’actuelle mandature régionale et de l’État d’éviter à tout prix la construction d’une politique linguistique qui permette d’assurer le développement de la langue bretonne (notamment dans l’éducation). Cette convention est une coquille vide rédigée par une classe politique qui n’a aucun intérêt à ce que le peuple breton se réapproprie sa langue, socialement et politiquement. Nous exigeons que les élus de la région renégocient la convention et y intègrent l’ensemble des revendications suivantes* :

Faire évoluer les règles de l’enseignement bilingue : suppression du seuil pour l’ouverture d’une nouvelle classe, nommer un poste entier par cycle (maternelles, cycle 2 et 3) pour les écoles en zone urbaine et pour toute nouvelle création de poste ou de classe bilingue, acter un engagement de la création d’un poste pour 3 ans ;

Renforcer le soutien à l’enseignement associatif par immersion proposé par le réseau Diwan (financement de Kelenn et de l’accueil des élèves du second degré en internat, mise en place d’un dispositif de pérennisation des employés non enseignants…) ;

Missionner l’Office Public de la Langue Bretonne pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de développement pluriannuel de l’enseignement bilingue et de l’enseignement de la langue bretonne pour une adoption d’ici 2017, comme le fait déjà l’Office public de la langue basque ;

Développer les sites de proximité pour la formation des futurs enseignants bilingues et mettre en place un pôle de formation bilingue dans chaque Université pour les futurs enseignants bilingues. Porter à 20 % minimum le nombre de postes bilingues ouverts au concours dès 2016 et à 40 % au terme de la convention, soit en 2020 ;

Développer au sein des ESPE (Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation) et des Universités chargés de la formation initiale des enseignant, un module d’initiation aux langues et aux cultures de Bretagne pour l’ensemble des futurs enseignants monolingues ;

Généraliser l’initiation à la langue bretonne tout au long du primaire en le proposant à toutes les écoles, et atteindre, d’ici 2021, 3 heures par semaine à l’image de la Corse ;

Développer un nouveau service au sein de l’Office Public de la Langue Bretonne afin de traiter des nouvelles technologies ;

Augmenter l’enveloppe annuelle d’aide pour les formations longues afin d’atteindre 500 personnes aidées chaque année dès 2016 ;

Organiser une campagne « Quêteurs de mémoire – Klaskerien ha treizherien soñjoù » à l’échelle de la Bretagne ;

Création d’au moins une crèche et d’un centre de loisir en langue bretonne par canton et formation de personnel bilingue compétent.

Nous dénonçons également la passivité et l’inaction d’une partie du mouvement culturel breton qui depuis la promesse d’une « convention spécifique sur les langues de Bretagne » (annoncée par Jean-Marc Ayrault, premier ministre, en décembre 2013) n’a pas daigné demander des comptes aux élus de la région et à l’État.

L’État français n’a aucun intérêt à ce que la langue bretonne se développe. Quant aux élus de la région, ils ont prouvé qu’ils n’avaient pas l’intention de faire évoluer la situation.

Par cette première action contre un des symboles de l’opposition au développement de la langue bretonne nous annonçons la création de la plateforme SAB (« Stourmomp Asambles ‘vit ar Brezhoneg ofisiel »), plateforme de lutte apartisane avec laquelle la prochaine mandature régionale et l’État français devront dorénavant composer.

Nous lançons avec force un appel aux travailleuses et travailleurs de la langue bretonne (notamment dans l’éducation) pour qu’ils s’organisent et développent entre eux des liens de lutte et de solidarité.

Afin d’amorcer cette campagne pour l’éducation en langue bretonne nous appelons à participer à la manifestation qui aura lieu à Carhaix le 24 octobre prochain. Toutefois nous refusons l’apolitisme et l’inaction des organisateurs et proposons aux gens de se rassembler à 13h devant le château de Kerampuilh, et derrière une banderolle « Stourmomp Asambles evit ar Brezhoneg ofisiel » avant de rejoindre le défilé.

Des membres de la plateforme de lutte SAB (Stourmomp Asambles evit ar Brezhoneg ofisiel).

* revendications déjà formulées par le collectif Ai’ta (25 septembre 2015)

Il y a quelques semaines David Grosclaude, conseiller régional d’Aquitaine adhérent du Partit Occitan et siégeant en tant membre associé d’Europe Ecologie et infatigable militant Occitaniste entamait une grève de la faim pour faire respecter la volonté de ce conseil et de celui de Midi-Pyrénées qui avaient voté la création d’un office public de la langue Occitane sur la base de l’expérience de ce qui existe en Bretagne et en Pays-Basque Nord.

Cette mobilisation a mis en lumière le fait linguistique Occitan et a permis de débloquer en quelques jours la situation bloquée par la mauvaise volonté de certains fonctionnaires , les deux ministères concernés s’étant engagés à cofinancer la création de l’OPLO.

Nous publions le texte de l’organisation de la Gauche Révolutionnaire Occitane Libertat, sensibilité Occitaniste organisée sur des bases anticapitalistes qui entretient des liens de longue date avec la Gauche Indépendantiste Bretonne.

Au moment où l’on reparle de la très éventuelle ratification de la charte européenne des langues minoritaires par la France à quelques mois des régionales , ces camarades rappellent que seule la lutte collective paie.

Bretagne  Info.

Retour sur la grève de la faim. (Libertat )

Libertat ! a suivi et participé à l’ample mobilisation qui a eu lieu autour des grèves de la faim, pour la mise en place d’un Office Public de la Langue Occitane. Le succès de ces grèves démontre deux choses :

 

-1 Nous sommes méprisés car enfin de compte nous l’acceptons, quand nous refusons ce fait là, la méprise s’estompe, on nous respecte et on se respecte. Nous nous sentons exister en tant que peuple. Nous retrouvons la fierté, la vergonha n’est plus qu’un souvenir historique.

-2 L’État français ne comprend que le rapport de force.

-3 Seul le rapport de force sous forme d’une action offensive nous permet d’être victorieux. Les petites victoires sont nécessaires pour en construire de plus grandes.

Rien n’est donc marqué du sceau de la fatalité. Rien n’est immuable, tout change, tout se transforme par nos actions.

Nous croyons fermement que si cette grève de la faim avait été décidée collectivement, et donc pas unilatéralement et individuellement, elle aurait eu une toute autre portée. Bien sûr cela implique qu’il y ait une réel mouvement occitan populaire et démocratique. Ce n’est pas encore le cas. Nous pouvons imaginer l’IMMENSE impact sur notre peuple qu’aurait une action coordonnée de grève de la faim devant les 33 Préfectures d’Occitània.

 

– « Une révolte, Sire ? »

 

 

C’est vers cela que nous devons tendre. Pour faire avancer la question nationale occitane et la question sociale que nous pensons intimement liées, nous vous proposons un texte sur la désobéissance populaire. Texte initialement rédigé à l’occasion du procès d’un militant de Libertat ! Refusant de parler en français à la Cour. Il ne tourne pas seulement autour de la question occitane mais il tombe aujourd’hui à point pour faire avancer le débat. Car tout n’est que question de conscience, tant de classe que nationale.

Sur le chemin de la désobéissance populaire.

Comment devons-nous lutter pour que le peuple occitan retrouve sa liberté ? Quel moyen doit mettre en œuvre la résistance à l’ordre capitaliste pour le dépasser ? Quel est le chemin vers la Révolution, vers le Socialisme ? Quelles sont les armes à utiliser ? Voilà plusieurs questions qui en ces temps de crise ont besoin de réponses claires.

Depuis quelques années l’idée de désobéissance civile ou citoyenne a été présenté comme LA solution pour construire « un monde meilleur ».

La désobéissance civile est l’arme d’un réformisme pacifique assumé. Ces actions visent à avoir une reconnaissance des institutions, de l’État sur tel ou tel sujet pour le faire évoluer. Elle s’appuie sur une espérée prise de conscience des masses endormies. Elle soulève la question du citoyen dans un État qui n’est là que pour éviter l’irruption de ces mêmes citoyens dans la et le politique.

Le concept de Désobéissance Populaire se place sur un autre terrain d’action et vise à faire augmenter l’antagonisme avec l’État. Nous n’attendons pas l’État nous reconnaisse comme partenaire, ni qu’il se transforme par le fait de notre action. Pourquoi ? Car vouloir que l’État, instrument des capitalistes, se transforme tel quel en Etat du peuple pour le peuple (c’est-à-dire socialiste) n’est tout simplement pas possible. L’État n’est pas un instrument neutre, au-dessus des classes. Il est toujours l’instrument d’une classe. Pour nous une société ne peut changer que de manière révolutionnaire et non pas à coup de réformes. Croire qu’on pourra changer le monde graduellement est un mythe qui sert les réactionnaires.

 

Les 50 dernières années ont fini de nous convaincre.

 

Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner la lutte pour de meilleures conditions de travail, de vie, de nouveaux droits… aujourd’hui, et attendre la Révolution. C’est seulement affirmer que chaque avancée qui sera gagnée par les luttes ne peut être garantie durablement car elle sera supprimée dès que l’opportunité se présentera, comme il en est aujourd’hui des acquis sociaux. La seule garantie pour les peuples de voir leurs intérêts garantis durablement, c’est d’en finir avec la logique qui mène le système actuel et donc le Capitalisme.

Mais d’ici à la Révolution, le chemin est encore très long. C’est la lutte des classes qui est le moteur de ce chemin, et cette lutte ne peut opérer que là où elle est menée consciemment, là où il y a conscience de classe.

 

Comprenons que la conscience de classe n’est pas un fait naturel. Elle est le fruit de la lutte, c’est un fait subjectif, c’est-à-dire qu’elle est le fait de notre action. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus (ou qu’une faible) conscience de classe que les classes ont disparu. Elles existent, c’est un fait objectif et cette confusion idéologique est centrale dans le discours dominant.

La désobéissance populaire vise donc avant tout à augmenter l’antagonisme avec l’État bourgeois français, montrer qu’il est incompatible avec les souhaits de la majorité actuelle de la population. Démontrer que tous les problèmes que nous rencontrons au quotidien ne peuvent être réglés dans ce système. La désobéissance populaire pour nous est le moyen d’entraîner de plus en plus de monde vers la rébellion et de faire reculer, où c’est possible, l’ordre actuel. Bien entendu si nous pouvons gagner des avancées sociales, nous n’hésiterons pas, il est évident que l’état actuel de la gauche vient de nos défaites et de nos reculs depuis 30 ans. Mais ces avancées seront gagnées seulement parce que l’État trouvera opportun de lâcher du lest, cela ne sera en aucun cas une fin en soi. Mais chaque victoire développe la conscience et n’endort pas la combativité comme nous le disent certains.

 

C’est aussi dévoiler le profond rôle anti-peuple de l’État, son caractère de classe.

Le mouvement révolutionnaire et même progressiste, que l’on qualifie de gauche est dans un tel état de dé(re)composition que c’est la droite qui est à l’offensive dans tous les secteurs de la société. Redonner espoir aux peuples, ré-apprendre aux masses qu’il est encore possible de rêver doit être notre ligne politique actuellement.

 

Désobéir à l’ordre existant de manière organisée, consciente et collective est une des manières pour reconstruire un mouvement politique au contact des besoins des classes populaires. Cette désobéissance rentre dans un mouvement plus large visant à donner le pouvoir au peuple, à détruire l’ordre capitaliste et à établir une société basée sur la répartition des richesses, ce que nous nommons le Socialisme. Cette désobéissance populaire doit faire apparaître de nouvelles zones où le contrôle du Capitalisme sera de plus en plus estompé. Elles préfigureront la nouvelle société de demain, le nouveau pouvoir.

Cette désobéissance populaire doit servir les intérêts des classes populaires, par exemple, un refus collectif de payer les impôts, les amendes, l’eau, l’électricité etc, ne peut que rassembler et faire croître les consciences. Cela a pour but de désorganiser l’État et de nous renforcer, de démontrer la validité de la question de la lutte des classes et d’affaiblir l’hégémonie de l’idéologie dominante. L’idéologie dominante met en avant le fait que tout ce qui se passe serait « naturel », que c’est peut-être triste mais que c’est comme ça. Nous devons nous insurger contre cette situation et redonner à nos rêves une réalité offensive.

 

Sur la question occitane, la désobéissance populaire est aujourd’hui le nouveau pas à franchir après les manifestations de masses. Plus des occitanistes affirmeront par leurs actes de désobéissances l’injustice de la politique française envers notre langue, plus la population prendra fait et cause pour cette juste lutte. Plus la conscience occitane rejaillira et plus, nous, militant(e)s au quotidien seront à l’offensive. Pour nous révolutionnaires d’Occitània, lier les deux types de désobéissance est la clé pour faire converger les intérêts des masses populaires et la question occitane. C’est sortir cette question d’un certain élitisme piloté par des techniciens de la culture, l’Occitània ne pourra renaître que quand le peuple aura empoigné à pleines mains cette problématique. Il ne pourra l’empoigner que quand elle sera intimement liée à la question de sa libération sociale.

 

La désobéissance populaire est donc un des instruments de contre attaque nécessaire, qu’il faut massifier à tous les aspects de la vie sociale.

A-benn miz rik e vo deus Gouel Broadel ar Brezhoneg ha 10vet deiz-ha-bloaz Ai’ta, e Tremargad (23-24 a viz Mae). Setu amañ un tamm testenn a gont peseurt mod e oa bet ganet GBB. Emichañs e talvezo d’an dud da anavezout gwelloc’h ul lodenn(ig) eus istor ar Stourmoù evit ar Brezhoneg. Lennadenn vat !

Gouel ar Brezhoneg (1974-1983)

E kêr Wengamp an hini eo, er bloaz 1974, e voe aozet evit ar wech kentañ « Gouel ar Brezhoneg », diwar youl teir c’hevredigezh : Skol an Emsav, Ar Falz ha Brezhoneg Yezh Vev. Bep bloaz, betek 1983, e vo deus ar gouel, a-drugarez da labour Skol an Emsav dreist-holl, sikouret gant tud deus ar vro : e Gwengamp (1974), Kastell-Paol (1975), Pont -‘n-Abad (1976), Karaez (1977), Zinzag Lokrist (1978), Ar Roc’h-Derrien (1979), Plabenneg (1980), Plogoñv, Pontekroaz ha Douarnenez (1981), Gwengamp (1982), ha Pondi (1983). Berzh-diverzh a raio ar gouel, hervez ar bloazioù, al lec’hioù hag an dud a raio war e dro. Pemp mil den a vo gwelet o tont da Wengamp e-doug ur sizhunvezh gouel e 1982 da skouer (« pevar fezh-c’hoari, tremen 50 c’hoarier, 2 film, ouzhpenn 80 kaner ha soner, gant, en o zouez, 13 strollad sonerezh. Da lâret eo an holl bezhioù-c’hoari e brezhoneg prest d’ar c’houlz-se ha kazi an holl ganerien vrezhoneg » (1). Met 1800 hepken a voe gwelet e Pondi er bloaz war-lerc’h (2).

Anat eo d’an aozerien ar ster politikel roet d’ar gouel, kinniget evel un « arouez eus youl labourerien Vreizh da vevañ en o bro, arouez o youl ivez da larout o soñj evel ma karont, hag er yezh a zo o hini » (3).

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Ur gouel hollvrezhonek eo sañset Gouel ar Brezhoneg bezañ. Met chikan a sav un tamm diwar « reolenn an unyezhegezh » evel ma lenner gant Herve ar Beg goude Gouel 1982 : « Ranket hon eus herzel ouzh un ezel eus SAE da gomz galleg ha « sach-blev » zo bet gant Glenmor, memes, en abeg-se. Adalek ar penn kentañ, e 1974, ez eus bet divizet ober gant ur yezh hepken e-kerz ar gouel. Ma ne vezer ket start war se, gwelloc’h cheñch anv d’ar gouel » (4).

Kerse a gav ivez an toullad kembreiz deuet da ouel Pondi, gant an nebeud a vrezhoneg a glevont, hervez kont. Sed a lenner diwar bluenn Zonia Bowen e-barzh ar gelaouenn CARN en hañv 1983 : « Kudenn ar C’hembread en deus klasket deskiñ un tamm brezhoneg eo pegen ral e c’haller klevout unan bennak o komz ar yezh. Pa glevjomp e oa Gouel ar Brezhoneg da vezañ dalc’het e miz Mae e Pondi, ha ni e Breizh da geñver un dra all er sizhun a-raok, e rejomp hor soñj chom pelloc’h er vro da vont d’ar Gouel, da gaout, a gredemp, ur sizhunvezh a vrezhoneg nemetken. Met kerse a voe ganeomp, n’eo ket abalamour da live an abadennoù, rak kaer e oa kan, sonerezh ha filmoù, met en abeg d’an nebeud a zoujañs d’ar brezhoneg ». Ha Mark Kerrain da ouzhpennañ e desteni un tammmig pelloc’h er pennad, goude lakaat ar gaoz war diaesterioù arc’hant ar gouel :« ne ya ket pep tra mat gant Gouel ar Brezhoneg, pa ouezor ez eus bet ur c’holl a 3 million a lurioù kozh […] Goude-se, eveljust, pa vez klevet brezhonegerien evel Eric Marchand, eus ar strollad Gwerz, o c’hallegiñ war al leurenn evit e sellaouerien, eo anat ez eus un dra bennak a-dreuz. Ma ne gomz ket brezhoneg ar re a oar, piv a ray ? » (5)

Bezet a vezo, Gouel ar Brezhoneg bet lañset e 1974 a vo un darvoud kaer evit lakaat ar yezh war wel, hag un nebeud bloavezhioù goude, sur-mat e oa c’hoazh ar gouel-se en tu bennak war spered an dud ac’h aio da grouiñ « Gouel Broadel ar Brezhoneg. »

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Gouel Broadel ar Brezhoneg

D’an 21 ha d’an 22 a viz Meurzh 1987 e voe dalc’het e Karaez kentañ Gouel Broadel ar Brezhoneg. N’eo ken ar bloaz war-lerc’h e vo dibabet ober gant an anv-se e gwirionez. Er bloaz kentañ eo kinniget an darvoud e-giz ur gouel hag ur vanifestadeg o c’houlenn e vefe ar brezhoneg « yezh ofisiel e Breizh ». Diwar intrudu izili ar C’HONSEO e Breizh, Stourm ar Brezhoneg hag Emgann, e voe roet lañs d’an traoù, gant skoazell « Kenurzhierezh Sevenadurel Breizh » hag an driwec’h strollad breizhek liammet outañ, evel da skouer : Kuzul ar Brezhoneg, Unvaniezh ar Studierien Vrezhoneg, Dastum, Bretagne Gallèse, Association des Etudiants de Gallo, Association des Enseignants de Gallo, Skol an Emsav, Diwan, Ar Falz, Dalc’homp soñj, Association des professeurs de langue bretonne (Bro Bariz), Unvaniezh ar Gelennerien Vrezhoneg, Emgleo Breiz, Kendalc’h, Kevredigezh ar Studierien war ar Brezhoneg (Bro Bariz).

Splann eo al liv politikel roet d’ar gouel, kinniget evel « un devezh etrevroadel evit ar yezhoù gwasket pe nac’het », ur gouel « evit diskouez d’ar Stad C’hall ez eo bev ar brezhoneg. Evit diskouez da Europa a-bezh ez eo bev Pob Vreizh. Evit prouiñ d’ar bed ez eus ur yezh ganeomp-ni Bretoned, ur yezh birvidik ganeoc’h-c’hwi mignoned Països Catalans, ur vouezh o sevel a greiz an trouz e Bro Euskadi. Ya, aze emañ an dalc’h. Stourmomp holl a-gevret, digoromp hon genouioù hag hon daou lagadoù ha krouomp ar frammoù hon eus ezhomm evit difenn ha skignañ ar brezhoneg. Brezhoneg yezh Pobl Vreizh en deus da vezañ Brezhoneg yezh ofisiel e Breizh » eme Erwan ar C’hoadig, sekretour (evit Breizh) Kuzul Etrevroadel ar Broadoù hep Stad. 6

Brav e teu an taol gant an aozerien ha pemp mil den a zeu da Garaez er bloaz kentañ. Kemend-all a dud a vo gwelet e miz Meurzh 1988 ha muioc’h zoken e miz Ebrel 1989 hervez an aozerien (tro c’hwec’h mil den). Ouzhpenn pemp mil den a vo adarre e miz Even 1990 hag e miz Mae 1991.

Kement gouel zo un digarez da zegas da soñj d’an dud ar stourmoù diwezhañ kaset e-pad ar bloavezh. Ordin er bloavezhioù kentañ e teu Dominig Jolived da zistagañ ur brezegenn war al leurenn en anv Stourm ar Brezhoneg hag Emgann. E 1987 e lak ar gaoz war ar stourm evit ar brezhoneg er skingomz hag er skinwel, en deskadurezh, er vuhez ofisiel ha foran, menegiñ a ra trec’hioù Stourm ar Brezhoneg war dachenn ar panelloù, ha lâret ur wech ouzhpenn pegen ret eo lakaat ar brezhoneg da yezh ofisiel e Breizh :

« Ma ‘zomp ken niverus hiziv e Karaez eo dre ma santomp holl eo poent bras ober ur c’hammed war-raok er stourm evit hor yezh hag hon fobl, hag enebiñ kreñv ouzh politikerezh ar Stad C’hall a zalc’h da nac’h e blas d’ar brezhoneg e kement tachenn a zo.
– E hini ar skingomz hag ar skinwel, da gentañ : pelec’h emañ an abadennoù brezhoneg prometet deomp e Radio Breizh Izel pemp bloaz ‘zo ? Pet eurvezh a vrezhoneg a vez skignet gant Radio Arvorig bep sizhun ?
Piv ac’hanomp en deus goulennet diblasañ an abadenn « Chadenn ar Vro » en FR3, goude ma oa dija ken nebeut all a vrezhoneg ?
– Mouget ‘vez ar brezhoneg e tachenn an deskadurezh ivez : Dasout d’an testennoù ofisiel ez eo dibosupl evit an darn vrasañ eus bugale Vreizh da heuliañ kentelioù brezhoneg er skol. Piv ‘zo penn kaoz ma n’eo ket mevelien ar Stad C’hall, pe skolaerien, pe gelennerien, pe renerien skol, pe ensellerien, pe rektor a akademiezh e vefent ?
Pet skol divyezhek publik a vo digoret a benn da vloaz ? Pet skolaer a vo stummet war ar brezhoneg er skolioù-mistri ?
Pevare ‘vo savet un DEUG a benn krouiñ plasoù kelennerien war ar brezhoneg er skolajoù hag el liseoù ?
Hag ar skolioù Diwan ? Ha lezel a raimp hon enebourien da zistrujañ ar pezh omp deut a benn da sevel en ur ober dek vloaz ? Sur ne raimp ket !
– E-barzh ar vuhez ofisiel ha foran e vez nac’het ivez e blas d’ar brezhoneg : ur yezh hag ur yezh hepken a vez aotreet e-kerz an darempredoù etre ar vrezhonegerien hag ar servijoù publik : ar galleg.
Ha m’omp deut a benn da c’hounit traoù ‘zo war dachenn ar panelloù-hent eo goude bezañ kaset war-raok ur stourm hir ha kalet.
Ret eo anzav n’eus politikerezh hollek ebet en dachenn-se a-berzh pennoù bras ar stad hag an dilennidi. Bolontez vat un toullad maered hag ur C’huzul Jeneral ha netra ken.

En dachenn-mañ, kement hag en tachennoù all e rankomp gounit ur STATUD A YEZH OFISIEL evit ar brezhoneg e Breizh.
Dreist d’al lugan e talv kement-mañ e vo anavezet ha degemeret ar brezhoneg evit yezh vroadel hon fobl, da larout eo e vo roet e holl blas dezhañ e kement tachenn eus ar vuhez sokial, sevenadurel hag ekonomikel.
War verr-dermen e talvez evidomp e rankimp :
1- gounit ur chadenn skingomz hag ur chadenn skinwel e brezhoneg evit Breizh a-bezh,
2- kaout an tu d’ober gant ar brezhoneg e kement degouezh eus hon buhez prevez ha foran,
3- lakaat ar brezhoneg da zanvez ret en deskadurezh.
Ur statud a Yezh Ofisiel a vo talvoudus da stourm ouzh an dilabour hag an harlu evit labourerien Vreizh dre ma krouo milieroù a blasoù labour er skolioù, en embann, er selled-ha-kleved, en enklask, er c’hoariva ha sinema… »

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E-giz ur melezour eus stourmoù ar mare e teu ar vodadeg da vezañ. Bep bloaz (er penn kentañ) e vez gouestlet ar gouel d’un tem bennaket : ar brezhoneg er mediaoù (1988), en deskadurezh (1989), ar brezhoneg hag ar yaouankizoù (1990). Diwar lenn ar prezegennoù e weler gant petra eo bet prederiet ar stourmerien e-pad ar bloaz. E 1990 da skouer emañ adarre Dominig Jolived dirak engroez ar gouel, berv ennañ, o tegas war spered an holl ez eus bet bac’het ur stourmer politikel e-pad mizvezhioù peogwir en devoa nac’het mont e galleg ouzh al lez-varn :

« Ar Brezhoneg er skol » a oa danvez ar gouel warlene. Bloaz war-lerc’h e rankomp gwelet ur wech ouzhpenn penaos n’eo ket aet an traoù war-raok. Derc’hel a ra ar Stad c’hall da nac’h DIWAN ha padal he deus sinet un emglev gant ar skolioù Euskareg, Katalaneg, Korseg hag Okitaneg. Ur post evit ar c’hapes Brezhoneg, seizh evit an hini Korseg. Penaos kompren an droukziforidigezh-se ? An dismegañs-se ? […] « Ar Brezhoneg hag ar re yaouank » eo danvez hon devezhioù stourm ha gouel hevlene […] Krog eo ar studierien hag al liseidi da c’houlenn ma vefe doujet ouzh gwirioù Breizh en hon skolioù. Krouet o deus ur gevredigezh, DAZONT. Ra ray berzh ! […] Stourm ar panelloù-hent n’eo ket gounezet c’hoazh, daoust ma santer ez a war-raok, a-drugarez da SAB. El lezioù-barn ez eo difennet atav ober gant ar brezhoneg. Gilbert Cabon en deus diskouezet, dre e emzalc’h, pilpouserezh ar Stad c’hall. Diouzh un tu e lid « gwirioù mab-den » en ur frotañ argant forzh pegement, « hon » argant ivez. Diouzh un tu all e talc’h un den en toull e-pad unnek miz war zigarez e venn eñ komz brezhoneg ! » (7)

Lies gwech en em gav ivez war al leurenn prezidant UGB (Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg) pe hini Diwan, e-giz Andre Lavanant e 1991, a gomz eus diaesterioù ha stourmoù ar brezhoneg er skolioù : « Piv ‘zo o tougen ar gelennadurezh vrezhonek ? N’eo ket an ensavadurioù bras, ar Stad pe an DDEC, nann, teir gevredigezh, o tic’hagniñ evit mont war-raok : Diwan, an APEEB, ha UGB […] Echu gant Diwan a-benn daou viz ? N’eo ket gant plijadur e vez distaget frazennouigoù a-seurt-se. Hiziv-an-deiz e c’hellfe c’hoarvezout » (8).

Hag e 1992, ur wech c’hoazh, enebiezh ar Stad ouzh ar skolioù brezhonek, diouzh sell aozerien ar gouel, hag afer an degemer graet da stourmerien Euskadi : « Diwan, ur wech ouzhpenn, zo en arvar. An « emglev » sinet gant ar Stad c’hall daou vloaz zo a ziskouez splann hiziv an deiz ar mankoù. Pemp den dambaeet gant ar Stad pa zo ouzhpenn kant implijiad e-barzh Diwan. Bourges, mevel Pariz e Breizh a c’houlenn gant Diwan kempouezañ e vudjed. Evel pa vefe pal ur skol gounit argant […] Bro c’hall, « bro ar frankiz », a laka en toull-bac’h Bretoned evit bezañ roet bod da Euskariz. Seizh anezho zo c’hoazh. Emeur o sevel Europa ar pobloù ? Nann, Europa ar bolis ! » (9)

Gouel Broadel ar Brezhoneg e Speied

Adalek Mezheven 1992 eo dilec’hiet ar gouel e Speied, ma vo oberiant-oberiant an ti-kêr hag ar goñversanted evit brezhonekaat ar barrez da geñver an darvoud. Goude 1992 e seblant SAB pellaat eus aozadur ar gouel (n’emañ ket e anv war ar skritelloù ken) evit leuskel ar plas da dud Emgann hag ar gevredigezh Kan an Douar (Landelo) a raio war-dro ar gouel betek ar fin. Hennezh a vo bloavezhioù-pad, evel ur skeudenn glok eus ar c’hrouiñ e brezhoneg war dachenn ar sonerezh hag an embann (bernioù standoù a oa). An holl ganerien ha sonerien, an holl strolladoù muzik breizhek o devo tro da vont war leurenn Gouel Broadel ar Brezhoneg : Youenn Gwernig, Gilles Servat, Glenmor, Alan Stivell, Bernez Tangi, Kristen Noguès, Jakeza al Lae, Jean-Yves ar Rouz, Ifig Troadeg, Mona Jaouen, Andrea ar Gouilh, E.V. Ha meur ha meur a hini all c’hoazh.

Bewech e vo kinniget d’an dud « ur sell war-zu ar sevenadurioù all » hag hervez an aozerien e tenn Gouel Broadel ar Brezhoneg tamm-pe-damm da « bodadoù bras Bro-Gembre pe Euskadi, an Eisteddfod hag an Erri-Eruatz » (10). Arzourien a-bep seurt broioù a vo pedet da zont, ha lod anezho brudet-mat : Meic Stevens (Kembre) e 1991, The Chieftains (Iwerzhon) hag I Muvrini (Korsika) e 1993, Idir (Kabili) e 1994, Elena Ledda (Sardigna) e 1995, The Wolfe Tones (Iwerzhon) e 1996, Ammouri M’bark (Maroko) e 1997, Carlos Nuñes (Galisia) e 1998, Granmoun Lele (ar Reunion), Tayfa (Kabili) ha Pat O’May e 1999.

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War an ton bras eo kinniget gouel Speied e-barzh Combat Breton, kazetenn Emgann : « succès grandissant, ambiance exceptionnelle » eme titl ur pennad-stur, « Speied, capitale d’une Bretagne de rêve, de la Bretagne en fête, rebretonnisée, revendicative. Les milliers de personnes venues participer à ce grand rassemblement annuel auront palié, par un efficace bouche à oreille, le boycott de F3 et l’indigence de l’information écrite », memes ma ranker ansav n’eo ket deus an aesañ tout arc’hantañ ur seurt gouel : « les choix des organisateurs pour une grande diversité de spectacles à prix réduit, trouve ici ses limites. »

E Speied e vo savet ivez ur Bank Broadel ha moullet bilhedoù breizhek, warne penn an duk Yann IV, hini Anna Vreizh pe c’hoazh Roparz Hemon, Sebastian ar Balp ha Per Roy, diazezer Skoazell Vreizh (« Arc’hant Breizh, arc’hant reizh. Arc’hant gall, arc’hant fall ! » eme an aozerien !).

Berzh bras a raio ar gouel er bloavezhioù 1990. E miz Mae 1994 ez eo tro 10 000 a dud a zeu da dremen dibenn-sizhun ar pantekost e Speied (11).  Er bloaz war-lerc’h ez eus ouzhpenn 300 soner ha kaner, 230 den a-youl vat, hag en o zouez, 150 den eus Speied (12).

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E Louargad e koun Glenmor (1997)

Tro 12 000 den a zeuio da gas anezhi e Gouel Broadel ar Brezhoneg 1997. Ha galvet an holl sonerien hag ur bern kanerien vrudet evit un abadenn e koun Glenmor : Gilles Servat, Patrick Ewen, Manu Lann Uhel, Bernez Tangi, Mona Jaouen, Kristen Nikolaz, Andrea ar Gouilh, Katell hag Yvon Etienne, asambles gant kensonerien gozh Glenmor. Ur pezh abadenn a enor evit an hini a oa deut meur a wech da zispakañ e ganaouennoù (Kan bale an ARB a skouer…)
Gouel Broadel ar Brezhoneg zo bet ur gouel sevenadurel ha politikel poblek en deus dedennet « en tu-hont d’ar pezh a vezer kustum da envel an « emsav » hervez Jañ-Mai Salomon, prezidant ar gouel, ha Yann Puillandre, ar sekretour (13).

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‘Benn ar bloaz 2001 ?

Goude gouel miz Mae 1999 e tibab an aozerien ober un tamm troc’h : « Divizet ez eus bet disterniañ evit ur bloaz, da brederiañ, da brientiñ war stummoù all d’ober, da zibab ul lec’h padus, da vont pelloc’h gant ar brezhoneg er gouel, ha da glask kenstrollañ kevredigezhioù all, dedennet gant ar brezhoneg » eme Yann Puillandre e penn kentañ ar bloaz 2000 (14). Ne vo ket gouel ebet e 2001 siwazh, moarvat abalamour ma rank luskad an tu-kleiz dizalc’hour gouzañv ar gwaskerezh deut da-heul afer Quévert, peurgetket. Dav e vo gortoz ar bloazioù 2010-2011 evit gwelet en-dro Gouel Broadel ar Brezhoneg o tont war wel.

Ur brezegenn ziwezhañ gant an aozerien, war dreuzoù ar c’hentañ kantved warn-ugent, ha war meur ha meur a dachenn, n’hallont ken gwelet n’eo ket aet an traoù war-raok d’an daoulamm… Hini ebet eus ar palioù meneget dindan n’eo bet tizhet hirie an deiz :

« Brezhoneg yezh ar vro

Trizek vloaz ‘zo emaomp o reiñ lañs d’ar gouel-mañ da zifenn ha da vrudañ ar Brezhoneg ha da gas war raok an emskiant vroadel e touez ar bobl.
Daoust m’az eo tommoc’h an dud ouzh hor yezh daoust ma kresk niver ar vugale er skolioù, a rugarez da ZIWAN, n’eus mann ebet nevez war ar skinwel nag ar skingomz publik – N’eo ket aotreet hon yezh er vuhez foran. N’he deus statud ofisiel ebet ha n’eo ket sinet gant ar Frañs karta ar yezhoù bihan.
Ni fell deomp :
1. E vefe kelennet ar Brezhoneg e pep skol ha stummet mistri diouzh an ezhommoù
2. Ur statud skol publik da ZIWAN
3. ur skinwel Brezhoneg hag ur skingomz ‘vit Breizh a-bezh
4. Ur statud ofisiel evit ar Brezhoneg
5. Lakaat war sav ur politikerezh evit ar Brezhoneg dezhañ da vezañ yezh ar vuhez pemdez
6. Reiñ lañs d’ur galloud politikel gwirion e Breizh
Disprizet ma’z omp bet e-pad keit-all, eo deomp da vezañ bremañ blenierien da reiñ buhez d’am emskiant evit ma ne soñjo ket ar Vretoned eo didalvez o yezh met evit ma vo evito o yezh vroadel dezho » (15).

T.L.J.

(Foto kentañ : Ti-Kêr Kawan ; Fotoioù all : DASTUM)

***

Notennoù :

(1) Bremañ n°12-13, Even-Gouere-Eost 1982, p.18.

(2) Yann-Ber Delisle, « Ur wech e oa e Pondi…Gouel ar Brezhoneg », Bremañ, n°21, Even 1983, p.5.

(3) « Gouel ar Brezhoneg 1980 e Plabenneg : 14-18 a viz Mae », Bremañ, n°0, Meurzh-Ebrel 1980, p.5.

(4) Herve ar Beg, « Gouel ar Brezhoneg, un taol deuet da vat », Bremañ n°12-13, Even-Gouere-Eost 1982, p.18.

(5) Bremañ, n°24, Gwengolo 1983, p.7.

(6) Erwan ar C’hoadig, « Karaez : Brezhoneg, yezh ofisiel », Bremañ, n°65, C’hwevrer 1987, p.6.

(7) Emgann, n°56, 15 Even-15 Gouere 1990.

(8) Emgann, n°67, p.8.

(9) Emgann, n°79, p.1.

(10) Emgann, n°115, Even-Gouere 1995, p.1.

(11) Emgann, n°103, Even-Gouere 1994, p.2.

(12) Emgann, n°115, p.10.

(13) Emgann, n°139, p.11.

(14) Emgann, n°170, Genver-C’hwevrer 2000.

(15) Emgann, n°162, Mae–Even 1999.

Sed aze ur skrid diwar-benn istor ar stourm evit ma vo  ofisiel ar brezhoneg, kinniget gant ur studier ( Tomaz Laquaine-Jacq). Displeg a ra amañ dindan an emdraodurioù a oa bet e deroù ar bloavezhioù 80 e bed ar c’hevredigezhioù brezhonek hag o darempred gant ar galloud nevez bet staliet e Pariz e 1981, hini ar PS.

Klasket e vo kinnig reoù all da dennañ kentel eus ar stourmoù bet betek bremañ evit ma vo tizhet ar pal se, unan pouezus meurbet war hent ar stourm a zieubidigezh vroadel ha sokial e Breizh.

Keleier Breizh Dieub ha Sokialour

Pigosat furnez hag awen en amzer-dremenet a zo un dra vat. Dedennet ma ‘z on gant istor ar stourm(où) evit ar brezhoneg em eus lakaet e-barzh ma soñj sevel un tamm studiadenn diwar-benn istor al luskad Stourm ar Brezhoneg (SAB), bet ganet e 1984 e-kreiz ur poullad koltar. E-skeud al labour-se e vo kinniget deoc’h, gwezh ha gwezh, pennadoù diwar-bouez istor SAB. Gant ma vefont un digarez evit ar brezhonegerezed hag ar vrezhonegerien da gaozeal eus o amzer-dremenet, eus o amzer-vremañ hag eus o amzer-da-zont…

Penaos ha perak e oa bet ganet Stourm ar Brezhoneg (SAB) ?

10 a viz Kerzu 1983. En em dolpañ a ra izili Skol an Emsav e Pondi da geñver un « Dael » dreistordinal, un emvod-meur. Dizemglev a sav etre an dud hag e tiviz un darn anezhe kuitaat ar gevredigezh ha mont da sevel ur strollad stourm nevez : Stourm ar Brezhoneg. A-benn tri miz goude-se e vo koltaret un toullad panelloù-hent gante e-pad « nozvezh du » kentañ SAB (17/03/1984). Met abalamour da betra e c’hoarvez un disrann e diabarzh Skol an Emsav ? En ul lizher, embannet e-barzh ar gelaouenn Bremañ, e tispleg an disrannerien perak ez eont kuit :

« War-lerc’h an Dael ispisial a zo bet bodet e Pondi d’an 10 a viz Kerzu hon eus graet hor soñj kuitaat Skol an Emsav. Petra zo kaoz ? En hon touez ez eus lod o deus bet kemeret perzh, hag a-zevri, e-barzh buhez hag ober Skol an Emsav, abaoe un toullad bloavezhioù. Ma n’eo ket abaoe dek vloaz evit darn (…) Perak ne chomomp ket ken e-barzh S.A.E. neuze ? N’eo ket tamm ebet dre ma kav deomp omp bet faziet, ha n’hon eus keuz ebet d’ar pezh hon eus graet evel izili eus SAE, met dre ma ne soñj ket deomp ken emañ ar vag o skeiñ war an tu mat. Da geñver Dael An Oriant d’an 19 ha d’an 20 a viz Du, hon doa graet kinnigoù resis war dachenn an diazezoù, ar politikerezh diavaez hag ar stourmoù (…) Nac’het eo bet gant an Dael votiñ war ar mennadoù kinniget dre ma ne oamp ket niverus awalc’h, ha divizet bodañ un Dael all e Pondi d’an 10 a viz Kerzu. Eno hon eus graet hon c’hinnigoù adarre, ha dreist-holl : resisaat diazezoù S.A.E en ur embann sklaer e kemer perzh SAE e stourm dieubidigezh vroadel Pobl Vreizh, kuitaat an Talbenn (F.P.C.B.) dre ma n’hellomp ket chom en un aozadur m’eo ar PS ezel anezhañ, abalamour da bolitikerezh ar strollad-se (…) O vezañ m’eo bet gwelloc’h d’ar brasañ niver (70%) chom hep resisaat ster hon stourm ha chom hep kuitaat an Talbenn (war an digarez ma vefe bet « asantet gant ar P.S d’ar pep pouezusañ ». Sur a-walc’h n’o deus ket lennet rak-danvez-lezenn ar P.S.) e rankomp, n’eo ket chom da « vihan niver » (30%) e-diabarzh SAE ha reiñ kred d’ur politikerezh a gasfe ac’hanomp war an hent-sac’h, met kuitaat SAE ha sevel ur gevredigezh-stourm nevez. » (1)

Bremañ, n°15, Du-Kerzu 1982 evit skeudenn ar vanif gant SAE hag ar PS
Bremañ, n°15, Du-Kerzu 1982

Eus an Talbenn Sevenadurel da drec’h an tu kleiz

En nevez-hañv 1977 e oa bet savet Talbenn Sevenadurel Araokour Breizh – Front Culturel Progressiste Breton (FCPB) – gant Ar Falz, an UDB, ar PS hag ar PSU (Parti Socialiste Unifié). Diwezhatoc’hik e oa deut ivez sindikadoù evel ar SGEN-CFDT ha strolladoù sevenadurel evel Skol an Emsav. Goulenn a raent holl « ur statud ofisiel evit yezh ha kultur Breizh ».(2) Manifestiñ a veze graet gant strolladoù an Talbenn dreist-holl ha ren ur stourm habask ha fur. Dibunañ a ra 400 a dud e straedoù Roazhon d’ar 7 a viz Meurzh 1981 da skouer, « ur brosesion-gañv o vont da interiñ ar c’hultur hag ar yezh » eme unan e-barzh kolonennoù Bremañ ! (3)

Mae 1981. Aet ar maout gant an tu kleiz. Ha kalz esperañs gant stourmerien ar yezh : « morse, sur-awalc’h ne oa bet kement a spi er c’halonoù. N’eo ket eus spi an huñvreoù kaer e fell din komz, met eus ar fiziañs er pezh a c’hell, a rank c’hoarvezout warc’hoazh kentañ (…) En un taol eo bet distanket an hent gant trec’h an tu kleiz » (4) eme Lukian Kergoat, startijenn ennañ, un nebeut deizioù war-lerc’h eil tro an dilennadeg. Gwir eo n’eo ket bet didalvez an traoù bet gounezet war-lerc’h donedigezh an tu kleiz d’ar galloud : dilez raktres ar greizenn nukleel e Plougoñ, un aotreegezh war ar brezhoneg, dieubidigezh ar vretoned bac’het e Pariz. Met n’haller ket lâret eo bet gwellaet a galz keusteurenn ar brezhoneg war-lerzh an dilennadeg. Daou vloaz goude n’eus ket gant ar yezh an disterañ statud daoust d’ar promesaoù kaer embannet gant an tu-kleiz.

« Diouzh ret mont a-enep al lezenn »

E 1983 e oa staget en-dro an FLB gant e oberoù (5)  Er memes bloavezh e oa bet savet ar strollad Emgann, merket en tu kleiz pellañ, a oa aet d’ober lodenn radikal ar stourm politikel evit Breizh. Hag e miz Kerzu neuze e oa savet kroz e diabarzh Skol an Emsav peogwir ne felle ket d’ul lodenn eus ar stourmerien kenderc’hel d’ober chistroù e-barzh an Talbenn kichen-ha-kichen gant ar PS.

Logo Skol an Emsav
Logo Skol an Emsav

Met dreist pep tra, hag evel a lavar Charlie Grall, ne oa ket akord an holl e-barzh Skol an Emsav war ar mod da gas ar stourm (hini ar panelloù-hent peurgetket). Lod a felle dezhe reutaat ar stourm. « Rann ar stourmoù » a oa bet savet e-barzh ar gevredigezh diwar youl un dornad izili e miz Mezheven 1982 (6)  (diwar intrudu daou stourmer eus an FLB a oa bet didoullbac’het ur bloaz a-raok dreist-holl !). Ar re-se a felle dezhe mont pelloc’h ganti ha kas da vat stourm ar panelloù-hent :

“SAB est né d’un constat et d’une divergence stratégique au sein de l’association Skol an Emsav. Quelques militants motivés avaient déjà réussi à imposer à l’intérieur de cette association de défense du breton Rann ar stourmoù, la section des luttes. Skol an Emsav revendiquait une signalisation bilingue, notamment aux entrées de ville. Ses militants collaient des lettres autocollantes sur le français pour bretonniser les panneaux. Quimper devenait Kemper sans trop de difficulté, mais il n’en était pas de même pour Pont-de-Buis par exemple, qui devait être transformé en Pont-ar-Veuzenn. La méthode était fastidieuse et peu efficace et ne semblait guère déranger l’administration. Elle avait néanmoins le mérite d’éveiller les consciences et de faire parler de la langue bretonne sans trop déranger le public ni les élus.
En 1984, une poignée de militants de Skol an Emsav tire un bilan d’échec de cette méthode « soft » et, en désaccord avec la direction, où l’on trouvait à l’époque Tangi Louarn aujourd’hui président de Kevre Breizh, mais aussi Léna Louarn, vice-présidente du conseil régional de Bretagne depuis 2010, en charge de la langue bretonne, ils préconisent de passer à un niveau supérieur dans la lutte. Devant le refus de Skol an Emsav d’avaliser cette nouvelle stratégie, SAB est rapidement créé avec, comme premier objectif, décrocher rapidement une signalisation routière. Des dizaines de militants se mettent à « coltarer » les panneaux sans retenue.” (7)

Diwar lenn niverennoù kentañ Bremañ ez eo sklaer avat e oa bet lakaet an toaz e go araok ma vije savet Rann ar stourmoù. Sed a lenner e 1981 diwar bluenn unan a vo adkavet e-barzh SAB :

« Ret deomp dibab krafoù resis ha lakaat hon holl nerzh da dizhout hon fal. E-pad pell ez eus bet kaoz eus ar panelloù-lec’h, da skwer. Traouigoù zo bet kaset da benn met al labour ‘zo da adkregiñ penn-da-benn. N’eo nemet dre zibab palioù resis, war verr-dermen e vimp efedus (pezh ne dalv ket n’eo ket ret kaout ur politikerezh war hir-dermen evel-just). N’eo nemet dre zibab seurt stourmoù e vimp gouest da zegas tud a-du ganimp, da greñvaat Skol an Emsav ha da drec’hiñ a-benn ar fin (…) Ha diouzh ret mont a-enep al lezenn, ma ne vez ket asantet da bezh a c’houlennomp. Hep mont da guzhat, hep feulster mar bez posubl, en ur zisplegañ perak e stourmomp d’hon c’henvroidi. Ha mar bez “prizonidi sevenadurel” goude ar “brizonidi bolitikel”, arabat deomp kaout aon.»

Ar « saberien » az aio d’ober lodenn radikal ar stourm sevenadurel adalek 1984 eta.

Tomaz Laquaine-Jakez, studier war ar brezhoneg e skol-veur Roazhon 2.

1  Herve ar Beg, Mark Kerrain, Iwan Kadored, Herve ar Bihan, Yann-Bêr Delisle hag Andre Daniel, « Kimiad », Bremañ n. 28, p.3, Genver 1984.

2  C. Geslin, P. Gourlay, J.-J. Monnier, M. Denis, ha R. L. Coadic, Histoire d’un siècle : Bretagne 1901-2001 : L’émancipation d’un monde. Montroulez, Skol Vreizh, 2010, p. 293.

3  Ar Farouell Masklet, « Selaouit ‘ta farouelled… », Bremañ n. 5, p.8, Even 1981.

4  An Arvester, « Skol an Emsav : Dael 1981, war-du an trec’h !», Bremañ n. 6-7, p.5, Eost-Gwengolo 1981.

5  Michel Nicolas, Histoire de la revendication bretonne. Speied, Coop Breizh, 2007, p. 289.

6  Skol an Emsav, « Evit mont war-raok », Bremañ n. 12-13, p.5, Even-Gouere-Eost 1982.

7  Charlie Grall, Le probleme breton en 20 questions. Gourin, Montagnes noires, 2012, p.99-102

Skipailh kenskrivañ Keleier Breizh a dreuskas ar galv embannet gant Ai’ta e keñver prosez unan eus e stourmerien.

1

Pal stourmerien yaouank Ai’ta eo difenn ha brudañ  ar brezhoneg er vuhez foran dre oberezhioù difeuls. Krouet e miz Meurzh 2005 eo deuet stourmerien Ai’ta da dremen dirak lezioù-barn ar vro aliesoc’h-aliesañ. Setu ma z’int difennet ha harpet gant breutaerien ar gevredigezh Skoazell Vreizh a sikour stourmerien Breizh gwasket gant justis ar Stad c’hall a c’hellit kas ho souten arc’hant dezho  dre aze.

Rebechet eo d’ar stourmer eus Ai’ta bezañ lakaet pegsunioù war banelloù kumunioù bro Gerne Fouenant hag ar Forest-Fouenant. Kondaonet e oa bet dirak lez-varn Kemper e Kerzu 2012 da… 7500 euros kastiz.

An Tu Kleiz Dizalc’hour a ziskul groñs politikerezh gwaskus ar justis c’hall, dindan urzhioù dilennedi sokialour ar gumunioù menneget ha presidant PS Kuzul Departamant Penn-ar-Bed, e-keñver stourmerien ar brezhoneg.

An Tu Kleiz Dizalc’hour a souten penn da benn ar stourmerien a labour evit ma vo anavezet hag ofisiel hor yezh. Gervel a ra an Tu Kleiz Dizalc’hour an holl re tost outañ da gemer perzh en tolpadeg harpañ dirak Parlamant Breujoù Breizh e Roazhon, d’al lun 18 a viz Du da 8e30 beure.

Prosez Ai'ta

                                            

Le jeudi 4 avril 2013, une plate-forme revendicative commune pour la Bretagne a été présentée à Rennes lors d’une conférence de presse et signée par les organisations et parti politiques suivants: Ai’ta, Bretagne Réunie, la Gauche Indépendantiste (Breizhistance-IS), EELV Bretagne, Kevre Breizh, MBP (Mouvement Bretagne et Progrès), Parti Breton, UDB (Union Démocratique Bretonne), 44= Breizh.

Les 4 revendications majeures sont :

– Ratifier la Charte européenne des langues minoritaires et obtenir un statut de co-officialité des langues de Bretagne.

– Réunifier la Bretagne dans le cadre d’une collectivité territoriale ( Région Bretagne, départements de la Bretagne Administrative, département de la Loire-Atlantique).

– Créer un pôle multimédia bilingue publique (TV et radio).

– Doter la Bretagne d’un statut particulier dotant l’institution bretonne d’un parlement.

Cliquez ci-dessous pour pouvoir imprimer le texte de la plate-forme.

An destenn e brezhoneg : maketenn-bzhg1.jpg

Retrouvez le blog de la plate-forme en cliquant sur : galvpondi.net

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La décision à l’immense majorité du conseil municipal de Louaneg d’expulser l’école Diwan des locaux qu’elle occupait crée un précédent historique pour tous les défenseurs de la langue bretonne et au-delà, pour tous ceux et toutes celles qui sont attachées aux droits fondamentaux des peuples à défendre leurs patrimoines  collectifs.

Diwan, depuis 35 ans, n’a cessé de se développer avec l’appui des bretons pour assurer l’enseignement de la langue bretonne aux quatre coins de la Bretagne historique, des milliers d’enfants y ont été scolarisés gratuitement grâce à l’engagement et à la détermination de tous ceux et toutes celles qui ont refusé de voir notre langue rangée au musée comme l’avait décidé le pouvoir à Paris.

Diwan c’est bien plus qu’une école, c’est aussi la prise de conscience collective des bretons que leur langue était en danger et qu’il fallait tout faire pour la sauver en créant des maisons d’éditions, des radios, le breton à l’éducation nationale, le bilinguisme sur les routes…

Et la mairie de Louaneg voudrait balayer tout ça par une décision aussi insensée qu’égoïste ?

Les 33 enfants scolarisés à Diwan Louaneg et leurs familles ainsi que les trois employés devraient accepter ça ? Les solutions existent, les parents en ont proposé !

Diwan est gratuit, laïque et ouvert à tous, à ce titre elle assure un véritable service public de qualité et indispensable.

Mais nous voyons bien, à travers le cas de Louaneg, que sans évolution politique en Bretagne, l’avenir même de notre langue restera précaire et donc menacé. Le conseil régional n’a aucun pouvoir de décision sur toutes les questions fondamentales, seul un parlement breton, doté de réels pouvoirs, à l’instar de ce qui se fait en Ecosse, au Pays de Galles…pourra assurer la défense de nos droits collectifs et dans ce cas précis donner un statut définitif de statut public breton à Diwan.

En attendant, Breizhistance bro dreger assure tout son soutien aux parents de skol diwan Louaneg, aux employés et aux enfants et  appelle à se mobiliser auprès d’eux, pour toutes les actions de résistance qui seront organisées. Ils ont raison de ne pas plier, soyons tous à leur côté.

Pour Breizhistance bro dreger: 02 96 38 72 47 / maiwenn@live.fr

Diwan Louaneg

Pétition de soutien à l’ école de Louaneg

Harpomp Skol Diwan Louaneg !

An diviz bet tapet gant darnvrasañ izili kuzul-kêr Louaneg evit skarzhañ ar skol Diwan deus al lec’hioù ma implije zo un dibab istorel evit holl difennourien ar brezhoneg, ha dre vras evit an holl dud a zo stag enne gwir diazez ar pobloù da zifenn o gladoù hollek.

Abaoe 35 bloaz n’en deus ket paouezet Diwan gant harp ar vretoned da ginnig ar c’helenn e brezhoneg e pevar c’horn ar vro, milliadoù a vugale zo bet skoliatet digoust a-drugarez da labour ha kalon an holl re oa deus nac’het e vije lakaet hor yezh vroadel en ur mirdi e-giz ma oa bet dibabet gant galloud Pariz .

Ouzhpenn ur skol eo Diwan , dre labour Diwan o deus komprenet ar vretoned e oa o yezh en arvar hag e oa dleet dezhe ober o seizh gwellañ evit he saveiteiñ dre grouidigezh tiez embann, chadennoù skingomz, kelenn ar brezhoneg ha dre ar brezhoneg en deskadurezh stad, an divyezhegezh war vord an hentoù….

Ha fellout a rafe da dTi-kêr Louaneg skubañ an holl draoù se dre un dibab ken diboell ha ken emgar ?

Ha dleet e vefe d’an 33 bugel skoliatet e Diwan Louaneg, d’o zud ha d’an tri implijad sentiñ ouzh kement-se ? Diskoulmou zo, kinniget int bet gant familhoù ar skol.

Digoust, lik ha digor d’an holl eo ar skolioù Diwan, ha dre se e kinnigont ur gwir servij publik a galite n’haller ket ober heptañ.

Dre skouer Louaneg e welomp splann e chomo bresk ha diasur dazont ar brezhoneg hep emdroadur politikel e Breizh . N’eus tamm galloud politikel ebet evit dibab gant ar c’huzul rannvro , n’eus nemet ur parlamant breizhad, gant gwir galloudoù evel ma vez e Skos pe e Kembre a c’hello difenn hon gwirioù stroll ha reiñ da viken ur statud publik breizhad d’ar skolioù Diwan .

Da c’hortoz , komite breizhistance bro dreger a embann e gengred gant tud skol Diwan Louaneg, gant an implijidi ha gant ar vugale, setu ma c’halvomp da gemer perzh en holl oberenoù stourm a vo aozet. Rezon o deus chom hep plegañ, bezomp skoaz-ouzh-skoaz gante !

Bevet Skol Diwan Louaneg!

Brezhoneg a vevo e Louaneg evel e pep lec’h !

Stourmomp holl asambles evit hon gwirioù!

Contact breizhistance bro dreger: 02 96 38 72 47 / maiwenn@live.fr

Diwan Louaneg

Du breton partout ! devant le tribunal de Rennes !

Prés de 50 personnes s’étaient déplacées pour soutenir Corentin et Yoann natifs de haute-Bretagne lors de leur jugement le 16 août à Rennes pour avoir barbouillés des panneaux dans le secteur. Parmi elles beaucoup de militants de la gauche indépendantiste , du SLB, d’Ai’ta, des membres du PS mais aussi un élu de Redon (Emile Granville) et une élue PC de Thorigné-Fouillard. Nos camarades n’ont pu se défendre en breton alors qu’ils avaient eu droit à un interprète lors de leur garde à vue. Beaucoup d’articles de presse ont été consacrés à cette affaire, d’émissions de radio en Bretagne comme à l’étranger. Une excellente campagne à l’actif de Breizhistance qui a éclairée sur la vulnérabilité du statut juridique de notre langue nationale.

Voici la déclaration de nos deux camarades:

Le Jeudi 16 Août 2012, nous étions appelés à comparaitre devant la justice française pour des faits de barbouillage. Nous avions décidé de comparaitre en langue bretonne lors de cette audience, bien mal nous en a pris, puisque, même si le verdict de ce procès était déjà tombé avant qu’il ne commence, le choix d’utiliser le breton le breton pour nous exprimer a suffit aux juges pour nous soustraire tous moyen d’expression.
Nous avons donc eu le droit de nous taire, d’écouter et entendre le pire des discours jacobin qu’il puisse être. Le procureur de la république avait refusé de mettre à disposition un interprète, et celui-ci de nous le rappeler en nous disant que nous connaissions suffisamment la et l’unique langue nationale en France pour nous exprimer. La présidente a bien sûr suivi la voix de son maître et dès le début pris parti, ouvertement et maladroitement, pour monsieur le procureur de la république française en dénonçant des frais supplémentaire, occasionnés à la société par ce procès en plus des « bêtises » que nous avions déjà pu faire, selon elle, et alors qu’aucun jugement n’était prononcé. Elle nous reprocha aussi le fait que nous ayons appris la langue Bretonne dans un centre d’apprentissage pour adultes et non dans nos propres familles, montrant ainsi son ignorance totale de la situation de notre langue et plus particulièrement en Haute-Bretagne. Il n’aura pas fallu plus de cinq minutes aux trois juges présent à l’audience pour nous condamner aux peines maximum requises par monsieur le procureur : 1500€ et 1000€ d’amende, inscription au bulletin numéro 2 du casier judiciaire. La messe était dite.
Cependant, face à cette situation, nous tenons à remercier l’ensemble des personnes qui se sont déplacés ou qui nous ont adressé leur soutien. En tant que militants, nous entendons ce soutien comme celui qui permettra à la langue bretonne de prendre sa juste place dans notre société. Nous remercions plus particulièrement l’association Skoazell Vreizh sans qui il serait encore plus injuste et encore plus difficile de se défendre face à l’état Français.
Nous avons décidé de quitter la bataille judiciaire face à l’Etat car nous considérons que ce n’est pas là que se gagnera le combat, nous ne ferons donc pas appel. Nous préférons mettre l’ensemble de ces forces ailleurs afin de récolter le fruit d’un travail quotidien, local, autrement plus prolifique.

Amplifions le rapport de force, exigeons la possibilité de s’exprimer en breton partout et y compris dans leurs tribunaux !


Langue bretonne, langue officielle en Bretagne ! Du breton partout et aussi dans vos tribunaux !

Corentin Le monnier, Yoann Colas

Evit kas arc’hant da Skoazell Vreizh , pour envoyer de l’argent à Skoazell Vreizh : Skoazell Vreizh

brezhoneg ofisiel !

Goude prosez Roazhon

Brezhoneg e pep lec’h ! dirak lezvarn Roazhon !

Un hanter-kant den bennak a oa deuet da harpañ Corentin ha Yoann genidik a vreizh-uhel pa oant bet barnet d’ar 16 a viz Eost e Roazhon evit bezañ livet e miz Meurzh panelloù hent kostez Roazhon.
En o zouesk e oa kalz a izili eus Breizhistance, SLB, Ai’ta, izili ar PS met ivez ur  c’huzulier-kêr eus Redon (Emile Granville) ha un dilennadez eus ar PC eus ti-kêr Torigneg-Fouilharzh. N’eus ket bet tu d’hor mignoned en em zifenn e brezhoneg p’o doa gellet kaout ur jubennour pa oant dindan dalc’h ar polis.Kalzig a bennadou a oa bet embannet diwar-benn an afer-se e mediaoù ar vro hag er broioù estren, ur c’houlzad kabaliñ a feson kaset a-benn gant Breizhistance en deus diskouezet pegen goan eo statud lezennel hor yezh vroadel.

Sed aze diskleriadur hon daou gamalad:

D’ar c’hwezek a viz Eost e oamp bet barnet gant justis bro c’hall evit bezañ lakaet livaj war panelloù-hent unyezhek. Dibabet hor boa en em zifenn  e brezhoneg dirak al lez-varn, ar pezh zo bet nac’het deomp gant ar varnerez.  Forzh penaos eo anat e oa bet dibabet peseurt disoc’h a vije bet d’ar prosez en e raok.
Ar gwir hor boa bet  eta da serriñ hor beg, selaou ha klevout ar washañ prezegenn jakobin . Nac’het e oa bet da c’hervel  ur jubenour gant prokuror ar republik abalamour ez eomp gouest da gomz galleg, yezh vroadel bro c’hall hag an hini nemeti. Presidantez al lezvarn he doa heuliet mouezh he mestr e penn-kentañ ar prosez en ur lavarout  e oa bet dispignet re a  arc’hant publik ganeomp en ur zistruj pannelloù, hag en ur zeskiñ brezhoneg en ur greizenn stummañ.. Rebechet e oa deomp bezañ desket brezhoneg er-maez eus hon familhoù. Diskouezet e oa bet ganti pegen dianav e oa eus  stad ar brezhoneg e Breizh-Uhel.
Neubetoc’h a bemp munutenn o doa bet ezhomm ar varnerien evit dibab hag embann ar c’hastiz ar barn , da lavaret eorik ar pezh a oa bet  goulennet gant ar prokuror : 1500€ ha 1000€ kastiz da baeiañ, hag ur menneg  war bilhed niverenn 2 ar roll varn.
Koulskoude hon eus c’hoant da drugarekaat an holl dud a oa tremenet devezh ar prosez hag o doa  soutennet ac’hanomp. Trugarekaat a reomp ar gevredigezh Skoazell Vreizh evit he harp, enepti e vije bet diaesoc’h,  ha direizhoc’h c’hoazh bezañ difennet dirak justis bro c’hall.
Dibabet hon eus kuitaat tachenn brezel-varn peogwir e oaromp n’eo evel-se e vo gounezet traoù evit ar brezhoneg dirak ar stad. Setu ma na  raimp ket galv.
Gwelloc’h eo deomp lakaat hon nerzh asambles en ul lec’h-all evit gounit ar stourm war ar pemdez. N’eo ket echu ar stourm ne ra nemet kregiñ, goulennomp groñs ar gwir da gaozeal e brezhoneg e pep-lec’h.
Brezhoneg yezh ofisiel e Breizh ! Brezhoneg e pep-lec’h, dirak ho lezioù-barn ivez !

Corentin Le monnier, Yoann Colas

Gervel a ra Breizhistance da gemer perzh er vanifestadeg evit ar brezhoneg a vo dalc’het e Kemper d’an 31 a viz Meurzh .

Met dipitet omp avat gant sav-poent an aozerien a fell dezhe pediñ en o dael a vo diouzh ar beure ar strolladoù o dez dilennidi e parlamant ha sened Pariz hepken.

Ar vretoned kar-o-yezh n’o deus ket gortozet biskoazh mann ebet a-berzh pennoù bras evit kas an traoù war-raok war an dachenn ha krouiñ ar binviji ret evit reiñ un dazont d’hor yezh vroadel.

Ha karout a rafemp kompren evit peseurt abeg e c’hellfe izili an UMP kemer ar gaoz pe dibuniñ didrabas e Kemper d’an 31 a viz Meurzh p’en deus embannet splann Nicolas Sarkozy ne felle ket dezhañ rein e mod ebet plas d’ar brezhoneg ha d’ar yezhoù all er vuhez foran ha kement mañ en ur nac’h e vije kadarnaet gant ar frans karta europa ar yezhoù ?

Na c’hortozomp ket kalz a draoù digant politikourien ar PS pe re all n’o deus c’hoant da zifenn ar brezhoneg nemet pa vez dilennadegoù gall en ur brometiñ ur wezh ouzhpenn e vo studiet an doare da sevel ur raktres lezenn nevez evit ar yezhoù

Ezhomm zo reiñ ur framm a azgoulennoù diazez evit rediañ an dilennidi lec’hel d’ober traoù fetis amañ hep gortoz mann ebet digant hon mistri e Pariz.

Ne gomprenomp ket abalamour da betra ne embanner ket sklaer e rank ar brezhoneg bezañ lakaet da yezh ofisiel e Breizh ha n’omp ket evit intentiñ ne vije anv er galv da vanifestiñ eus an ezhomm bras a c’halloud politikel kreñv amañ e Breizh a-benn sevel hol lezennoù hon unan dre hanterouriezh ur parlamant.

Setu ma roomp emgav d’an holl dirak rannvro Breizh d’an 29/03 da 5e30 pa vo votet politikerezh yezh ar rannvro evit adembann hon eus c’hoant da gaout ur parlamant e Breizh gant seurt galloudoù.

Goulenn a reomp gant hon izili ha mignoned kemer perzh er vanifestadeg e Kemper d’an 31/03 en ur zibuniñ a-drek d’ar giton evit ma vo ofisiel ar brezhoneg eus Brest betek Klison.

Klevet hon eus mat galv an dud yaouank o deus c’hoant da welet a-raokadennoù fonnus ha prim diwar-benn plas ar brezhoneg er vuhez foran, setu ma c’houlennomp da harpañ anezhe e Kemper ha goude.

Ezhomm zo ul lañs nevez war an dachenn amañ er vro, ar stourm a dle bezañ kaset war ar pemdez gant palioù resis a c’heller tizhout ha diazezet war ar gwir d’en em dermeniñ e-giz ma oa bet displeget er galv hor boa kensinet gant Ai’ta, UDB, SLB ha….Kevre Breizh e 2011.

Ankouaet eo bet re fonnus d’hor menno.

Galv Ai’ta evit ar vanif :

Koñkour meur

Maiwenn Salomon souhaite affirmer sa solidarité avec le jeune homme interpellé samedi pour avoir collé des autocollants sur les murs de la poste de Guingamp.

La revendication d’Ai’ta pour l’utilisation de la langue bretonne dans le service public postal est juste. Le service public devrait être au service de tous les bretons de Brest à Clisson, tous les usagers devraient être accueillis dans la langue du pays s’ ils le souhaitent.

Il existe une autre route que celle de la répression !

Il faut créer une atmosphère sereine pour trouver une solution au problème mis en évidence par Ai’ta.

Nous demandons à la direction de la Poste de ne pas porter plainte contre les membres d’Ai’ta.

Nous demandons à la direction de la Poste d’accepter toutes les demandes de formation émanant des salariés de cette entreprise pour apprendre la langue bretonne.

Nous demandons à la direction de la Poste de mettre la langue bretonne en évidence de façon claire dans leurs bâtiments et leurs communications.

Nous demandons aux syndicats des salariés de la Poste de faire connaitre leur positions.

Nous réaffirmons que nous lutterons jusqu’à l’officialisation de la langue bretonne !

Malgré la répression de l’état français les bretons ont continuer à parler leur langue, les jeunes d’Ai’ta vaincront !  Continuons la lutte !

Maiwen Salomon et Pacal Richard candidats Breizhistance Indépendance et Socialisme sur la circonscription de Guingamp.


Brezhoneg e pep lec’h !

Fellout a ra da vMaiwenn Salomon embann ez eo skoaz-ouzh-skoaz gant ar paotr yaouank bet harzhet disadorn abalamour m’en doa lakaet pegsunioù ouzh mogerioù an ti-post e Gwengamp.

Azgoulenn Ai’ta evit ma vo implijet ar brezhoneg e servij publik ar post zo ur goulenn reizh. Ar servij publik e Breizh a dleefe bezañ e servij an holl vretoned eus Brest betek Klison, rankout a rafe an holl dud a fell dezhe ober gant ar brezhoneg bezañ degemeret e savadurioù an ti-post e yezh ar vro ma blij dezhe en ober.

Estroc’h evit hent ar waskerezh a c’heller tapout !

Ret eo krouin un aergelc’h seder evit rein un diskoulm d’ar gudenn lakaet war wel gant Ai’ta.

Goulenn a reomp digant renerezh ar post chom hep sevel klemm a-enep da stourmerien Ai’ta.

Goulenn a reomp digant renerezh an ti-post sentin ouzh kement goulenn stummadur evit deskiñ brezhoneg a vo savet gant gopridi an embregerezh-se.

Goulenn a reomp diganto avat lakaat ar brezhoneg war wel en un doare splann en o savadurioù hag en o doareoù kehentiñ.

Goulenn a reomp digant sindikadoù labourerien ar post reiñ o soñj.  Adembann a reomp e stourmimp betek ma vo ofisiel ar brezhoneg.

Daoust da wask ar stad o deus kendalc’het ar vretoned d’ober gant ar brezhoneg , trec’h e vo tud yaouank Ai’ta !

Dalc’homp gant ar stourm !