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Etats complices de la crise financière et mobilisations indépendantistes

Le 11 septembre, une manifestation pour l’indépendance de la Catalogne a réuni près de 2 millions de personnes à Barcelone, onze jours plus tard une marche était organisée à Edimbourgh pour annoncer le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse qui aura lieu en 2014. Durant l’été c’était le Syndicat Andalou des Travailleurs qui se portait en pointe du combat social européen en organisant des réappropriations collectives et des occupations lors de marches ouvrières intitulées «Andalousie debout !». De même au Québec, les élections organisées à la suite du mouvement social étudiant ont vu le gouvernement de droite libéral se faire éjecter par les indépendantistes.

En Ecosse, au Québec, en Catalogne, au Pays Basque, en Galice et même en Andalousie les politiques budgétaires antisociales des gouvernements centraux renforcent la revendication du droit à l’autodétermination comme alternative face à la crise économique. La désillusion est complète sur les gouvernements des Etats occidentaux qui ont préféré sauver les banques en 2008-2009 plutôt que de défendre leur peuple face aux spéculations des financiers. Après l’émergence, puis le déclin d’un «mouvement des indignés» qui n’a pas su donner de perspectives suffisantes aux peuples d’Europe, le réveil de certaines nations sans Etat se regarde différemment à travers le prisme d’une crise qui s’installe durablement.

Manifestation du 11 septembre à Barcelone

Nous le savons, les politiques économiques antisociales imposées par l’Union Européenne, depuis Maastricht et jusqu’au TSCG, ont participé à une montée des extrêmes droites nationalistes en même temps que les peuples perdaient peu à peu tout illusion d’une Europe symbole de fraternité et de justice sociale. Il peut paraître en ce sens déplorable que les organisations de gauche françaises n’offrent aucune analyse quant aux 2 millions de catalans (dont des ressortissants français) qui se sont mobilisés ces dernières semaines dans les rues de Barcelone, ou pire, qu’avec certains médias, ils y voit un «repli identitaire égoïste comparable en temps de crise à ce qui s’est passé dans le nord de l’Italie ou en Slovénie». Il nous parait ici nécessaire de rappeler dans quel mesure ces mobilisations participent du mouvement social contre l’austérité, et sont l’opposé d’un nationalisme fermé. A ce titre nous ne serons que conseillé le texte de Neal Baxter, militant indépendantiste galicien, envoyé en guise de réponse à un article paru dans le Tout est nous n°159 (organe du NPA)

Marche pour l’indépendance de l’Ecosse, 22/09/12

Bien sûr Arthur Mas, à la tête du gouvernement catalan, qui a convoqué de nouvelles élections pour novembre et dans lesquelles la question du droit à l’autodétermination sera centrale, et Alex Salmond, premier ministre du gouvernement écossais, sont loin d’être de férus anticapitalistes. Néanmoins leurs discours sur la question nationale se base clairement sur une aspiration populaire à une politique de justice sociale face à l’austérité. Pour le cas d’Arthur Mas, il y est même contraint par les mobilisations sociales et nationales. Lors de la marche du 22 septembre à Edimbourgh, la mobilisation s’est clairement faite sur des mots d’ordre d’opposition à la politique d’austérité du Royaume-Uni. Alex Salmond y a pris la parole en déclarant que l’indépendance avait pour signification «l’arrêt des coupes sociales, empêcher les écossais d’aller à la guerre qu’ils ne veulent pas et éliminer les armes nucléaire du pays». Le leader du Parti Vert, Patrick Harvie, appelait à une indépendance «qui casse les pouvoirs des multinationales et des banquiers.», pendant que Denis Canavan, ancien unioniste, disait lui, qu’en tant qu’internationaliste il voyait l’indépendance comme un moyen d’atteindre la justice sociale.

Marche ouvrière andalouse du 08/09/12
Marche ouvrière andalouse du 08/09/12

De même les mobilisations et grèves contre les politiques d’austérité qui ont eu lieu cette semaine dans l’Etat Espagnol posaient clairement la question du droit à l’autodétermination en Galice, en Andalousie, en Catalogne et notamment en Pays Basque. Près de 150 000 personnes se sont mobilisées dans les rues du pays Basque le 26 septembre à l’occasion d’une grève générale à l’appel de l’ensemble des syndicats indépendantiste. Celles-ci avec une requête adressée directement aux autorités locales et demandant à passer du «j’ applique la réforme du gouvernement central parce que c’est obligatoire» au «je ne peux pas l’appliquer parce que la société du Pays Basque l’a refusée». Pendant ce temps, au sud de la péninsule, les réappropriations collectives de terres agricoles se déroulent toujours sous les couleurs blanches et vertes du drapeau andalou.

Ce constat d’interpénétration entre revendication nationale et revendication sociale pourrait être aussi fait pour le Quebec, qui après plusieurs mois d’une mobilisation contre la réforme de l’université imposée par Ottawa et le gouvernement Québecois néo-libéral, a débouché sur une victoire et le retour en avant de la revendication indépendantiste, avec la construction d’un bloc de gauche radical indépendantiste (Quebec Solidaire) s’installant durablement dans le pays.

Manifestation quebecoise Juin 2012

C’est bien le dynamisme social des indépendantistes comme force progressiste défendant le droit de la majorité sociale de chaque nation, qui permet d’expliquer pourquoi les gouvernements centraux remettent en cause l’autonomie des pouvoirs locaux et régionaux au Québec ou en Catalogne. Qui croirait, au vue de l’assujettissement de gouvernements centraux à la finance, qu’il s’agit ici d’équité territoriale à l’intérieur de ces Etats ?

La revendication indépendantiste bretonne au service du mouvement social

De la même manière qu’il est acquis que revendications écologistes et revendications sociales se sont interpénétrées pour élargir et renforcer la palette de l’opposition à l’ordre capitaliste, la revendication du droit à l’autodétermination comme légitimité démocratique pour s’opposer aux réformes néo-libérales et l’ordre économique, doit pénétrer le mouvement social en Bretagne. Elle donne clairement plus de force à nos revendications et dame le pion à l’extrême droite sur le plan identitaire. Cette conscience permet de ne pas attendre sans cesse des directives de centrales parisiennes mollassonnes et bureaucratiques, d’organiser la lutte localement quand de tous les côtés les plans sociaux se multiplient.

C’est d’ailleurs ce que nous mettions en avant au moment des grèves en Martinique et en Guadeloupe en 2009. L’aspiration indépendantiste, par sa non-sujétion au pouvoir centrale, y a permis l’émergence d’une revendication et d’un mouvement social mené localement et à la base, terriblement plus efficace que les traditionnels rendez-vous syndicaux hexagonaux.

mobilisation en Gwadloup

Malheureusement, les organisations syndicales françaises, comme le Front de gauche, ou dans une moindre mesure le NPA, voient toutes constructions de dynamique à travers la seule échelle étatique et dans le cadre d’accord entre organisations centralisées. Privilégiant ainsi le jeu électoral, parfois utile, mais au détriment du travail extraparlementaire et de la remise en cause des institutions centralistes françaises (présentées comme le nec plus ultra tricolore de l’égalité sociale face à la méchante Europe). Elles militent de facto pour le maintien des institutions françaises qui n’ont jamais garanti l’équité territoriale et un égal accès aux biens et services publics. Alors qu’un «acte III de la décentralisation» est annoncé prochainement, en même temps qu’une réforme territoriale qui laissera entrevoir le discours austère du traité budgétaire européen, nous pouvons craindre une certaine nullité en terme de revendications démocratiques. Le manque de réflexion des organisations syndicales et politiques de gauche sur la question du droit à l’autodétermination des peuples de l’hexagone, risque d’y associer thème de la «démocratie locale» et de la «décentralisation» à celui d’«austérité», sans qu’on y reconnaissance la justification d’une revendication nationale des peuples sans Etat sous domination française dans le combat pour la justice sociale et l’environnement.

Combien de temps allons nous encore attendre que les grands syndicats de Paris nous proposent une autre journée d’action (9 octobre 2012) ou que les grands partis de la gauche pas trop radicale tentent de nous emmener dans des processions préélectorales qui se déroulent à Paris (cf 30 septembre 2012) ? Alors qu’il faut construire ici des cadres de résistance pour défendre nos conditions de vie impliquant le plus grand nombre, au plus prés de la réalité sociale et ne cherchant pas le coup de comm’ du 20 heures ou un hypothétique cadre de négociation avec la nouvelle gauche plurielle de Paris

C’est bien l’auto-organisation du peuple breton et des forces sociales qui le compose, comme lors de la lutte contre le CPE (contrat première embauche ) avec l’exemple du LKP en Guadeloupe ou des actions ouvrières andalouses, qui permettra de résister directement et ici aux politiques d’austérité, et de construire les alternatives sociales au service des classes populaires et du plus grand nombre. D’une part en faisant vivre des solidarités concrètes et des revendications : droit au logement et donc le droit de légiférer localement contre la spéculation immobilière et les résidences secondaires, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, aux loisirs, éradication de la précarité et du chômage par une réduction massive du temps de travail, … Ainsi qu’en menant des expérimentations sociales de rupture : réappropriation des outils de travail, occupations des terres, coopératives d’achats en circuits courts, régies publiques autogérées de production et de distribution de l’énergie, transports publics de proximité gratuits, monnaies de substitution… C’est ces pratiques qui nous amèneront à la revendication d’une souveraineté populaire en Bretagne s’exprimant en faveur d’un parlement et du droit à l’autodétermination. C’est ce type d’initiatives que nous proposons et soutiendrons partout en Bretagne.

BREIZHISTANCE-IS

 

Breizhistance Bro Dreger appelle tous ses sympathisants et plus largement tous/tes les bretons/nes attaché/es à la sauvegarde et à l’enseignement de la langue bretonne à manifester à Louaneg le samedi 15 septembre à 15 heures devant la mairie aux côtés des parents et des salariés de l’école Diwan.

Nous ne pouvons pas accepter la décision du maire de Louaneg de « virer » la seule école en langue bretonne de sa commune.

Alors que tout le monde s’accorde à dire que l’enseignement du breton est un plus pour les élèves, que toutes les écoles bilingues de Bretagne historique progressent, que le nombre d’enfants scolarisés en breton atteint des scores inespérés il y a 10 ans, et ce malgré les contraintes liées à la politique mono-linguistique française, le maire de Louaneg, avec une mauvaise foi évidente s’entête dans un sectarisme inouï.

Mr Nicolas se situe maintenant clairement dans le camp des opposants à la défense de nos droits fondamentaux. Son président, Mr Hollande, membre du même PSF, avait pourtant laissé entendre pendant sa campagne qu’il était attaché à la défense des langues dites minoritaires ! Il faut à présent des actes !

Une école Diwan expulsée d’une commune de Bretagne est un déni de démocratie. qui démontre par ailleurs l’absence de pouvoirs politiques en Bretagne.

Si les collectivités, et la Région en tête, ne sont pas capables de trouver une solution, c’est parce qu’elles n’ont aucun pouvoir décisionnel. Elles ne peuvent donc pas mener de politique générale de soutien et de développement de l’enseignement en breton. Seule la suppression de ces collectivités (départements, Région) et la mise en place d’un parlement breton doté de réels pouvoirs sera à même de défendre notre langue et donner enfin un statut public breton à Diwan.

Tous à Louaneg samedi 15 septembre à 15h devant la mairie !

Bevet brezhoneg bev e Louaneg hag e pep lec’h !

Breizhistance-IS Bro Dreger a c’halv an holl vretoned tost o c’halon ouzh dazont, treuzkas ha kelenn ar brezhoneg da vanifestiñ e Louaneg d’ar sadorn 15 a viz Gwengolo da 3egm dirak an ti-kêr gant kerent ha gopridi skol Diwan.

N’omp ket evit degemer dibab Aotrou Maer Louaneg da skarzhañ ar skol vrezhonek nemeti diouzh ar gumun.

A-du an holl war efedoù positivel ar c’helenn brezhonek er skolioù evit ar vugale, war ar fed e ya war greskiñ ar skolioù divyezhek e Breizh pemp departamant, an niver a vugale skoliataet en brezhoneg zo aet betek sifroù dic’hortoz, daoust d’ar skoilhoù liammet gant politikerezh unyezhek deskadurezh ar Stad C’hall, Aotrou Maer Louaneg a chom a feiz fall hag ideologel-kenañ evit merañ teuliad skol Diwan Louaneg.

Sklaer eo emañ an Aotrou Nicolas skoaz-ouzh-skoaz gant ar re a-enep hor gwirioù diazez o verañ e mod-se teuliad skol Diwan Louaneg. E brezidant, Aotrou Hollande, ezel eus ar memes strollad politikel, ar PS, en doa koulskoude lavaret e-pad e goulzad kabaliñ e oa evitdifenn ar yezhoù « minorel » ! Ret eo kregiñ e-barzh bremañ !

Dizoujañ ouzh an demokratelezh eo skarzhañ ur skol Diwan diouzh ur gumun. Diskouez a ra splann n’eus ket deus galloud politikel ebet e Breizh.

Ma n’eo ket ar strollegezhioù, Rannvro Breizh da gentañ tout, gouest da gaout un diskoulm eo peogwir n’o deus ket galloud ebet evit diviz.N’int ket evit kas da benn ur politikerezh hollek evit souten ha diorenn ar c’helenn brezhonek. N’eus nemet gant fin ar strollegezhioù-se (departamantoù, Rannvro) ha krouidigezh ur Parlamant gant gwir galloudoù evit dibab e c’hello bezañ difennet hor yezh ha roet urstatud publik da zDiwan.

An holl e Louaneg d’ar Sadorn 15 a viz Gwengolo da 3e g.m. dirak an ti-kêr !

Bevet ar brezhoneg bev e Louaneg hag e pep lec’h !

Le comité BREIZHISTANCE du pays de la Mée et les candidats Jonathan GUILLAUME et Nathalie ROYNARD vous donnent rendez-vous mardi 1er Mai 10h30 place de la Mairie à Châteaubriant.

A l’heure d’aujourd’hui, il est plus que nécessaire pour toutes celles et ceux qui croient au partage et à la solidarité, pour les «vraies» travailleuses et les «vrais» travailleurs qui n’ont pas eu la chance de s’appeler «Jean» et d’être nommé administrateur de l’EPAD à 23 ans, de se mobiliser pour défendre les valeurs de justice social et de solidarité. Dans tous les secteurs, le droit à vivre et travailler dignement doit être défendu, dans le privé comme dans le public. Car les deux candidats à la présidentielle, nous préparent l’un comme l’autre et sans l’annoncer, austérité et rigueur.

Tous les deux ils représentent les instruments d’une économie néo-libérale qui favorise les banques et les grandes fortunes, au détriment du plus grand nombre et des «vrais» travailleurs. L’un, n’aura jamais le courage de s’opposer directement aux grands financiers, au FMI, à la commission européenne, etc … l’autre les soutient sans concessions.

Alors que notre territoire est durement touché par la précarité et le chômage, nous devons exiger :

  • le partage des richesses et du travail
  • le respect des droits des salarié-e-s dans toutes les entreprises.
  • Une justice sociale et fiscale, qui taxe les profits pour investir dans la création d’emploi et dans les salaires

Alors que l’Etat français ne semble plus être en mesure d’assurer nos acquis sociaux face à des institutions comme la BCM, le FMI, ou l’Union Européenne, qui se moquent des aspirations et des besoins des populations, nous pensons que la démocratie et les institutions doivent descendre au plus près des citoyens. C’est notamment pour ça que nous croyons à :

  • Un territoire Breton réunifié comme espace de progrès démocratique et social

Ce 1er Mai doit donc être une préparation à d’autres journées de lutte qui s’annoncent dans les prochains mois, et ce quelque soit le futur président français. Nous voulons aussi rappeler que le vote pour l’élection présidentielle, et le vote de manière générale, n’est pas un horizon unique à l’expression démocratique. il faut tous les jours nous mobiliser pour obtenir notre dignité.

Malheureusement beaucoup trop de travailleuses et de travailleurs se fourvoient dans le vote FN en croyant à son discours « social » et à sa position « anti-système ». Nous voudrions rappeler qu’il n’en est rien. Tout comme N. Sarkozy, Marine le Pen est contre l’augmentation du SMIC, contre le gel des loyers, contre le retour des emplois supprimés dans les services publics, elle défend la retraite à 62 ans dans son programme. Elle est contre le plafonnement des revenus pour les grandes fortunes et pour la suppression de l’impôt sur la fortune ! Et enfin, tout en critiquant l’Europe, elle vote au parlement européen la majorité des réformes néo-libérales proposées par le parti populaire européen…

Le 1er Mai est aussi un grand moment traditionnel de solidarité internationale. Alors que les politiques néo libérales touchent gravement plusieurs peuples d’Europe, notamment en Grèce et dans l’Etat espagnol, exprimons leur notre solidarité, exigeons l’arrêt de la concurrence européenne entre les peuples qui tirent les droits des travailleurs et des travailleuses vers le bas. Il est de plus en plus urgent d’établir :

  • Un programme social européen qui nivelle vers le haut (salaire, chômage, protection, etc …) les acquis des travailleuses et des travailleurs.

La crise n’est pas pour tout le monde, +34% pour les revenus des dirigeants du CAC 40 en 1 an, 74 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, etc …. De l’argent il y en a, disons non à leurs crises, non à leur dette

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Les partisans du projet se sont préparés toute la semaine !

Pendant toute la semaine précédant la manifestation, la préfecture et la municipalité n’avaient cessé d’envoyer des messages inquiétants, relayés par la presse locale. En effet, les policiers passaient dans les commerces recommandant de «fermer les magasins et de ne laisser aucun objet qui pourrait servir de projectile», annonçant la présence de 1500 gardes mobiles et CRS, de véhicules anti émeutes, d’un hélicoptère, … les calicots titrant même «Nantes : Etat de siège». Du jamais vue à Nantes ! D’ailleurs, beaucoup n’ont pas manqué de comparer cette mobilisation de forces de l’ordre à celle d’un «état de guerre», mettant en parallèle le nombre de soldats français mobilisé en Afghanistan (3 000) et celui mobilisé sur Nantes. Les organisateurs avaient d’ailleurs dénoncé cette mobilisation policière comme visant à effrayer les participants, rappelant aussi que depuis des mois, les habitants de Notre-Dame-des-Landes et des communes alentours subissent des dispositifs militaires similaires, notamment lors des enquêtes publiques.

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10 000 manifestants et 230 tracteurs !

Tout cela n’aura pas empêché la manifestation d’être une véritable réussite, de nombreux nantais apportant leur soutien le long du cortège. Vers 13h, les trois cortèges venus du Nord, du Sud et de l’Est de Nantes convergent vers la préfecture entourée de grilles anti-émeute et de gardes mobiles. Les manifestants posent des poireaux sur les grilles, lancent des confettis, plantent des arbustes et des légumes dans des parterres et de la terre de Notre-Dame ramenée en tracteur, tout ça aux côté de quelques animaux, vaches, biques, chevaux, … quelques banques et bâtiments sont peinturlurés. Malgré le dispositif policier l’ambiance est festive et déterminée. Après les prises de paroles, les manifestants s’installent sur le cours des 50 otages littéralement encerclée par les forces de l’ordre. Un feu de palette est allumée, ainsi que des feux d’artifice pendant qu’un groupe de batukada joue de la musique.

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Vers 19h, les gardes mobiles chargent sur les quelques 500 manifestants encore présents, qui fassent à l’incroyable dispositif ne résistent pas longtemps et se dispersent vers 20h, … Le lendemain, le journal Presse-Océan annonce «vers 21h, les dégâts étaient très limités en ville». Les travailleurs de Véolia sont envoyés par la mairie pour nettoyer les rues dans la soirée.

Un manifestant aura été blessé, ainsi qu’un policier en civile infiltré et repéré, qui sera très légèrement molesté. La police fera 7 interpellations, dont 5 gardés à vue, pour «la forme». On aura vu aucune arme, aucun cocktail molotov, rien à voir avec l’image de terreur et de violence que les autorités cherchent et chercheront tout le temps à imposer.

La violence et la provocation, comme nous l’avons déjà dit sont du côté des promoteurs du projet. La violence, c’est celle de Vinci, de l’Etat et des collectivités, qui n’hésitent pas à bétonner 2000 hectares de terres agricoles, de force, sans aucun processus démocratique. La violence c’est celle de subir tous les jours l’austérité, alors que le PS et l’UMP dilapident l’argent public dans les poches de leurs amis patrons de multinationales.

Conclusion

La mobilisation contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne faiblit pas. Du 7 au 11 juillet le second forum européen contre les projets inutiles aura lieu dans la commune, soyez présents. Les quelques 200 tracteurs et les milliers de personnes mobilisées témoignent d’une véritable opposition populaire au projet. Contrairement à ce que disent les déclarations des porteurs du projet, les manifestants présents doivent être entendu, c’est ça le sens de la démocratie…

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Les 15 décembre 2011,3 février et 19 mars 2012, Breizhistance-IS s’associait à l’appel « Démocratie pour la Bretagne » initié par 44=Breizh et proposant un rassemblement devant le conseil régional de Bretagne administrative à Rennes et le conseil général de Loire-Atlantique à Nantes. Les jeunes écologistes et l’UDB jeunes, rejoint plus tard par le Parti Breton, ont répondu à cet appel.

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_Les éléments de cette démarche sont de toute première importance car ils promeuvent un processus démocratique institutionnel pouvant permettre aux bretonnes et aux bretons de construire leur droit à l’autodétermination.

_Le 29 mars prochain, le conseil régional de Bretagne administrative se réunira en session plénière afin d’examiner le plan d’actualisation de la politique linguistique. L’étude de ce dernier a été reporté à pas moins de 4 reprises depuis juin 2011 ! La politique linguistique ne se serait-elle pas considérée comme purement accessoire par le conseil régional ?

_Nous avons besoin d’un cadre de revendications de base afin d’obliger les élus locaux à faire des choses concrètes en Bretagne sans attendre quoique ce soit des dirigeants de Paris ni des promesses électorales. Ces revendications ont été exposées dans appel co-signé par Ai’ta, UDB, SLB et … Kevre Breizh en 2011.

_Ces revendications et propositions permettent à la langue bretonne d’avoir la place qui lui est due dans la vie quotidienne. Elles ne prendront toute leur efficacité que dans un cadre institutionnel permettant au peuple breton des prises de décisions souveraines

_ Nous réaffirmons ainsi que seule une collectivité unique, réunissant l’ensemble des départements (dont la Loire-Atantlique) et la région, dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe et s’engageant sur la voie d’un vrai parlement local permettra de pallier à ces insuffisances. Seul un parlement breton pourra doter la langue bretonne des outils nécessaires à sa survie et son développement et comblera le manque de démocratie locale dans l’ensemble du territoire breton.

Nous appellons le plus grand nombre à un rassemblement devant le conseil régional, à l’Hôtel de Courcy, rue Martenot à Rennes, le jeudi 29 mars à 18h.

Brezhoneg, yezh vroadel, yezh ofisiel !

Démocratie pour la Bretagne !

Breizhistance-IS appelle le plus grand nombre à participer à la grande manifestation du 24 mars à Nantes pour l’arrêt du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Au regard du contexte électoral, seule la mobilisation populaire pourra faire stopper ce projet.

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Aujourd’hui, la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne peut faire empêcher de penser aux grandes luttes qu’a mené le peuple breton contre les projets de centrales nucléaires à Plogoff et au Carnet. Elle trouve un écho dans les luttes récentes ou plus anciennes que nous avons connu pour la préservation de nos terres et de notre environnement contre les marées noires ou avec celle du “peuple des dunes”, tout comme avec les luttes qui commencent, comme celle contre la centrale à gaz à Landivisiau.

Elles ont toutes en commun de dénoncer le productivisme de ces projets, souvent menés de manière antidémocratique, qui se montent contre l’intérêt du plus grand nombre, dans une logique de profit destructeur des tissus sociaux et économiques locaux et des intérêts écologiques.

Pour la défense de la terre et de ses paysans, contre le désaménagement du territoire qui concentre de plus en plus les services, les infrastructures et les richesses dans les métropoles de l’est de la Bretagne, au détriment d’un aménagement harmonieux de notre territoire, Breizhistance-IS appelle le plus grand nombre à être présent à Nantes le 24 mars et à le rejoindre à 12h30 rond-point de Rennes à Nantes.

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LE 24 MARS, PRENONS NANTES
3 CORTÈGES POUR RENTRER DANS LA VILLE

Au Nord :
Tracteurs, vélos : rdv 12h au Cardo
Piétons : rdv 12h30 rond point de Rennes

A l’Est :
Tracteurs, vélos : rdv 12h à la Haluchère
Piétons : rdv 12h30 rond point de Paris

Au Sud :
Tracteurs, vélos, piétons : rdv 12h à Pirmil

MANIFESTATION DANS LE CENTRE VILLE

Départ de la manifestation

13h30 Place pont Morand (devant la préfecture)

Le 24 mars à Nantes, affirmons ensemble notre détermination à stopper l’un d’entre eux : la projet d’aéroport à NDL

Des mouvements de résistance existent partout contre : l’extraction des gaz de schiste, la construction d’une centrale à gaz à Brest, d’une ligne THT dans le Cotentin, d’une ligne TGV en Val de Suze (Italie), d’une autoroute en forêt de Khimki (Russie), l’installation d’une mine d’or à Rosa Montana (Roumanie)…
La convergence des luttes s’organise.

Ces projets servent à en premier lieu les intérêts de banques, d’actionnaires de multinationales et de politiciens. Ils s’imposent par la force quand les simulacres de concertation (débats, enquêtes …) n’ont pas suffit à faire taire les oppositions.

Concernant l’aéroport, une lubie de Jean-Marc Ayrault, l’État en a confié la réalisation ainsi que la gestion pour 55 ans à la multinationale Vinci. Alors que des plans de rigueur sont à l’œuvre, les décideurs sont capables d’assumer un discours sur l’austérité tout en conduisant ce projet au coût délirant.

Depuis plus de 40 ans, une épée de Damoclès.

Dès la première heure, la mobilisation paysanne.
En 2000, le PS ressort le projet des cartons. Associations, mouvements politiques et divers collectifs se sont organisés pour s’y opposer.
Information, rassemblements, perturbation des études préliminaires, recours juridiques, études indépendantes, occupation de maisons et de terres sur la zone menacées, pression sur les décideurs et les entreprises impliquées, la lutte déterminée des opposant-e-s revêt des pratiques différentes unies dans un SEUL BUT : L’ARRÊT DU PROJET.

La construction n’a pas commencé et ne commencera pas !

Vinci planifie, l’État exécute mais devra vider la zone (expulsions, expropriations) avant le début des travaux. La répression est forte. Elle vise à intimider les habitant-e-s et diviser les opposant-e-s. Le mouvement collectif de révolte s’intensifie face à l’aveuglement et à la surdité des porteurs du projet.
Nous vous invitons à vous y engager.

Depuis l’année 2008 un pesticide du nom de Cruiser défrait la chronique du monde de l’apiculture. Cet insecticide systémique* produit par la firme Syngenta est utilisé en enrobage des semences de mais pour le « protéger » contre les attaques de la pyrale du mais. L’AMM (Autorisation de mise sur la marché) a été délivrée par le ministère de l’agriculture plusieurs années de suite et à chaque fois annulée par le Conseil d’Etat qui juge celle-ci illégale. En effet le ministère de l’agriculture français cède comme chaque fois au très puissant lobby de l’agrochimie (Syngenta Agro,Bayer…) et nous montre le manque d’indépendance totale des études de toxicologies sur les abeilles quand ce sont les firmes productrices des dits pesticides elles mêmes qui rendent les conclusions de ces études. Cerise sur le gâteau empoisonné, en juin dernier, Syngenta bénéficiait d’une énième AMM pour un insecticide dangereux pour les abeilles : le Cruiser OSR en enrobage des semences de Colza. Cette culture (très mellifère) conduite encore aujourd’hui à grande échelle permet une bonne sortie d’hivernage aux abeilles mais elle permet surtout aux abeilles et donc aux apiculteurs de réaliser un récolte conséquente au printemps. Cette autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR sur Colza signifierait la mort de milliers de colonies d’abeilles pour l’année 2012 avec pour conséquences directes l’abandon de l’activité par de nombreux apiculteurs. Surtout cela rajouterait un poison mortel de plus dans le cocktail de pesticides déversés depuis des décennies dans les campagnes de l’hexagone pour soutenir un modèle agricole dépassé, productiviste à outrance et anéantisseur de biodiversité.

Pourtant les solutions existent, plusieurs pays européens qui avaient autorisé le Cruiser pour le maïs l’ont depuis retiré du marché du fait d’une surmortalité des colonies d’abeilles. Ainsi en Italie avant l’interdiction du Cruiser la mortalité des abeilles s’élevait à 37,5 pour cent(2007-2008). Suite à l’interdiction du Cruiser la mortalité est tombé à 15 pour cent ! Ces chiffres se passent de commentaires…

Ces situations nous confortent dans l’idée que nous ne devons rien attendre de la part du gouvernement français en matière d’agriculture et dans bien d’autres domaines. C’est bien en construisant une Bretagne indépendante et dotée d’un parlement que nous pourrons privilégié un agriculture respectueuse de l’environnement et de l’humain.

Afin de répondre à ces provocations le Syndicat des Apiculteurs de Bretagne organise un rassemblement le 10 décembre à Rennes. Cette action intitulée “Apiculteurs Indignés” aura lieu Place de l’hôtel de ville à 9h.

Pour Breizhistance, Thomas Baudoux.

*insecticides systémiques : utilisé comme enrobage des semences, les molécules du produit libèrent leur principes actifs au fur et à mesure de la croissance de la plante, pour la protéger des ravageurs. Les molécules se retrouvent aussi dans le nectar et le pollen de la fleur entraînant la mort des butineurs. (Source : le Grand-Tétras n°8)

BREIZHISTANCE-IS appelle à la manifestation pour la sortie du nucléaire et l’arrêt des chantiers EPR et THT qui aura lieu le samedi 15 octobre à Rennes. Nous donnons rendez-vous à nos militants et sympathisants à 12h à La Poste st Cyr, 66 mail François Miterrand

En Bretagne nous n’avons plus de centrale nucléaire en activité. De part les luttes anti nucléaires du peuple breton, de Plogoff au Carnet en passant par Erdeven et Le Pellerin, nous avons réussi à défendre notre territoire de ce mode de production énergétique dangereux et non renouvelable dans le temps. En luttant, une formidable conscience populaire s’est construite sur les possibilités des alternatives énergétiques disponibles en Bretagne, du plan Alter Breton de 1979 à aujourd’hui. Nous devons continuer à lutter contre l’occupation que représente les complexes militaro-nucléaires et pour sortir de notre dépendance énergétique.

nukleel n'am bo ket

Parce que nous sommes écologistes et pour l’égalité entre les peuples.

Tout comme les ressources pétrolières, les ressources en uranium ou autre matière radioactive sont limitées sur la planète. La volonté des multinationales comme AREVA, soutenue par la France, de pousser plus loin les champs d’extraction tant au niveau géographique que dans les méthodes, contribue à creuser les inégalités nord-sud. Comme nous le montre l’exemple de la centrale d’Armit au Niger, les populations les plus pauvres du monde sont soumises à l’irradiation, à la corruption de leur classe dirigeante et à la violence de ces projets, dans le seul but de satisfaire les puissances occidentales. Enfin n’oublions pas que le nucléaire est avant tout une arme de guerre, et que c’est de l’occupation de l’Ile Longue par la base française de sous-marins nucléaires tireurs d’engins que partiront peut-être un jour les nouveaux missiles nucléaires M51 français.

Refusons l’irresponsabilité du capitalisme.

Le choix de l’énergie nucléaire est celui du capitalisme. L’énergie nucléaire à un coût pour les populations (retraitement des déchets, démantèlement, sécurité, prix d’une centrale, … ) que les responsables politiques refusent d’admettre au nom du libéralisme économique. On voit bien aujourd’hui le problème posé par le démantèlement de la centrale de Brennelis. Mais la logique productiviste qui se retrouve tant dans le projet coûteux et inutile d’EPR et de la THT qui va avec, que dans le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, doit être abandonné si nous voulons mettre en place une politique énergétique écologique préservant les ressources pour les générations à venir.

Les potentiels en énergies renouvelables (biomasse, énergies marines, etc …) existant en Bretagne peuvent être des créateurs massifs d’emplois locaux, qui, alliés à une politique de réduction massive de la consommation électrique (proscription des chauffages électriques, contraintes industrielles, …) peut largement suffire aux besoins énergétiques du peuple breton. Le gouvernement écossais a voté un plan de sortie nucléaire avec une volonté d’autonomie électrique d’ici 2020 grâce aux énergies renouvelables. Pourquoi pas nous ?

arton12977Pour l’indépendance énergétique

La région Bretagne a voté cette année un voeux de sortie progressive du nucléaire, qui prévoient d’allier « sobriété et efficacité des énergies renouvelables ». Un vœux que même les pro-nucléaires pourront continuer à voter tant ils savent qu’il ne sert en rien. Sortir du nucléaire en Bretagne c’est d’abord revendiquer le droit à l’autodétermination pour nous permettre de nous émanciper de la sujétion au gouvernement central, qui de l’UMP au PS a toujours été pro-nucléaire. Nous possédons en Bretagne tous les avantages pour mettre en place un autre modèle énergétique (pas de centrales en activité, de forts potentiels en énergie renouvelable), il nous manque surtout les moyens politiques.

Aller vers l’indépendance énergétique, c’est aller vers l’indépendance tout court.

les organisations appelant à manifester samedi :

Strollad Sant-Maloù a-enep d’an Nukleel, Strollad Sant-Brieg a-enep d’an Nukleel , AE2D (Penn ar Bed), SDN Kerne , Stop Nucléaire 56/Trawalc’h, SDN Liger & Gwilen, SDN 49, SDN Touraine, Kenurzhierezh etre rannvroel STOP-THT, Kernurzhierezh rannvro Normandi, SDN Bro Roazhon . Skoazellet eo gant : Europe Ecologie Les verts, NPA, Parti de Gauche, CNT Union régionale Bretagne et Pays de la Loire, La Fédération Anarchiste 56, Alternative Libertaire, Gauche Unitaire, Alliance Ecologiste indépendante, Réseau Sortir du Nucléaire, Les Alternatifs, Breizhistance Indépendance et Socialisme, Agir pour l’Environnement, ATTAC Rennes, UDB, Greenpeace, Bretagne Décroissance, Solidaires Bretagne, Unvaniezh SLB….

Gervel a ra Breizhistance IS da gemer perzh en dibunadeg kontrol d’an nukleel a vo disadorn e Roazhon. Da c’hortoz hor sav-poent sed aze hini ar genurzhierezh e-karg eus an intrudu. Deuit niverus !

D’an 11 a viz Meurzh e oa bet ur gwallreuz naturel spontus e Bro-Japon ha diwar-se ar gwallreuz nukleel spontusañ zo bet biskoazh. Ar skinoberiantiz zo bet kaset pell, kentadoù a gilometradoù, ha saotret ul lodenn eus ar vro hag eus ar Meurvor Habask. N’eus ket bet graet kalz a dra da wareziñ ar bobl da geñver an c’hontammadur.

Abaoe, an taol-spontus-se ez eus tud er bed a-bezh o sevel o mouezh : 60 000 japanad o doa manifested an dibenn-sizhun tremenet e Tokyo da c’houlenn paouez gant an nukleel.

E Frañs avat eo dall ar Stad, ha n’eo ket gouest da welet pelec’h emañ an dalc’h pa vez kaoz eus mont er-maez eus an nukleel. Gant se ez eus bet divizet gant strolladoù kevredigezhioù aozañ manifestadegoù d’ar sadorn 15 a viz Here. Manifestadegoù a vo e Roazhon Bourdel, Toulouse, er Bugey (etre Lyon ha Geneve), Dunkerque, a-benn goulenn paouez diouzhtu gant chanterioù an EPR ha gant ar c’hreizennoù an dañjerusañ.

Ar vanifestadeg e Roazhon d’ar 15 a viz Here. Gervel a ra ar strollad kevredigezhioù an holl dud, an holl geodedourien da lavaret STOP d’an nukleel, ha da c’houlenn groñs paouez diouzhtu gant an EPR hag an THT.

An emgav a vo da greisteiz, Mail François Mitterrand, etre an Il hag ar Gwilen, ha dirak plasenn Vreizh (ha n’eo ket war blasenn Charles de Gaulle evel ma oa bet raktreset)

-Etre kreisteiz ha 2e30 e vo stalioù-kelaouiñ, stalioù-debriñ, abadennoù dudi, prezegennoù berr. Da 2h30 e krogo an dibunadeg, betek 5e30. Ar strollad “Sergent Pépère» a sono d’ar mare-se, ha war e lerc’h e vo strolladoù dic’hortoz.

-Da 10e e vo ur brezegenn evit ar c’hazetennoù diwar-benn Fukushima, an EPR hag an THT, ar mod da vont er-maez eus an nukleel war dachenn ar bolitikerezh.


Ar c’hevredigezhioù kornôg a-enep d’an nukleel a zo enno: Strollad Sant-Maloù a-enep d’an Nukleel, Strollad Sant-Brieg a-enep d’an Nukleel, AE2D (Penn ar Bed), SDN Kerne , Stop Nucléaire 56/Trawalc’h, SDN Liger & Gwilen, SDN 49, SDN Touraine, Kenurzhierezh etre rannvroel STOP-THT, Kernurzhierezh rannvro Normandi, SDN Bro Roazhon .

Skoazellet eo gant: Europe Ecologie Les verts,  NPA, Parti de Gauche, CNT Union régionale Bretagne et Pays de la Loire, La Fédération Anarchiste 56, Alternative Libertaire, Gauche Unitaire, Alliance Ecologiste indépendante, Réseau Sortir du Nucléaire, Les Alternatifs, Breizhistance Indépendance et Socialisme, Agir pour l’Environnement, ATTAC Rennes, UDB, Greenpeace, Bretagne Décroissance, Solidaires Bretagne, Unvaniezh SLB….

Environ 500 personnes se sont mobilisées samedi 7 mai à La Paquelais pour marcher outils en main vers le site du futur aéroport. L’objectif de cette mobilisation était d’une part de marquer l’opposition au projet, mais aussi de participer à l’occupation de la Zone d’Aménagement Différée. En effet plusieurs dizaines de personnes se sont à l’heure d’aujourd’hui installées sur le site. De nombreuses activités agricoles alternatives se mettent en place, et la manifestation organisée par les occupants et le collectif européen des paysans sans-terres «reclaim the fields». En plus du problème de l’appropriation des terres par aux mains de grands propriétaires, de plus en plus de jeunes paysans désireux de s’installer en exploitation agricole raisonnées et alternatives se voient à confronter à la diminution des terres exploitables du fait de l’urbanisation et du bétonnage. Les paysans s’installant sur la ZAD s’inscrivent dans cette logique et montrent que la terre nourricière de Notre-Dame-des-Landes n’est pas condamnée. Une lutte projet contre projet se dessine sur le territoire, entre mégalomanie et collectivisation-autogestion. Il est aussi intéressant de noter que malgré la tentative de division initiée par Vinci, la préfecture et les dirigeants PS des collectivités locales, l’ensemble des organisations opposées à l’aéroport soutenaient cette initiative : confédération paysanne, ACIPA et coordination des organisations opposées au projet dont fait partie BREIZHISTANCE-IS. Loin d’être finie la lutte contre l’aéroport dessine les alternatives jours après jours et nous appelons le plsu grand nombre à la rejoindre notamment les 8, 9 et 10 juillet pour le week-end de résistance à Notre-Dame-des-Landes.