Tag

CFDT

Browsing

Samedi 4 juillet, plus de 5000 personnes ont riposté dans la rue à Lannion au plan social prévu par la direction de Nokia. Des militants de la Gauche Indépendantiste ont fait le déplacement afin de montrer leur total soutien aux salarié-e-s en lutte. Le 22 juin, la direction de Nokia a annoncé la suppression de 1223 emplois sur l’État français dont 402 à Lannion sur les 772 que comptent le site. Un véritable coup de massue pour la ville trégorroise à la pointe des télécommunications.

Cette véritable saignée chez le 3e plus gros employeur de la ville induit indirectement la perte de près de 1500 à 2000 emplois sur le bassin de vie selon l’intersyndicale. Aux dires des représentants syndicaux présents à la tribune (CGT, Sud, CFDT, CFE-CGC,Unsa, CFTC, FSU, FO), c’est une catastrophe économique et sociale sans précédent qui se profile si le plan n’est pas supprimé.

En 2016, l’entreprise franco-américaine Alcatel-Lucent, avait fait l’objet d’un rachat par le groupe finlandais Nokia. L’opération avait été largement accompagnée et célébrée par le gouvernement Hollande de l’époque. Les négociations avaient d’ailleurs été favorisées par l’entreprise d’un certain Emmanuel Macron, alors Ministre de l’Economie. Au moment du rachat ce dernier avait soutenu qu’il n’y aurait aucune conséquence négative pour les salariés de l’entreprise. “Ce qui est important pour nous, c’est que d’une part il n’y aura aucune destruction d’emplois en France, et même davantage. Nous avons eu tous les engagements de la part de Nokia”, prétendait l’actuel président en 2015 au début des négociations.

Depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia en 2016, c’est le 4e plan social de la multinationale finlandaise dans l’Hexagone et ce malgré les fausses promesses de sauvegardes de l’emploi, prétendument imposées par le gouvernement de l’époque.

Ce énième plan social est d’une ampleur et d’une violence inouïe pour Lannion et le Trégor. Mettant clairement en péril les commerces et  fragilisant les écoles, il fait tanguer dangereusement le tissu économique local. Ce plan social est injustifié car les problèmes de trésorerie et de profitabilité invoqués par la direction ne sont pas fondés. Preuve en est, durant les 5 dernières années, 5 milliards d’euros ont été distribués aux actionnaires ! Le capitalisme sauvage frappe une fois encore, alors qu’il y a moins de 2 ans la multinationale embauchait encore à tour de bras à Lannion dans la recherche-développement et que nombre de jeunes ingénieurs sont encore en période d’essai. Selon l’intersyndicale, les emplois ne seraient pas purement et simplement supprimés mais délocalisés en Chine, en Inde, en Hongrie ou encore en Roumanie. Non content d’engraisser les actionnaires, Nokia veut délocaliser afin d’améliorer la rentabilité. La voilà la réalité qui veut faire crever un territoire  au nom du profit.

De quel côté se placera maintenant l’État à la tête duquel se trouve celui qui annonçait comme ministre de l’Economie il n’y a que 4 ans qu’il n’y aurait pas de destruction d’emploi de la part de Nokia ? A l’instar de ce qui se trame chez Air France-KLM il y a fort à parier qu’il continue à défendre les intérêts et les profits des capitalistes contre les travailleuses et les travailleurs. Il y a quelques semaines l’État injectait 7 milliards d’euros sous forme de prêt dans les caisses d’Air France-KLM. Malgré cela un vaste plan social avec la suppression de 7580 postes en France est annoncé par la direction le vendredi 3 juillet.

Et là aussi le Trégor est dans l’oeil du cyclone. Air France-KLM annonce la suppression des 276 emplois de sa filiale Hop à Morlaix et la fermeture du site d’ici 2023.

Alors que la direction d’Air France-KLM est attendue mercredi 8 juillet au siège de Hop à Morlaix, la Gauche Indépendantiste sera présente ce même jour aux côtés des travailleuses et travailleurs en lutte pour la sauvegarde de leur emploi.

 

L’heure est grave pour la Bretagne et le Trégor. La mobilisation doit être massive pour sauver les emplois sur un territoire déjà fragilisé.

Les adhérents de la Gauche Indépendantiste du pays de Guingamp  sont écœurés par le discours la chambre régionale des comptes qui a froidement recommandé de fermer la maternité de Guingamp en mettant en avant la logique comptable et rentabiliste.

Ce discours légitimant la destruction des services publics de santé porté par des magistrats nommés par le pouvoir parisien en dit long sur leurs fonction sociale : être au service de la start-up nation parisienne et macroniste pour ruiner la Bretagne et singulièrement les territoires en difficultés et légitimer les politiques d’austérité . Ils ne sont certainement pas au service du bien commun.

Les salarié-e-s de l’hôpital, de la maternité sont eux au service de la population locale et exercent leur mission dans des conditions difficiles comme en témoignent les récents débrayages aux urgences pour des conditions  de travail dignes.

C’est à eux que nous voulons faire savoir que nous sommes disponibles pour un nouveau cycle revendicatif pour défendre notre maternité face aux attaques annoncées et légitimées par le discours de haine de classe des magistrats rennais de la chambre régionale des comptes qui ne vivent surement pas dans un territoire en difficulté en termes d’accès au service public de santé.

Pour conclure nous sommes entièrement d’accord avec Philippe LEGOFF, maire de Guingamp qui déclare dans la presse ( le Télégramme du 05 juillet )  que les choix stratégiques doivent appartenir aux gens du territoire.

 Il est temps en effet que les bretons aient  la possibilité de décider en toute souveraineté des moyens humain et financiers à consacrer à notre service public de santé. 

Il est temps de renvoyer chez eux à Paris les parasites de la Chambre Régionale des Comptes qui plombent nos finances publiques et contribuent par leurs discours à la destruction de nos territoires.

 

Pour la Gauche Indépendantiste du pays de Guingamp : Gael Roblin 

Après Nantes la semaine dernière, c’est au tour de Rennes ce samedi huit juin de revêtir ses plus beaux habits arc-en-ciel pour célébrer le Pride month. Evénement LGBTI incontournable, les défilés de la Pride sont pour nombre de personnes une occasion festive, une occasion de réjouissances et de visibilités. Cependant, à l’heure où nos droits sont loin d’être acquis, à l’heure où d’autres sont menacés, à l’heure où les personnes LGBTI et notamment les plus précaires (trans, racisé•es, intersexes…) subissent toujours plus de discriminations et d’agressions, il nous apparaît comme essentiel de rappeler un fait historique : la première Pride était une émeute. Il y a tout juste cinquante ans, à Stonewall, éclatait une émeute queer menée par des personnes racisées, trans, et travailleuses du sexe … Il y’a cinquante ans, si la première Pride dansait, c’était au son des briques lancées sur la Police new-yorkaise. Parce que nous en avions assez de voir les luttes LGBTI trop absentes dans la gauche indépendantiste bretonne, comme nous en avions assez de voir les luttes bretonnes dénigrées dans les mouvements militants queers, il y’a un an nous avons fondé le Strollad LGBTI-breizhek dispac’hel (Collectif LGBTI-breton révolutionnaire). Viscéralement queer, féministe, antifasciste, antiraciste, anticapitaliste et indépendantiste, ce collectif a pour but (entre autre) de lier la gauche indépendantiste bretonne et les luttes LGBTI face à son ennemi commun : l’Etat Français et ses milices.

Parce que nous n’envisageons pas la libération bretonne sans la libération de toutes les minorités, nous voyons nombre de convergences entre les luttes de Bretagne et les luttes queer, ne serait-ce qu’a commencer par le droit de décider : la Bretagne doit pouvoir décider pour elle, comme les LGBTI doivent pouvoir décider, sans les entraves racistes, patriarcales, colonialistes et capitalistes imposées par la France. Pour beaucoup, notamment côté français, nos luttes seraient incompatibles. Incompatibles car l’indépendantisme serait symptomatique d’un souhait de retour en arrière, quand la libération queer est par définition progressiste et ne peut donc exister que dans un universalisme français. Peut-être conviendrait-il de rappeler que l’indépendantisme en Bretagne, ce n’est pas forcement restaurer la monarchie, fermer les frontières et jouer du biniou, ou encore que l’universalisme est un impérialisme. Pour d’autres, plutôt du côté breton, les luttes queer seraient secondaires. Pourtant, comment peut-on envisager la libération d’une minorité sans envisager celle de toutes les autres ? Comment envisager une Bretagne libre, qui répéterait les mêmes schémas français que nous rejetons ensemble aujourd’hui ? Dans son hommage à Yann-Fañch Kemener il y’a quelques semaines, Bèrtran Ôbrée le disait très bien : combien de jeunes LGBTI en Bretagne ont fini par rompre avec leur culture, avec leur langue, en partant s’installer dans de grandes villes que ce soit en Bretagne ou en France, pour vivre plus librement ? Ce n’est pas ce que nous voulons, et c’est d’ailleurs un des héritages que nous laisse Yann-Fañch, « les langues et cultures de nos aïeux nous appartiennent à nous aussi, nous pouvons contribuer à leur vitalité. Nous aussi, nous pouvons nous y exprimer ». Nous sommes trans, nous sommes PD, nous sommes gouines, nous sommes breton•nes… Nos identités sont multiples et nous refusons de devoir en laisser ne serait-ce qu’une de côté.

En cette année où se célèbrent tant les cinquante ans des émeutes de Stonewall que la mort d’un monument LGBTI de la culture bretonne, nous appelons à former un cortège de tête militant, à la Pride de Rennes, ainsi qu’un défilé nocturne le soir venu. Plus que jamais, soyons fier•es et libres, faisons entendre nos voix, dans toutes nos langues et nos diversités. Nous vous laissons ci-dessous notre appel. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nos suivre sur Twitter () où vous trouverez notamment un autre appel, rédigé cette fois avec d’autres collectifs et individu•es de Rennes pour ces projets de cortège de tête et de Pride de nuit.

L’appel en breton, français et gallo :


La Gauche Indépendantiste (Breizh o Stourm) accueille avec satisfaction l’écrit officiel  autorisant le maintien l’activité du service de gynécologie obstétrique  de la maternité de Guingamp jusqu’au 31 juillet 2020.

Cette victoire n’a été possible que grâce à la mobilisation inventive et multiforme du personnel de santé que nous avons accompagné tout au long de cette campagne qui a su donné des rendez-vous impliquant des larges secteurs de la population guingampaise.

C’est une victoire pour les femmes qui ont menés cette lutte et pour celles qui pourront continuer à bénéficier de soins dans le cadre d’un service public de santé de proximité.

Nous le redisons : quand les bretonnes se mobilisent elles peuvent faire reculer les pouvoirs qui veulent nous imposer des décisions prisent loin de chez nous et néfastes pour nos vies.

Pour la Gauche Indépendantiste : Maiwenn Salomon

 


Après l’annonce des deux ans de sursis pour la maternité de Guingamp nous souhaitons dire notre satisfaction devant cette nouvelle reculade portée à notre connaissance par Yannick Kerlogot qui n’est que le porte-voix du gouvernement Macron dans les Côtes d’Armor. C’est la preuve que quand les bretons se mobilisent le gouvernement français recule !
Cette reculade est due à la mobilisation multiforme de la population locale et en premier lieu grâce à l’enthousiasme communicatif du personnel féminin de la maternité qui a su occuper le terrain revendicatif.
Nous restons à leur disposition pour continuer à construire un vaste mouvement déterminé pour sauver définitivement notre maternité et défendre le service public de santé dans le Trégor-Goelo.
Pour les adhérents de la Gauche Indépendantiste (Breizhistance) du pays de Guingamp : Maiwenn Salomon.

A l’appel du personnel de la maternité dont la fermeture reste toujours prévue pour le 1er janvier 2019 plus de 3000 Guingampais et Guingampaises ont occupé la rue ce 30 juin pour la troisième fois en quelques semaines.

Quelques heures avant ce rendez-vous de lutte , une petite fille naissait sur le rond-point face à l’hôpital… Ses parents venus de Gommenec’h (15 km) ont fait au plus vite… et la maman a été prise en charge dans ces conditions par le personnel. C’est une histoire touchante et émouvante, qui finit bien. Mais elle nous fait réfléchir sur ce qui aurait pu se passer si cette famille avait du aller à Saint-Brieuc comme le projette l’ARS… Et si cela c’était passé en hiver ? Comment cela se serait-il finit ? Sur le bord de la quatre voies ?

C’est une illustration parlante des décisions des bureaucrates de l’ARS qui  n’obéissent qu’à des logiques de rentabilité.

Première leçon malgré : l’annonce de la suspension du projet de fermeture par le président Macron la mobilisation ne faiblit pas, au contraire elle se renforce !

C’est un des slogans de cette splendide matinée qu’il faut retenir “Suspension, attention ! Ce qu’on veut c’est l’annulation !”… Signe que ce projet de fermeture est décidément impopulaire le député régionalo-macroniste Yannick Kerlogot qui défendait il y a peu le projet de fermeture est venue manifester ce samedi matin… Une présence, illustrant son complet opportunisme qui a en fait sourire plus d’un. Notamment le personnel de la maternité qui lui a poliment refusé le micro.

Publiée par Bretagne-Info.org sur Samedi 30 juin 2018

La deuxième leçon c’est que les salariéEs de la Maternité concernée ont réussi à mettre en place ce que nous appelions de nos vœuxconstruire le rapport de force multiforme et élargir le cadre de mobilisation en devenant un outil que peuvent s’approprier tout un chacun“… Car ce fut un rassemblement populaire, festif, familial, dansant, souriant mais déterminé dans lequel le riche monde associatif local a apporté son énergie transpartisane et ou les allusions à la capacité des Guingampais à remporter de matchs à domicile ont été nombreuses dans les slogans et chansons à forte teneur footballistique ! Comme en témoigne l’autre slogan “Guingamp en avant l’ARS marche sur tes enfants !“.

Une bonne partie de l’après-midi des centaines d’usagers solidaires sont venus danser, manger, boire et jouer en famille dans le jardin public au son de la musique bretonne.

Les 6 mois de suspension de projet sont autant de mois pour renforcer ces complicités et cette combativité.

Le collectif des salariés de maternité compte bien profiter de l’été pour se faire entendre et ne pas se laisser endormir au soleil ! Elles appellent le peuple à les rejoindre dés ce jeudi lors d’une réunion publique à Pabu à 18h à la salle des fêtes.

Pour les suivre sur Facebook c’est ici et sur Twitter là.

Voici leur prise de parole en intégrale (elle fut lue en breton évidement)

“A vous toutes et à vous tous venus si nombreux manifester à nos côtés contre le projet de la fermeture de la maternité de GUINGAMP

MERCI !

Merci d’être là et d’avoir compris la nécessité de nous faire entendre des pouvoirs publics par une mobilisation massive auprès de l’équipe de la maternité, vous usagers, familles, associations, élus, syndicats… Depuis une semaine, on nous annonce une « suspension »mais sans caractère officiel et NOUS, nous demandons une « annulation » de cette décision injuste et injustifiée de fermeture au 31 janvier 2019, nous réclamons le renouvellement de notre autorisation de fonctionnement,

Pourquoi ont-ils besoin de revoir le problème de la sécurité alors que la Haute Autorité de Santé nous a validé notre accréditation depuis 2017, que nous fonctionnons avec une équipe stable de 4 médecins gynéco-obstétriciens et des anesthésistes, et une liaison et présence pédiatrique depuis 20 ans avec Saint-Brieuc ?

Les projets de l’Etat sont de développer des hôpitaux communautaires avec un accès aux soins de proximité, M. E. Philippe notre 1er ministre annonce que la promotion de la santé et la prévention constituent le 1er axe de la Stratégie Nationale de santé 2018/2022 du Gouvernement et notre ministre de la santé Mme A. Buzyn parle d’ « inégalités inacceptables »… alors OUI Guingamp est un hôpital de proximité OUI accoucher à Guingamp est un droit de pleine santé.

Le territoire de Guingamp est en zone rouge sur la carte de l’Agence Régionale de Santé, alerte au désert médical, comment concevoir alors une fermeture d’un service de soins primordial qui risque bien évidemment de fragiliser tout l’hôpital, toute l’offre de soins ? Défendons notre service public de santé ! Et comment cela se passera-t-il dans les hôpitaux de niveau 3 comme Saint-Brieuc pour accueillir les patientes, les urgences… ? Nous sommes réellement inquiets de cet avenir dont nous ne voulons pas.

La maternité de Guingamp c’est plus de 500 bébés chaque année,le service est tout neuf nouvellement aménagé il y a moins de 15 jours,comment tolérer ce gaspillage d’argent public ? Depuis quelques jours, le service est plein, l ‘équipe continue à privilégier l’accueil des futurs parents et de leur famille tout en assurant les soins de qualité,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour vous transmettre nos convictions ,nous organisons chaque jeudi à 18h des réunions ouvertes à tous pour prévoir les actions de mobilisation, c’était à Graces, à Ploumagoar, jeudi prochain c’est à Pabu et nous remercions les différentes municipalités pour leur investissement. Un calendrier d’actions lors de manifestations se remplit : la course de l’ours, la goulapadenn, la St-Loup, les Vieilles Charrues, à Paimpol, le Tour de France, en projet la préparation d’un mur de photos de bébés nés à Guingamp, un clip vidéo…

Nous avons besoin de témoignages d’hommes ou de femmes, parents, futurs parents,usagers se sentant lésés par la décision de l’ARS et souhaitant témoigner de la qualité des soins dispensés, vous trouverez tout à l’heure une table avec 2 personnes qui s’en occupent au jardin public,

Nous continuerons la mobilisation jusqu’à la signature officielle de l’annulation de la fermeture de notre service.

« Quand on se bat, on peut perdre ou gagner quand on baisse les bras, on a la certitude de perdre ! » Un GRAND MERCI à vous tous d’être venus nous soutenir car TOUS ensemble nous pouvons GAGNER !

Merci à tous et toutes !

Publiée par Bretagne-Info.org sur Samedi 30 juin 2018

Plus de 4000 personnes ont pris part ce 16 juin à la Pride Rennaise. Contrairement à ce que beaucoup croient en raison de la dépolitisation croissante il ne s’agit pas d’une technoparade mais d’une journée revendicative commémorant une émeute. Un cortège radical s’est organisé pour lutter contre la dépolitisation de cette journée de lutte et de fierté pour toutes les personnes LGBTQI. Nous avons sollicité un des animateurs. Voici son récit : 

Roazhon, fière et révolutionnaire !

Ce samedi 16 juin 2018, les rues rennaises accueillirent la Pride 2018, petit retour sur le cortège radical.

L’organisation d’un cortège radical pour la Pride de Rennes s’est faite cette année dans l’urgence. Voyant que rien n’avait été prévu moins d’une semaine avant, un appel à la formation d’un Pink-Bloc a été diffusé par le compte Twitter @LobbyLGBTBreton ; ce communiqué appelait toute personne voulant redonner un message politique à la Pride, à converger et prendre la tête du cortège rennais pour faire entendre ses revendications sur les oppressions systémiques mises en place (et perpétuées) par l’Etat Français comme le patriarcat, ou encore le racisme.
Dans le même temps, un second collectif monté pour l’occasion, a lui aussi produit un appel similaire.
Profitant de cette aubaine, certaines personnes mal intentionnées et ne voulant pas voir de revendications politiques faire de l’ombre au CGLBT Rennais qui organise l’évènement, en ont profité pour faire courir des rumeurs, notamment en diffamant le compte @LobbyLGBTBreton qui serait tenu par des « homonationalistes bretons », ce qui est profondément faux.

Quoi qu’il en soit, après quelques cafouillages de début résultants de l’organisation « à la va-vite » de ce cortège ainsi que des diffamations susmentionnées, les deux groupes se sont rapidement réunis pour ne former qu’un seul bloc, portant haut et fort des revendications communes.
Malgré l’itinéraire absolument ubuesque imposé au cortège par la Préfecture, qui relève très clairement d’une volonté d’invisibiliser les luttes LGBTQI et de ne surtout pas déranger les bourgeois et touristes qui profitaient de leur petit samedi après-midi dans le centre-ville rennais, les militant·e·s finirent par atteindre la Place de la Mairie, où eurent lieu des prises de paroles de la part des organisateurs et organisatrices, qui se félicitèrent du succès de leur technoparade encadrée par le service d’ordre de la CFDT. Le cortège reprit ensuite sa marche jusqu’à l’Esplanade Charles de Gaulle, d’où il était parti.

Les militant·e·s se félicitent de la réussite de leur action. Malgré une organisation tenant quasiment de l’improvisation et des officiels tentant de briser cet élan, plus d’une centaine de personnes étaient réunies en tête de cortège où elles ont pu revendiquer un féminisme total, queer, antiraciste, anticapitaliste, et anticolonialiste, face à un Etat Français refusant de nous entendre.
Les deux ensembles ayant produit des communiqués se sont retrouvés en fin de manifestation pour mettre les choses à plat sur ces rumeurs crées de toute pièce et ont convenu de travailler ensemble pour organiser l’an prochain quelque chose de bien plus puissant.

Parce qu’en Bretagne, les luttes LGBTQI sont intimement liées à la question Française, nombre d’entre nous seront présent·e·s le 29 Septembre à Nantes pour réclamer la réunification et le droit à décider ; le droit à une Bretagne libre, antifasciste, débarrassée de l’autoritarisme français. Le droit à une Bretagne où chacun·e peut être débarassé·e·s tant du patriarcat, que du genre, du racisme, et du colonialisme.

Dalc’homp mat, stourmomp betek an trec’h !

Le @LobbyLGBTBreton

Comme nous le relations il y a quelques jours le recours initié par la CGT contre la participation du syndicat des travailleurs Corses aux prochaines élections dans les très petites entreprises (TPE) a donné lieux à des réactions diverses à l’intérieur de la CGT mais aussi dans SOLIDAIRES.

D’abord parce que ce syndicat s’est allié à la CFDT à la CFTC pour contester la présence du STC et ensuite parce que seule cette fois la confédération a aussi contesté à ce scrutin la présence du syndicat indépendantiste Basque LAB.

On peut ainsi noter la position des communistes marxistes léninistes du blog “où va la CGT ?” qui affirment que “Au lieu de naviguer en eaux troubles pour des causes douteuses avec des alliés non fréquentables, la CGT ferait mieux de s’interroger sur pourquoi le STC lui taille des croupières, élection après élection…” tout en soulignant que le SLB breton avait gagné contre la CGT en 2012 suite à une contestation similaire.

Dans un texte les militants proches d’Alternative Libertaire organisés dans la CGT sous le nom “Communistes Libertaires de la CGT” fustigent eux aussi les attaques contre LAB et le STC. Extrait : “Nous ne sommes pas obligés de partager toutes les valeurs de ces syndicats qui lient la lutte pour l’émancipation sociale et nationale. Mais tenter de les empêcher de participer aux élections, dans les entreprises comme dans les territoires est une bêtise qui entravera les possibilités de combat unitaire. L’irruption des militants de LAB empêchant la tenue des journées d’été de la fédération locale du PS avait pourtant été largement plébiscitée par les militants CGT sur Facebook !!!”

Enfin soulignons la position de l’Union Syndicale Solidaires qui n’hésite pas à défendre le droit à l’autodétermination en soulignant que dans la requête de la CGT c’est le droit à l’autodétermination des peuples qui est dénoncé. Contre LAB, la CGT écrit : « sa revendication de la reconnaissance du peuple basque et de son droit à l’autodétermination, révèlent un objet et un projet incompatibles avec les principes essentiels de la République.” C’est la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et même de leur droit à seulement le revendiquer !

Nous pensons comme beaucoup que les recours de la direction de la CGT et de ses alliés de circonstances contre LAB et le STC n’aboutiront pas en raison de la jurisprudence en faveur du SLB breton (qui ne semble pas cette année être présent dans ce scrutin). Il est toutefois réjouissant de voir que dans les deux secteurs le plus combatifs du syndicalisme dans l’hexagone (Solidaires et CGT) des voix s’élèvent pour critiquer l’invocation des valeurs tricolores de la “république” et défendre le droit des peuples à disposer d’eux même.

8c9ae39c9a56bab2-70e14

L’article qui suit est tiré du blog du NPA du Pays de Rennes qui continue à informer sur les résistances ouvrières en cours  à l’usine de PSA La janais.

Bretagne-info.

C’est en restant organisés, nombreux, mobilisés que nous pourrons faire reculer le patronat qui mange le fric sur le dos des créateurs de richesses, nous les petits salaires !

Après la fermeture du site d’Aulnay, la direction de PSA poursuit sa politique de restructuration des sites en même temps que la construction de nouvelles implantations sont à l’ordre du jour au Maroc et en Algérie. Des restructurations qui signifient aggravation des conditions de travail et suppressions de primes, service de transports… Mais les salariéEs résistent pied à pied.

Depuis plusieurs semaines, beaucoup de rumeurs circulaient sur les nouveaux horaires. Le 29 mai, l’annonce par la direction de ces nouveaux horaires (7 h à 15 h 12), accompagnés de la suppression de la prime d’équipe (liée aux horaires pénibles) et des cars, a déclenché la contestation.

La CGT a annoncé le 1er juin un débrayage dès le lendemain. Forcée par la colère des travailleurs, la CFDT s’est jointe à l’action, mais lors du débrayage, la CFDT a dit que, contrairement à la CGT, elle accepterait une perte de salaire ! Dès lors, difficile de poursuivre un mouvement pour changer le rapport de forces.

Pour combler les « pertes » de production liées au débrayage et aux multiples pannes, la direction a annoncé 8 demi-heures supplémentaires… alors qu’elle nous a fait chômer le 29 juin ! Un très bon choix puisque grâce à ça, nous nous sommes réunis à chacune des 8 demi-heures avec la CGT !

Rester organiséEs et mobiliséEs

La lutte s’est prolongée durant tous le mois de juin : 4 ­débrayages entre le 8 et le 11 juin, puis tous les jours de la semaine du 15 au 20 juin pour réclamer le maintien du salaire intégral, des cars et dire non à la flexibilité. Grâce à ces actions, avec plus les 800 signataires de la pétition, la suppression de la prime sera dégressive et ne débutera qu’en janvier 2016, prime de panier de 2 euros par jour travaillé. Ridicule !

Malgré nos mobilisations, la direction maintient la pression en imposant 1 h supplémentaire le 7 juillet pour ferrage et peinture, 30 minutes les 8, 9, 15 et 16 juillet pour tous les ateliers sauf l’emboutissage. Tout cela à cause des pannes !

En fait sur plusieurs sites PSA, les salariéEs s’opposent aux attaques de la direction. À Mulhouse, Poissy, Trémery, Sochaux, les débrayages se multiplient contre les samedis gratuits, les overtime1 et la multiplication des sanctions.

Nous exigeons la fin de la flexibilité, et des investissements pour l’outil de production. C’est en restant organisés, nombreux, mobilisés que nous pourrons faire reculer le patronat qui mange le fric sur le dos des créateurs de richesses, nous les petits salaires !

Correspondance.

Suite à la décision de la direction de changer les horaires de travail des équipes de l’atelier de fabrication sans contrepartie, 150 salariés de l’entreprise de matériel agricole s’était mis en gréve jeudi dernier. Ils réclamaient une prime d’équipe à la juste mesure des efforts demandés et à l’image de ce qui est pratiqué dans d’autres filiales du groupe. Pour beaucoup, cet événement « était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », les représentants syndicaux en ont profité pour dénoncer le stress et la pression croissantes dans l’entreprise qui dégradent les conditions de travail des ouvriers. Pas étonnant, que cette grève fût soutenue bien au-delà des équipes des ateliers de fabrication.

En trois jours de grève les ouvriers auront donc obtenu une prime de panier supplémentaire de 60 euros par mois. C’est un peu moins que ce qu’ils réclamaient, 80 euros, mais cela représente beaucoup par rapport à la non-considération de la direction .Surtout, en resserrant la solidarité entre les ouvriers de la boite ils auront montré l’efficacité de la grève et de la mobilisation collective.

Au-delà de la juste prime obtenue, la direction de KUHN-HUARD sait maintenant qu’elle a en face d’elle des salariés conscients et prêts à défendre de meilleures conditions de travail. Pour visionner la réaction d’Olivier Simon (CFDT-KUHN) sur la webtélé locale cliquez ici