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Alors que le texte de de loi sur le “mariage pour tous” passera devant le parlement français le 29 janvier prochain, en Bretagne comme en France plusieurs manifestations se sont déroulées pour empêcher l’accès au mariage aux homosexuel-le-s, ou au contraire pour le soutenir et dénoncer l’homophobie ambiante. Breizhistance-IS vous propose ici la contribution d’un sympathisant nantais qui rappelle que la lutte contre les discriminations commence d’abord par le revendication de l’égalité des droits.

“J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels.” *François Hollande lors de la campagne pour les présidentielles

13 ans après l’adoption du Pacs que même la droite trouve maintenant légitime alors qu‘il devait entraîner le monde dans les abîmes du péché, le parti socialiste français va t’il avoir le courage politique de ses idéaux?

L’inégalité entre couples hétérosexuels et homosexuels va t’elle enfin être abolie totalement ou n’allons nous avoir que des bribes égalitaires comme ce fut le cas il y a 13 ans? Le « sous » mariage était une avancée, un symbole diront les plus optimistes. Il nous a pourtant montré à l’époque que la droite n’avait pas le monopole de l’homophobie et que la gauche française dans sa majorité considérait que « la famille » ne pouvait être gérée encore et toujours que sur le modèle patriarcal et hétéro-sexiste(1).

13 ans ont passés, les homosexuels sont mieux acceptés, plus visibles. Tout le monde a maintenant un « ami pédé » , pourtant seulement deux députés gays à l’assemblée sur 577, pas un sénateur. A croire qu’il ne fait pas toujours bon sortir du placard dans les grandes instances françaises. Devant une telle assemblée hétérosexuelle et sûr de sa supériorité le texte de loi sur le « mariage pour tous » a donc créé la situation actuelle.

Il y a 13 ans les manifestations de Christine Boutin et de l‘aile « respectable » de la droite française se mêlaient déjà aux rassemblements des catholiques intégristes qui scandaient « les pédés au bûcher! », aujourd’hui nous vivons exactement la même situation avec Frigide Barjot(2) qui passe ses journées à se justifier de ne pas être homophobe mais qui manifestera main dans la main avec Civitas(3) dont les membres crient « les pédés on va vous crever! » dans leur cortège. Les prochaines manifestations contre le « mariage pour tous » ne pourront donc plus nous leurrer puisque l’extrême droite française est convié ouvertement à grossir les rangs des réactionnaires.

Pour la Bretagne les cortèges homophobes n’ont pas été très impressionnants malgré des organisations catholiques très présentes, qui ont sans doute préféré aller à la manif parisienne. Leur plus gros rassemblement en Bretagne a été celui de Nantes où 3000 personnes ont applaudi un flash mob d’enfants (qui parle d’instrumentalisation?) le tout dans une ambiance plutôt calme. Les manifs pour l’égalité ont eu lieu à Brest, Lorient, Rennes et là encore Nantes a eu la plus forte mobilisation.

Malgré une ambiance colorée et festive dans les rassemblements des « manifs pour tous » (terme flou récupéré par Frigide Barjot et ses comparses pour créer une confusion politique nuisible) leur revendication est tout simplement de ne pas accorder aux homosexuels les droits qu’ils trouvent légitiment pour les hétérosexuels.

Vouloir faire une hiérarchie entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels c’est être homophobe! Penser que les homosexuels ne sauront pas éduquer des enfants alors que c’est déjà le cas dans des milliers de familles c’est être homophobe ! Vouloir laisser perdurer la situation juridique précaire des familles homoparentales et de leurs enfants c’est être homophobe ! Le problème pour les enfants qui vivent dans des familles homoparentales c’est l’homophobie ambiante, pas les homosexuels!

Le débat tant réclamé par la droite n’est en fait que de la poudre aux yeux (vu qu‘il y a eu 50 auditions à l‘assemblée nationale où très peu de députés de la droite française ont daignés se déplacer), les seules questions que l’on soit en droit de se poser sont:
-Est on oui ou non d’accord avec la situation inégalitaire actuelle?
-Le fait que les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les autres doit il vraiment faire débat?

Etre contre le projet de « mariage pour tous » et dire ne pas être homophobe est donc un non sens. C’est d’ailleurs là que la gauche française a encore du mal à se positionner. Le couac de la PMA(4) (retiré du projet mais qui aura un amendement par le groupe PSF de l’assemblée), la phrase malheureuse de Hollande sur la liberté de conscience des maires, les non dits de Ayrault sont autant de signes d’encouragement donnés aux homophobes de tous bords. Tant que le PSF tergiversera en se demandant si les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les hétérosexuels alors ce projet ne sera pas complet.

La Bretagne terre de liberté et de tolérance ne peut que se battre avec les progressistes qui défendent ce projet. A Nantes le collectif des Dures à Queer(5) a montré que la fierté était de notre côté et de celui des hétéros qui sont pour l’égalité lors de la manifestation du 15 décembre où près de 4000 personnes ont défilées.

Toute organisation progressiste devrait logiquement défendre ce projet de loi, mais nous ne signons pas un chèque en blanc aux socialistes français. La parole de Ayrault résonne autant dans les bureaux de Mittal, sur les chantiers de Vinci, sous les casques de la flicaille qui quadrille la ZAD que dans la geôle espagnole où est détenue Aurore Martin. Le parti socialiste français qui a abandonné le droit de vote des étrangers aux élections locales par manque de courage politique ne doit pas encore s’écraser face à cette France qui se droitise sans complexe. C’est d’ailleurs ce qu’était venu rappeler les Dures à queer et une centaine de personnes devant le local nantais du PSF le 20 novembre dernier suite au propos de Hollande sur la liberté de conscience.

En Bretagne comme ailleurs il est temps d’arrêter cette homophobie latente qui ronge nos vies. Ce projet de loi s’il est adopté sera un signe fort pour les autres états qui envisagent de telles lois, il ne faut pas oublier que 88 états pénalisent l’homosexualité (par de la prison, des travaux forcés, de la torture) et que dans 9 états elle est même passible de la peine de mort. Les bretons qui ont été les bougnoules de la France restent du côté des discriminés, les luttes sont liées et non pas concurrentes, une victoire ici ne peut que nous amener vers d’autres avancées sociales & politiques.

Les prochaines manifs pour l’égalité auront lieu à Nantes le 19 janvier 2013 et le 27 janvier à Paris.

Stéphane Bidge

1: l’hétéro-sexisme est le système de pensée qui considère l’hétérosexualité comme la seule norme valable: http://www.internationalcamp.org/spip.php?article299

2: Frigide Barjot, pathétique personnage des nuits parisiennes qui s’est reconvertie dans la défense des valeurs catholiques conservatrices sûrement dans le but de sauver son âme: http://adieufrigidebarjot.blogspot.fr/

3: Civitas, organisation d’extrême droite proche des milieux intégristes et des mouvements de jeunesse réactionnaires, proche idéologiquement du Renouveau Français, de l’Action Française et des sectes intégristes comme la Fraternité St Pie X très présente à Nantes.

4: Procréation Médicalement Assistée, un des points du projet où le gouvernement socialiste est très frileux. Il permettrait pourtant aux couples de lesbiennes d’avoir un enfant sans devoir aller se faire inséminer en Belgique ou dans l’état espagnol comme c’est le cas actuellement.

5: les Dures à Queer sont un collectif de transpédégouines visibles et fières, actif sur Nantes depuis 3 ans, anti racistes, anti fascistes et féministes, ils représentent un nouveau militantisme décomplexé et radical: http://dures-a-queer.tumblr.com/

Breizhistance Bro Dreger appelle tous ses sympathisants et plus largement tous/tes les bretons/nes attaché/es à la sauvegarde et à l’enseignement de la langue bretonne à manifester à Louaneg le samedi 15 septembre à 15 heures devant la mairie aux côtés des parents et des salariés de l’école Diwan.

Nous ne pouvons pas accepter la décision du maire de Louaneg de « virer » la seule école en langue bretonne de sa commune.

Alors que tout le monde s’accorde à dire que l’enseignement du breton est un plus pour les élèves, que toutes les écoles bilingues de Bretagne historique progressent, que le nombre d’enfants scolarisés en breton atteint des scores inespérés il y a 10 ans, et ce malgré les contraintes liées à la politique mono-linguistique française, le maire de Louaneg, avec une mauvaise foi évidente s’entête dans un sectarisme inouï.

Mr Nicolas se situe maintenant clairement dans le camp des opposants à la défense de nos droits fondamentaux. Son président, Mr Hollande, membre du même PSF, avait pourtant laissé entendre pendant sa campagne qu’il était attaché à la défense des langues dites minoritaires ! Il faut à présent des actes !

Une école Diwan expulsée d’une commune de Bretagne est un déni de démocratie. qui démontre par ailleurs l’absence de pouvoirs politiques en Bretagne.

Si les collectivités, et la Région en tête, ne sont pas capables de trouver une solution, c’est parce qu’elles n’ont aucun pouvoir décisionnel. Elles ne peuvent donc pas mener de politique générale de soutien et de développement de l’enseignement en breton. Seule la suppression de ces collectivités (départements, Région) et la mise en place d’un parlement breton doté de réels pouvoirs sera à même de défendre notre langue et donner enfin un statut public breton à Diwan.

Tous à Louaneg samedi 15 septembre à 15h devant la mairie !

Bevet brezhoneg bev e Louaneg hag e pep lec’h !

Breizhistance-IS Bro Dreger a c’halv an holl vretoned tost o c’halon ouzh dazont, treuzkas ha kelenn ar brezhoneg da vanifestiñ e Louaneg d’ar sadorn 15 a viz Gwengolo da 3egm dirak an ti-kêr gant kerent ha gopridi skol Diwan.

N’omp ket evit degemer dibab Aotrou Maer Louaneg da skarzhañ ar skol vrezhonek nemeti diouzh ar gumun.

A-du an holl war efedoù positivel ar c’helenn brezhonek er skolioù evit ar vugale, war ar fed e ya war greskiñ ar skolioù divyezhek e Breizh pemp departamant, an niver a vugale skoliataet en brezhoneg zo aet betek sifroù dic’hortoz, daoust d’ar skoilhoù liammet gant politikerezh unyezhek deskadurezh ar Stad C’hall, Aotrou Maer Louaneg a chom a feiz fall hag ideologel-kenañ evit merañ teuliad skol Diwan Louaneg.

Sklaer eo emañ an Aotrou Nicolas skoaz-ouzh-skoaz gant ar re a-enep hor gwirioù diazez o verañ e mod-se teuliad skol Diwan Louaneg. E brezidant, Aotrou Hollande, ezel eus ar memes strollad politikel, ar PS, en doa koulskoude lavaret e-pad e goulzad kabaliñ e oa evitdifenn ar yezhoù « minorel » ! Ret eo kregiñ e-barzh bremañ !

Dizoujañ ouzh an demokratelezh eo skarzhañ ur skol Diwan diouzh ur gumun. Diskouez a ra splann n’eus ket deus galloud politikel ebet e Breizh.

Ma n’eo ket ar strollegezhioù, Rannvro Breizh da gentañ tout, gouest da gaout un diskoulm eo peogwir n’o deus ket galloud ebet evit diviz.N’int ket evit kas da benn ur politikerezh hollek evit souten ha diorenn ar c’helenn brezhonek. N’eus nemet gant fin ar strollegezhioù-se (departamantoù, Rannvro) ha krouidigezh ur Parlamant gant gwir galloudoù evit dibab e c’hello bezañ difennet hor yezh ha roet urstatud publik da zDiwan.

An holl e Louaneg d’ar Sadorn 15 a viz Gwengolo da 3e g.m. dirak an ti-kêr !

Bevet ar brezhoneg bev e Louaneg hag e pep lec’h !

Environ 500 personnes se sont mobilisées samedi 7 mai à La Paquelais pour marcher outils en main vers le site du futur aéroport. L’objectif de cette mobilisation était d’une part de marquer l’opposition au projet, mais aussi de participer à l’occupation de la Zone d’Aménagement Différée. En effet plusieurs dizaines de personnes se sont à l’heure d’aujourd’hui installées sur le site. De nombreuses activités agricoles alternatives se mettent en place, et la manifestation organisée par les occupants et le collectif européen des paysans sans-terres «reclaim the fields». En plus du problème de l’appropriation des terres par aux mains de grands propriétaires, de plus en plus de jeunes paysans désireux de s’installer en exploitation agricole raisonnées et alternatives se voient à confronter à la diminution des terres exploitables du fait de l’urbanisation et du bétonnage. Les paysans s’installant sur la ZAD s’inscrivent dans cette logique et montrent que la terre nourricière de Notre-Dame-des-Landes n’est pas condamnée. Une lutte projet contre projet se dessine sur le territoire, entre mégalomanie et collectivisation-autogestion. Il est aussi intéressant de noter que malgré la tentative de division initiée par Vinci, la préfecture et les dirigeants PS des collectivités locales, l’ensemble des organisations opposées à l’aéroport soutenaient cette initiative : confédération paysanne, ACIPA et coordination des organisations opposées au projet dont fait partie BREIZHISTANCE-IS. Loin d’être finie la lutte contre l’aéroport dessine les alternatives jours après jours et nous appelons le plsu grand nombre à la rejoindre notamment les 8, 9 et 10 juillet pour le week-end de résistance à Notre-Dame-des-Landes.