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Un militant indépendantiste Galicien, J.N Heitor, a été interpellé le 11 mars à l’aéroport de Porto au Portugal en compagnie d’un homme de nationalité Vénézuelienne. Ils s’apprêtaient tous deux à embarquer dans un avion à destination du Venezuela.

J.N Heitor a été condamné à 11 ans de prison par la justice espagnole pour sa participation supposée aux actions clandestines du groupe “Resistencia Galega”, il convient de signaler que cette condamnation est basée sur les uniques confidences d’un repenti qui a collaboré avec la justice anti-terroriste de Madrid pour négocier une remise de peine. La peine de 11 ans est justifiée par sa participation supposée à un attentat contre des antennes des radio et télévision en Galice en 2012 qui n’avaient fait que des dégats matériels.  Il était depuis  décembre , date de sa condamnation, en fuite.

A l’heure où nous écrivons ces lignes le citoyen Venezuelien a été relaché sans charge et J.N Heitor inculpé par la justice Portugaise de falsification de papiers d’identité. Il devrait être remis aux autorités espagnoles dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen.

L’organisme antirépressif CEIVAR qui organise la solidarité avec les militants indépendantistes galiciens incarcérés ( 6 autres sont détenus à ce jour ) a appelé à des rassemblements de solidarité avec JN Heitor dans plusieurs villes de Galice.

Par ailleurs la plateforme électorale NOS-UP de la gauche indépendantiste radicale a affirmé sa solidarité politique avec l’interpellé surnommé Koala. Tout comme l’organisation de jeunesse BRIGA et la plateforme des familles et amis des détenus politiques galiciens Que Voltem para a Casa.

Bretagne Info d’après CEIVAR ( le 12 mars 2015 )

 

Robert Neal Baxter

D’ar Sul 8 a viz C’hwevrer 2015 ec’h en em gavas ouzhpenn 25,000 a dud (‘kantadoù’ hervez skingomz Galiza !) er vanifestadeg veur e kêrbenn Galiza gant al lugan “Polas fillas dos nosos fillos” (Evit bugale hon bugale).

Galvet e oa bet gant Queremos galego, ur gensavenn ledan ganti da bal difenn ar galizeg, bodet enni kantadoù a gevredigezhioù lec’hel ha broadel hag ivez hiniennoù, ha kemer a reas perzh er vanifestadeg an holl strolladoù politikel, broadelour pe get, estreget ar Strollad Poblek (PP) hag a zo e penn gouarnamant ar vro.

Sañset eo ar galizeg unan eus div yezh kenofisiel Galiza hervez ar Statud a emrenerezh, ha koulskoude, abaoe ma’c’h eas ar maout gant PP en dilennadegoù diwezhañ ha tapet gante ar muianiver dreistel er Parlamant, ne baouez ket ar yezh da vont war gil. Hervez prezidant ar gouarnamant ec’h eo an dud ha kerent ar vugale o-unan ar re a zo kiriek da diskar ar yezh, met e gwirionez eo bet labouret start gant gouarnamant Galiza evit he skarzhañ da vat diouzh teodoù ar bobl. Rak goût mat a ouzont, evel ma skrivas Castelao: “Ma’c’h omp galiziz c’hoazh eo a-drugarez d’ar yezh.” Hepti e teufemp da vezañ spagnoliz evel ar re all. An afer bolitikel eo, daoust d’ar PP arguzenniñ e rankfer chom hep ‘politikaat’ ar yezh.

War dachenn an deskadurezh e vez gwelet ar sklaerañ. Gant ar gouarnamant kent, renet a-gevret gant ar Strollad Sokialour (PSdeG-PSOE) ha Bloc’had Broadelour Galiza BNG) e oa bet lakaet ar galizeg da vezañ kevatal d’ar spagnoleg evel yezh kelenn en deskadurezh ret. Kerkent ha ma oa bet dilennet, avat, e oa bet lakaet e pleustr en un doare untuek gant gouarnamant nevez ar PP un dekred nevez, hini al ‘liesyezhegezh’. Sañset e vez kelennet un drederenn eus an danvezioù e saozneg (e spagnoleg e vez kelennet peurliesañ e gwirionez avat) o tiskenn kenfeur ar galizeg eus un hanter betek un drederenn, ha difennet groñs bremañ kelenn matematikoù, skiantoù ha teknologiezh e galizeg.

Gwir eo, war baper e oar an holl kaozeal, lenn ha skrivañ e galizeg. Met implijet e vez nebeutoc’h-nebeutañ ar yezh, dreist-holl gant ar re yaouank abalamour d’an diouer a danvez dudi e galizeg. Hervez sifroù ofisiel Ensavadur stadegoù Galiza ez eus bremañ 12% nebeutoc’h a dud a ra gant ar galizeg en un doare boas e-keñver dek bloaz ’zo, hag hiziv e ne vez kaozeet galizeg dalc’hmat nemet gant 13% eus ar vugale etre 5 ha 14 bloaz, keit ha ma ra 47% anezhe gant ar spagnoleg atav.

 galiza galego

War a seblant emañ kalz gwelloc’h stad ar galizeg evit hini ar brezhoneg, met keit ha m’emañ ar brezhoneg o vont war-raok tammig-ha-tammig, emañ ar galizeg o vont war gil buanoc’h-buanañ abalamour, dreist-holl, da bolitikerezh ar strollad PP. Mar fell dimp kemm penn d’ar vazh ha lakaet ar galizeg da vezañ yezh vroadel ar vro en-dro e vefe ret degas ur c’hemm politikel don.

Robert Neal Baxter est adhérent de l’Union du Peuple Galicien organisation communiste composante essentielle du Bloc Nationaliste Galicien, force de gauche luttant pour une république galicienne indépendante et ayant un large écho au sein du peuple Galicien. Il est également collaborateur de la revue “Terra e Tempo” , organe historique de l’indépendantisme de gauche en Galice.

C’est à notre demande qu’il nous fait part de ses réflexions de communiste et d’indépendantiste Galicien ( qui connait fort bien la Bretagne ) sur le phénomène “Podemos” dans l’état espagnol.

Nous l’en remercions vivement.

Il nous a semblé important après l’engouement médiatique pour Syryza en Grèce de donner la parole à ceux qui critiquent Podemos dans l’état espagnol alors que cette organisation est souvent présentée comme l’alternative devant inspirer les recompositions politiques des forces anticapitalistes dans l’hexagone.

La rédaction de Bretagne-info.org

Podemos : Il n’est pas de sauveurs suprêmes !

Par Robert Neal Baxter

Robert Neal Baxter communiste Galicien pour l'indépendance
Robert Neal Baxter communiste Galicien pour l’indépendance

Tout d’abord et avant tout, le phénomène Podemos devrait susciter chez toutE militantE de gauche ou progressiste une profonde sensation de méfiance, s’agissant d’un ‘mouvement’ qui surgit, pour ainsi dire, du néant, sans travail de base ou de masses solide (tout au moins en Galice). Sa montée vertigineuse se fait, au contraire, grâce à une très habile utilisation des moyens de communication, notamment la télévision ; l’équivalent politique, en quelque sorte, des vedettes créées dans la popularité artificielle et creuse des concours télévisés du type Star Ac. Peu importe ce qu’on fait : l’important c’est de gagner la sympathie des spectateurs et des spectatrices coûte que coûte. L’image est tout et, en l’occurrence, le message ne fait que partie de cette image : contre tout et contre tous.

Car il n’y a pas un seul jour sans que, d’une façon ou une autre, les dirigeants de Podemos, notamment le leur gourou messianique, n’apparaisse dans le salon des potentiels électeurs à travers le petit écran. Et pas seulement à l’heure des actualités politiques, mais aussi dans des talk-show, débats-spectacles et autres émissions people où la mise en scène est de rigueur. Le flambant-neuf secrétaire général du P‘S’ espagnol a, lui aussi, également tenté le coup, mais n’a réussi qu’à faire le pitre…

Il y a de quoi se demander quel profit en tirent les chaînes (parmi lesquelles certaines qui appartiennent à des groupes audiovisuels les plus réactionnaires et ultraconservateurs) à leur tenir grandes ouvertes les portes de leurs plateaux, créant ainsi presque de toute pièce un mouvement politique auparavant inexistant sous quelques mois seulement et en l’alimentant de façon continue. En Galice c’est du déjà vu après la ascension météorique de AGE (sans nom même jusqu’à la veille des élections) grâce, surtout, à la presse écrite hégémonique, ayant comme objectif de balayer le nationalisme contestataire dans l’attente que le projet se dégonfle et s’effrite, dégageant ainsi le terrain pour refaire place à l’espagnolisme ultralibérale. Les intérêts économiques qui s’agitent derrière ces groupes ne sont pas ingénus: ils savent pertinemment que la révolution ne sera pas télévisée et qu’à moyen ou long terme c’est eux qui cueilleront les fruits de ce petit jeu qui, pour l’instant, a l’apparence de bénéficier la contestation. Il n’y a de meilleure forme de vaincre l’adversaire qu’en se l’appropriant. Une fois que le mécontentement aurait été dûment canalisé, il ne suffira ensuite que de le démonter de la même façon qu’il avait été monté. On a déjà vu en Grèce comment la ‘gôche radicale’ a fini par passer un accord avec la droite la plus rance. Les promesses du populisme sont éphémères et, en attendant, les piliers du pouvoir restent intacts.

Le nom Podemos en dit long, ou plutôt n’en dit rien du tout… Calqué sur le flou du Yes we can d’Obama (Oui, nous pouvons occuper l’Afghanistan, bombarder l’Iraq, ou la Libye ; Oui, nous pouvons soutenir l’état sioniste terroriste…), de la même façon ce mouvement évite de définir ce qu’ils peuvent justement faire. On est tenté de penser qu’il s’agit d’un ‘nous pouvons gagner les élections’, sans plus… Et ensuite ? Cette indéfinition, non seulement dans le nom mais aussi dans la pratique, leur permet de se faufiler dans une ambiguïté permanente, afin de piocher à droite comme à gauche à la recherche d’une majorité électorale en surfant sur le légitime dégoût que ressent bonne partie du peuple face aux scandales de corruption qui ne cessent d’éclabousser la vie politique soutenue par le bipartisme de toujours.

Podemos se plaît à dénoncer la corruption de tous les partis traditionnels sans exception en répétant le mantra de la clique (ou ‘caste’ selon leur novlangue) de la ‘classe politique’ (concept postmoderne n’ayant pas grand-chose à voir avec la division du travail) et s’efforce à s’en démarquer comme porte-parole du mouvement des simples citoyens, oubliant très vite que bon nombre des membres de la direction sont profs universitaires… Le but est de rompre avec l’alternance P‘SO’E-PP mais tout en s’assurant que si tout change tout devra rester pareil, car la permanence de l’état espagnol n’est pas mise en cause. Là, Podemos rejoint dans leur stratégie les autres ‘nouvelles forces’ unionistes émergentes comme Ciudadanos ou UPyD. Cette facette ressort clairement en Galice où leur attitude belligérante contre la langue galicienne est hors pair, discutant dans leurs assemblées s’ils vont employer le galicien comme langue publique, débat insolite dans tout le panorama politique du pays, et en utilisant les formes déformées des toponymes qui rappelle, très tristement, une époque qu’on aurait dû souhaiter révolue.

Pablo Iglesias leader de Podemos
Pablo Iglesias leader de Podemos

Sous le placage d’un mouvement révolutionnaire qui voudrait déblayer un système pourri, Podemos ne fait qu’agiter le vieux torchon de l’unité ‘nationale’ : « Je suis un patriote, déclare Iglesias, et je n’aime pas qu’il y ait des militaires d’autres pays sur le territoire national (sic.). Je n’aime pas que l’OTAN soit dans notre pays». La république souveraine de la Galice romprait aussi avec l’OTAN, mais non pas pour ce genre de raisons chauvines, mais parce que, depuis toujours, le nationalisme galicien s’engage profondément avec le principe de l’anti-impérialisme. Mais l’anti-impérialisme serait, paraît-il, démodé. Pendant que le nationalisme galicien se range résolument aux côtés du peuple palestinien, dénonçant le génocide par tous les moyens, Podemos Science refuse d’adhérer au boycott académique international contre l’état sioniste en proclamant que «censurer scientifiquement des pays n’a pas de sens parce que la science est neutre et ne connaît ni frontières, ni langues, ni politique, ni guerres ». Et pourtant, tout indique que les institutions académiques de l’état sioniste sont complices de l’occupation des territoires palestiniens.

Aujourd’hui la question nationale de l’émancipation des peuples opprimés joue un rôle fondamental dans la vie politique de l’état espagnol. Et qu’on le veuille ou pas –qu’on soit nationaliste ou pas– la possibilité de l’indépendance de la Catalogne représente l’espoir d’un vrai changement profond de l’actuel état unitaire héritier du franquisme. Qu’en pense donc Podemos ? Difficile à dire, parce que, comme d’habitude, ils jouent à souffler le chaud et le froid. D’une part, leurs publications «reconnaissent le droit des différents peuple de l’UE à se constituer en tant que tels et à décider démocratiquement leur futur ». Mais le diable est dans le détail : à quel ‘peuple’ se réfèrent-ils ? Encore difficile à dire. Dans un meeting à Barcelone, leur chef suprême reconnaît que « la caste espagnole a insulté la Catalogne et a ignoré le fait que l’Espagne est un pays de nations », tout en refusant de se positionner clairement à faveur du référendum, mais en exhortant les indépendantistes à «ranger les drapeaux» et exprimant son vœu de ne pas voir ‘partir’ la Catalogne. Pourtant, le numéro trois, lui, n’a pas sa langue dans sa poche. Íñigo Errejón s’aligne complètement sur la position du PP en déclarant clairement que l’indépendance de la Catalogne doit être décidée par tous les espagnols. Et l’indépendance du Sahara para tous les marocains aussi, je suppose…

On est du côté des masses populaires ou on n’y est pas et quand des millions de personnes descendent dans les rues en Catalogne et ailleurs pour réclamer non pas l’indépendance mais le simple droit de décider de leur futur, la volonté populaire est assez claire en revendiquant le droit foncièrement démocratique du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Qu’y aurait-il de ‘plus démocratique, après tout, qu’un référendum populaire ? Mais Podemos reconnait que l’enjeu est majeur : «La Catalogne est une priorité pour nous. Il est clair qu’on ne peut pas gagner en Espagne sans gagner en Catalogne», déclare Marc Bartomeu, secrétaire général de Podemos Barcelona.

Le nationalisme galicien a toujours été aux côtés du peuple, des ouvriers, des paysans, des marins, et aussi de celles et ceux qui souffrent les conséquences de la crise du système capitaliste (fonctionnaires, retraitéEs escroquéEs para la fraude bancaire des actions de priorité…). Et nous y resteront, convaincuEs du besoin de maintenir des structures d’auto-organisation, sans soumissions à des centres de décisions externes qui vont à l’encontre des intérêts du peuple galicien.

Sauvons-nous nous-mêmes !

Nous publions ici une contribution nous ayant été adressé par l’organisme anti-répressif galicien Ceivar et la plateforme “que voltem para a casa” suite à de nouveaux procès dans l’État espagnol visant le mouvement indépendantiste galicien.

@ceivar
@ceivar

L’Espagne continue sa campagne de répression judiciaire et médiatique contre le mouvement indépendantiste en Galice. Un nouveau jugement politique à eu lieu les jours 7 et 8 octobre devant l’Audiencia Nacional à Madrid contre le militant galicien Heitor Naia «Koala ».

Le ministère public sollicite 17 ans de prison et 10 de liberté surveillée pour délits « d’appartenance à bande armée » et « dommages avec but terroriste ». Il est accusé d’avoir placé des explosifs dans une installation d’antennes de communication, propriété de l’entreprise « Red de Banda Ancha de Andalucía », en 2012.
Pendant la première audience, Heitor Naia avait nié dans son intervention toutes les charges à son encontre. Il a été mis en évidence que le ministère public soutenait toutes ses accusations uniquement de part les déclarations de Xurxo Rodrigues, autre accusé. Fait qui a été avoué du côté des forces policières, qui ont déclaré n’avoir jamais réussi à identifier à Naia.
Rodrigues, comme d’autres, se sont mis au service du ministère public, en échange des réductions de peine et améliorations de leurs conditions de détention. Dans leurs interventions, Rodriguès, comme un dénommé Santim, ont admis les délits leur étant reprochés. Pourtant, Rodrigues en étroite collaboration avec la police espagnole a lancé des accusations contre plusieurs militants, entre autres, Heitor Naia.
Le code pénal espagnol a légalisé, grâce à diverses réformes, le traitement exceptionnel de ce qui est appelé « la figure du repenti », pour ceux qui montrent une attitude de « collaboration ». Grâce à cette logique, il aura une peine mineure. Dans le cas des militants ne voulant pas pactiser, la peine monte jusqu’à 17 ans, cependant pour ce qui s’auto-inculpent ou dénoncent autres accusés, la peine est réduite uniquement à 3 ans.  Une absurdité juridique qui essaie de légitimer des déclarations qui n’ont pas de crédibilité de la part de militants trahissant leurs ex-compagnons de lutte.
En mai de 2014, l’Audiencia Nacional espagnole avait condamné le militant Carlos Calvo à 12 ans de prison avec une seule preuve : les aveux de l’autre accusé, Xurxo Rodrigues. Ce dernier avait négocié avec le ministère public de voir sa peine réduite de moitié en échange de modification de ses déclarations, qui avaient toujours été au préalable de disculper Carlos Calvo.

Vendredi 3 octobre 2014, les forces militaires espagnoles, la « Guardia Civil », avaient déployé dans la capitale galicienne un opératif policier disproportionné  pour arrêter le  jeune militant indépendantiste Raúl Agulheiro. Une fois de plus, le discours journalistique a reproduit littéralement la thèse policière en bafouant la présomption d’innocence et accusant directement Raul d’être partie prenante de « Resistencia Galega » et auteur du sabotage du 30 septembre passé dans la mairie de Baralha, village de la province de Lugo.
Après trois jours de détention et placement à l’ isolement, sans accès à l’assistance médicale et juridique et sans droit de communication avec famille ou amis, le militant Raul Agulheiro est passé le lundi 6 octobre devant un un juge de l’ « Audiencia Nacional », qui a ordonné sa mise en détention sans possiblité de paiement de caution. Il est actuellement embastillé au centre pénitentiaire madrilène de Soto del Real, à des centaines de kilomètres de ses proches.

Ces mesures exceptionnelles que permet la « législation antiterroriste » ont été fortement critiquées par les normes internationales. Dans ce sens, le Cour Européenne des Droits de l’Homme, autant que le Commissaire Spécial des Nations Unies contre la torture, ont fait pression sur l’Etat Espagnol pour « éradiquer complétement les mises à l’isolement étant donné qu’elle facilite les actes de torture et les mauvais traitements ». Ils ont dénoncé la dispersion pénitentiaire comme une punition pour l’entourage familial, ainsi que comme « un obstacle pratique pour la préparation de la défense, car les personnes accusées sont internées très loin des avocats ». Lien au rapport des Nations Unies contre la torture en Espagne (en Espagnol)

Actuellement il y a six militants emprisonnés sous le régime de la  dispersion et de l’isolement. Cinq d’entre eux avec condamnations fermes d’entre 7 et 15 ans, et un en attente de jugement.
En outre, le mouvement indépendantiste a dû subir de lourdes sanctions économiques, les tentatives d’infiltrations policières, les fouilles des centres sociaux, les contrôles d’identifications constantes et les arrestations. La campagne médiatique de criminalisation politique assume les accusations de la police et soutien comme preuve la militance publique et, concrètement, le soutien des collectifs de solidarité avec les prisonniers indépendantistes galiciens : L’Organisme populaire anti-répressif « Ceivar »et la plateforme « Que voltem para casa ».

Écrire aux détenus : rendez-vous sur le site de Ceivar

La rédaction.

D’ar 25 a viz Gouere eo bet lidet evel bep bloaz abaoe 1919 « Día da Patria Galega », devezh broadel Galiza gant holl vroadelourien ha dizalc’hourien ar vroad a vev dindan beli stad Spagn.

20 000 den gant ar BNG.

Ar bloaz mañ ez eo tost da 20 000 den o deus kemeret perzh el lid aozet gant ar BNG (Bloque Nacionalista Galego) e Sant-Jakez. Ar BNG zo un talbenn, ennañ meur a strollad broadelour ha sokialour, a stourm abaoe 1982 evit ma c’hellfe broad Galiza bezañ gouest da zibab he dazont ha da sevel ur gevredigezh diazezet war ar c’hengred, an demokratelezh, hag ar souvereniezh vroadel.

« Demokratelezh, Souveneriezh ha gwirioù sokial evit Galiza», sed aze al luganioù pennañ zo bet azgoulennet gant ur mor a dud. Meur a strollad eus Katalounia, Euskal Herri pe Skos o doa graet beaj Sant-Jakez ivez da ziskouez o c’henskoazell gant ar c’halizianiz kar-o-bro.

Er prezegennoù koulz ha war ar c’hitonioù n’eo ket ankouaet pobl Palestina a c’houzañv kalz er mare-mañ.

Anv a ranker ober eus sindikalourien ar CIG (ur sindikad stourm galloudus eus metou an dizalc’hourien gant 80 000 ezel) deuet gant gitonioù diwar-benn ar vicherourien skarzhet eus labouradeg Citroen Vigo.

Pouezet ez eus bet kalz war ar mennozhiou kontrol da boell ar frankizouriezh a gaver e prezegenn bolitikel ar BNG, en un doare lojik met muioc’h eget biskoazh dre m’o deus ranket, er mizioù kent, milliadoù a dud yaouank mont d’an harlu abalamour d’an enkadenn ekonomikel…

War al leurenn ez eo bet lakaet war wel stourm ar merc’hed a-enep d’ar patriarkiezh liammet gant ar stourm a zieubidigezh vroadel ur wezh ouzhpenn, gant un heklev kreñvoc’h, moarvat, e kalon ar stourmerezed deuet da zibuniñ dindan stered ruz ar bannielou gwenn ha glas abalamour d’al lezennoù nevez votet e Madrid a vir ouzh merc’hed Stad Spagn da ziforc’hiñ.

Ha gant an dizalc’hourien all ?

Meur a strollad politikel dizalc’hour pe broadelour zo ouzhpenn d’ar BNG. Gant nebeutoc’h a levezon.

Int ivez avat o doa kerzhet e straedoù kerbenn Galiza d’ar 25 a viz Gouere.

En o zouez e c’heller ober anv eus A NOVA, ur strollad renet gant Xose Manuel Beiras (bet e-pad pell e penn ar BNG) a vez techet da glask mont a gevred gant komunourien Bro-Spagn.

Dizalc’hourien liesseurt an tu-kleiz radikal bodet en talbenn NOS-UP o doa lakaet un nebeud kantadoù a vanifesterien e straedoù Sant-Jakez dindan al lugan « Evit ur republik sokialour ha gwregelour e Galiza », evit klozañ o dibunaneg ez eus bet plantet tan e banniel rouantelezh Spagn. Taer e vezont gant ar BNG, a vefe (herveze) re sokial-demokrat, ha troet da varc’hata gant ar c’hevala hag ar sokialourien. Evit poent ma kred luskad NOS-UP mont war ar renk pa vez votadegoù kêr n’o dez tamm pouez ebet en ensavadurioù. Un tech a glaskont kempouezañ en ur vezañ oberiant tre er stourmoù sokial, er straedoù, e-touesk ar re yaouank.

Deus e du e embann CEIVAR (aozadur stourm evit ar brizonidi bolitikel) bezañ laouen eus an niver a dud a oa deuet da gemer perzh er chadennad tud, o devoa dibunet dorn-dorn e straedoù Sant-Jakez evit azgoulenn frankiz evit prizonidi Resistenza Galega. Pemp stourmer dizalc’hour zo bac’het e prizonioù ar stad (darn evit pell) evit bezañ (hervez kont) kemeret perzh e stourm kuzh Resistenza Galega.

Diaes eo bezañ unvan ?

Dispartiet eta ur wezh ouzhpenn an dizalc’hourien e Galiza, pa seblant dister (evidomp ni Breizhiz) an diforc’hioù kenetreze.

Daou dra memes tra zo bet graet evit tremen dreist d’an disemglevioù :

– ur c’hendiskleriadur sinet gant hogos an holl strolladou dizalc’hour ha skignet un nebeud devezhioù a-raok an devezh broadel (da vezañ lennet amañ war al lec’hienn euskarat BOLTXE e Galizeg ha Kastilhaneg )

– d’ar 24 a viz Gouere e oa bet ouzhpenn 2000 den o respont da c’halv aozadurioù yaouankiz an holl strolladoù broadelour ha dizalc’hour e straedoù Sant-Jakez evit embann holl a zevri e fell dezho stourm evit ma vo dizalc’h Galiza. Sed aze un tañva eus an dibunadeg a drugarez da c’hGZ Video.

Dilennadegoù 2015.

E 2015 e vo mouezhiet er stad evit ar c’huzulioù kêr gwelet e vo ha gouest e vo broadelourien Galiza d’ober o mad eus sell negativel ar bobl war ar rouantelezh ha war ar politikerezhioù ekonomikel a lakaa diaes bemdez an dud vunud. Moarvat e oa an elfennoù se e spered darn eus prezegennourien « Día da Patria Galega ».

Keleier Breizh dieub ha sokialour.

Evit gouzout hiroc’h, sed aze ur roll diglok eus un nebeud kelaouennoù dizalc’hour en linenn :

  • Galiza Livre : (tost eus ar strollad anvet AMI Assembleia da Mocidade Independentista : bodadeg ar yaouankiz dizalc’hour) : http://www.galizalivre.org/
Ar Gwenn-ha-du en ur vanif aozet gant tud Yaouank ISCA e Ourense d'an 23/07  !
Ar Gwenn-ha-du en ur vanif aozet gant tud Yaouank ISCA e Ourense d’an 23/07 !

Nous avons publié de nombreux articles sur la présence de la Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance) aux cotés du NPA sur la circonscription « Ouest » qui inclue la Bretagne pour le scrutin européen du 25 mai. Le petit tour d’horizon (non exhaustif !) qui suit essaye de faire le point sur la position des autres forces indépendantistes et souverainistes chez d’autres nations sans état d’Europe. Nous avons tenté de privilégier les mouvements ayant des similitudes politiques avec les nôtres.

Nous publierons volontiers d’autres informations sur cette élection quand nous parviendrons à collecter d’autres informations sur les consignes de vote chez d’autres nations sans état d’Europe.

La rédaction de Bretagne-info.org

Ailleurs dans l’état Français.

– En Occitanie :

Le Partit Occitan (POC) autonomiste de centre gauche membre de Régions et Peuples Solidaires comme l’UDB, sera présent Dans le Sud-Est : avec François Alfonsi, eurodéputé sortant, tête de liste Régions et Peuples Solidaires, et plusieurs colistiers du Partit Occitan, dont Anne-Marie Hautant, cheffe de file de l’opposition à Jacques Bompart à Orange et Hervé Guerrera, conseiller municipal à Aix-en-Provence ; dans le Sud-Ouest, avec Régine Barthélémy, candidate du Partit Occitan sur la liste de José Bové (EELV).

Le Parti National Occitan (PNO) qui défend une ligne nationaliste, teinté d’ethnisme, (que nous ne partageons pas !) sera présent dans la circonscription Sud-Ouest avec la la liste « Occitanie pour une Europe des Peuples » dont la tête de liste est Martine GROS. Elle revendique ainsi que l’Union Européenne reconnaisse les Occitans, les Catalans et les Basques et ne soit plus une association d’États mais une fédération des peuples.

La Gauche Révolutionaire Occitane (Libertat) n’a pas de position publiée à ce jour, mais cette organisation est peu connue pour son soutien à l’Union Européenne qu’elle combat et est rarement portée sur les pratiques électorales.

Enfin signalons l’appel du Comité de Construction du Parti communiste révolutionnaire des Terres d’Òc / Comitat de Construccion pel Partit comunista revolucionari de las Tèrras d’Òc en faveur “de toutes les initiatives de vote blanc ou plutôt NUL, à condition d’inscrire sur le bulletin vierge un message révolutionnaire explicite (faucille et marteau ou autre symbole révolutionnaire, slogan etc.)…” Position nuancée pour la Bretagne et la circo “Ouest”.

oc

En Corse :

Corsica Libera (indépendantiste) n’avait pas donné de consignes de vote en 2009. Nous ne connaissons pas leurs position pour cette année.

Le PNC (Parti de la Nation Corse, Autonomiste centriste) mènera donc la liste “Sud Est” avec François Alfonsi (EELV), eurodéputé sortant, tête de liste Régions et Peuples Solidaires avec le Parti de la Nation corse des Occitans (Partit Occitan), des Arpitans (Mouvement Région Savoie) et des Imazighen (“Berbères”).

A Manca (la Gauche Nationaliste Corse organisation associée au NPA) avait concouru en 2009 avec le NPA sur la circo « Sud Est ». Cette année ni le NPA ni A Manca ne seront présents sur cette zone. A Manca déclare donc « Pour notre part, nous avons cru un temps que ces élections pouvaient constituer une tribune. Force est de constater que les travailleurs rejettent ce système. Ils le font, encore pour l’heure, de manière passive en s’abstenant. Une partie y participe en usant de votes qu’ils croient anti-système et qui profitent à l’extrême- droite. (…) Nous appelons les travailleurs, les chômeurs, les retraités et l’ensemble de celles et ceux que ce système écrase à ne pas participer aux prochaines élections européennes

Au Pays Basque Nord les abertzales (patriotes) de gauche du nord du Pays Basque sont regroupés au sein de “EH BAI” (Oui à la Nation Basque). Soucieux de renforcer le regroupement des forces de la gauche basque des deux cotés des Pyrénées deux de ses membres seront intégrés au sein de la liste constituée par EH Bildu et d’autres forces dans l’État espagnol (voir plus bas). Lire à ce sujet l’article de Jakez Borthairou dans l’hebdo Enbata.

En Martinique, Guadeloupe, Kanaky, Guyane, Polynésie : les forces indépendantistes appellent traditionnellement au boycott de ce scrutin.

Dans l’état espagnol :

Au Pays Basque et… ailleurs.

On peut constituer dans cet état une liste par état ce qui favorise la visibilité des forces défendant une ou des nations opprimées. C’est pourquoi la coalition basque de gauche EH Bildu (qui regroupe l’ex Batasuna et d’autres formations basques issues d’un environnement politique moins radical) a construit une plateforme électorale appelée “Los pueblos deciden” (Les peuples décident) aux cotés des Galiciens du BNG, des Canariens (Alternativa Nacionalista et Unidad del Pueblo) , des indépendantistes Aragonais Puyalon de Cuchas, et des Asturiens d’Andecha Astur. Cette liste menée par le député Basque au parlement de Madrid Jon Iñarritu s’oppose à l’Europe des capitalistes et de la Troika et prétend soutenir les processus en cours en Ecosse, Catalogne et Pays Basque vers l’indépendance. Le droit à l’autodétermination des Asturiens, Canariens et Aragonais sont bien sur défendu. Cette liste qui défend aussi le droit à l’avortement essaye comme d’autres de se faire l’écho des mobilisations contre l’austérité qui ont secouées tout l’état espagnol ces derniers mois.

los pueblos deciden

Dans les Pays Catalans : Les Candidatures d’Unité Populaire (CUP Gauche Radicale Indépendantiste) qui ont plus de 100 conseillers municipaux et quatre députés au parlement de Barcelone ont décliné l’offre des forces de “Los Pueblos Deciden” et ne participent pas au scrutin, et rappellent leur rejet de l’UE et du capitalisme.

ERC (La Gauche Républicaine Catalane), formation historique du nationalisme catalan a constitué sa propre liste avec le soutien de deux autres petites formation NeCAT et Catalunya Sí. Elle a naguère eu des élus au parlement européen. ERC a déja cogéré la Généralitat de Catalogne en coalition avec le PS Catalan. Ce qui éclaire sur ses vélléités de rupture avec les politiques d’austérités.

galiza

En Galice : Si la plus vieille et plus influente formation nationaliste de gauche le Bloc Nationaliste Galicien a choisi comme dit plus haut de se joindre a “Los pueblos deciden” ce n’est pas le cas de tout le monde. L’ex militant et leader du BNG Xose Manuel Beiras a formé avec d’autres indépendantistes tel le FPG une nouvelle formation : ANOVA qui dispose tout de même de quatre député au parlement autonome Galicien. Sous le slogan “e a hora do pobo“ (c’est l’heure du peuple) et sous la direction de Lidia Senra elle concourra pour ce scrutin avec notamment des membres Galiciens de Izquierda Unida (PC espagnol) dans le cadre de la coalition “Alternativa Galega de Esquerda“ (Alternative Galicienne de Gauche). La rupture avec le régime monarchique madrilène des Bourbons, la défense des droits nationaux du peuple Galicien sont mis en avant comme une certaine proximité avec la formation grecque de gauche SYRIZA.

La plateforme électorale de la gauche indépendantiste radicale NOS-UP a elle aussi refusé l’offre de “Los Pueblos Deciden”.

Tout comme les indépendantistes castillans de Izquierda Castillana. 

Nous ne connaissons pas le point de vue de CUT/BAI du célèbre Sanchez Gordillo émanation électorale du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT/SOC).

Pour en finir avec ce petit tour de l’état espagnol, soulignons que contrairement avec ce qui existe dans l’extrême-gauche française, plusieurs partis et formations de la gauche radicale “Espagnole” soutiennent le droit à l’autodétermination des peuples vivant dans cet état. C’est le cas notamment de “Corriente Roja” et du “Parti Communiste des Peuples d’Espagne” qui se présentent séparément à ce scrutin.

Nul doute que ce sera pour ceux qui participent ou non au scrutin l’occasion de dénoncer le sort des détenus politiques Basques, Catalans, Galiciens et le durcissement de l’arsenal répressif du régime.

radical independence conference

En Écosse :

Le SNP, parti nationaliste Écossais (indépendantiste centre gauche) sera présent. Cette formation avait deux députés au parlement de Strasbourg et pense pouvoir en gagner un troisième. Le SSP (Parti Socialiste Écossais, indépendantiste d’extrême-gauche) présent en 2009 sera absent. Il a perdu beaucoup de son influence en tant que parti mais ses membres et ex électeurs sont très actifs dans la perspective du referendum d’indépendance de novembre 2014 au sein de la coalition “Radical Independence Conference”.

En Irlande :

LeSinn Fein (Provisoire) de Gerry Adams et Martin Mc Guiness pense améliorer son score et passer de un à deux ou trois députés à Strasbourg en se présentant en champion de la lutte anti austérité. Les républicains “dissidents” : 32 CSM, Republican Sinn Fein, Eirigi, ISRP… semblent absents du scrutin et nous ne connaissons pas à ce jour leurs positions. L’appel au boycott semble probable.

Notons toutefois une influence républicaine au sein de la coalition “People Before Profit Alliance” qui sera présente le 25 mai et qui quoique sous l’influence du Socialist Workers Party (trotskyste) prend l’Irlande des 32 comtés comme cadre politique. Beaucoup de syndicalistes et de féministes s’y investissent et contestent l’ordre néoliberal. Parmi les revendications le refus de l’utilisation de l’aéroport de Shannon par les avions de l’armée US pour ses campagnes impérialistes en Irak et le transfert des détenus de la CIA par ce lieu.

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Au Pays de Galles :

Le Plaid Cymru sera de la partie pour ce scrutin, le vieux parti nationaliste de centre gauche qui gauchise un peu son discours sous l’influence de l’antimonarchiste, féministe et socialiste Lean Woods avait déjà une député au parlement Européen (Jill Evans). Toutefois son propos est loin d’être vraiment en rupture avec les institutions européennes.

En Sardaigne :

L’ile sous occupation Italienne connait une intense activité politique spécifique. Il existe plusieurs formations politiques indépendantistes de gauche telle A Manca Pro S’indipendenza et Sardigna Natzione. Cette dernière fait campagne pour le boycott en raison de la non existence d’une circonscription spécifique à la Sardaigne qui se retrouve à voter avec la Sicile.

 

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