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D’al lun 6 a viz Gouere ez eus tapet tud a orin eus stad-Spagn gant ar boliserien diwar urzhioù lezvarn enep spontour Madrid evit bezañ bet o vrezeliñ a gevret gant stourmerien Kurd ar YPG er Rojava (Kornog Kurdistan).

An daou zen yaouank tapet zo perzh deus ur strollad komunour er stad Spagn . Kemeret o defe perzh er vrigadenn etrevroadel aozet diwar intrudu komunisted Turkia an MLKP (Strollad Komunour Marksour Leninour) a soñj dezhe eo reizh harpañ ar gurded da gaout ur stad dizalc’h ha da daliñ ouzh islamourien DAESH e Syria pe en Irak.

Goude bezañ bet tamallet dezho bezañ kemeret perzh en un emgann diavaez a vije kontrol da interestoù stad-Spagn int bet laosket da vont hep kaout an aotre da guitaat  ar stad.

Meur a dolpadeg hag a gemmenadennoù zo bet evit goulenn ma vijent laosket da vont didamall.

An daou zen yaouank a vije bet filmet ha poltreded er Rojava o tibuniñ gant ar banniel ruz ha hini republik Spagn.

Ur stourmerez ha komunourez all anvet Ivana Hoffman , deuet eus Alamagn, oa marvet war an hevelep talbenn un nebeud mizioù zo.

Nous publions un article initialement diffusé sur le site des Amitiés Kurdes de Bretagne. Une association qui oeuvrent depuis des années en faveur des droits du peuple Kurde. De nombreux combattants des unités de défense populaires sont morts ces derniers jours lors de combats face à DAESH. On compte parmi ces morts les premiers volontaires internationalistes ( notamment un Australien ) mais aussi Mehmet Işıklar , un Kurde dont la famille est bien connue à Rennes. Si nous publions cet article d’André Metayer , infatigable président des AKB c’est aussi pour assurer la communauté Kurde de Rennes et de Bretagne de notre solidarité.

Nous vous invitons par ailleurs à privilégier le site des AKB pour vous tenir informer de l’évolution des combats au Rojava ou ailleurs.

Bretagne-Info.

La nouvelle est tombée vendredi ( 27/02/2015 NDLR ), semant la désolation dans les familles kurdes de Rennes : Muhammed (Mehmet) Işıklar est « tombé martyr » au Kurdistan de Syrie (Rojava) le mercredi 24 février, près de Til Temir, au sud du canton de Cêzirê.

Mehmet est né le 14 mars 1983 à Karapinar (Qerepungal en kurde), petit village près de Varto, au Kurdistan de Turquie, village de 150 maisons bien connu à Rennes, où plusieurs dizaines de familles qui en sont issues sont venues se réfugier après que l’armée turque les en eut chassé en 1994. Les AKB ont popularisé cette histoire sous la forme d’un livre de témoignages édité en 1998 et d’une exposition de photos, signée Gaël Le Ny, consacrée aux populations originaires de ce village. Mehmet avait 11 ans quand les militaires ont incendié les habitations, dispersé les troupeaux, molesté hommes, femmes et enfants et tué trois bergers. La famille Işıklar, comme les autres familles, a alors pris la route de l’exil, une partie se retrouvant à Rennes, plusieurs frères de Mehmet, des cousins, des amis, des voisins. Certains ont pris des responsabilités associatives dans l’organisation de la communauté kurde de Rennes.

Mehmet et ses parents, Xalis et Rehime, ainsi que d’autres membres de la famille, trouvèrent refuge à Ambar, petit village près de Bismil (province de Diyarbakir). C’est là que Mehmet a grandi et mûri avant de rejoindre Istanbul. A 20 ans, il s’engage dans les HPG?, forces combattantes du PKK. Ses parents, militants kurdes, étaient fiers de leur fils, souffrant néanmoins d’être séparés de lui. Ils ne le reverront jamais. En 2012, il se porte volontaire pour aller prêter main forte à ses frères kurdes de Syrie et est versé dans les YPG?, forces combattantes du PYD?, pour lutter contre les djihadistes semant la terreur dans toute la contrée. Le 24 février 2015, il était engagé dans la terrible bataille de la vallée de la rivière Khabur et était posté en sentinelle avancée. C’est là, à Til Temir, qu’une balle de sniper devait mettre fin à ses jours. Mehmet avait 32 ans. Il combattait depuis 12 ans.

La bataille sur la Khabur

Mehmet faisait donc partie des forces kurdes qui sont venues au secours de 33 villages chrétiens de la vallée de la rivière Khabur, au sud-est du canton de Cêzirê. La population de ces villages descend des Assyro-Chaldéens chassés d’Irak en 1933 et qui venus se mettre sous la protection de la France, ayant alors mandat sur la Syrie.

Dans un article précédent, nous avons relaté une semaine de combats au Rojava, notamment à Til Temir où la bataille a été extrêmement violente (attaque des villages de la rive droite de la Khabur par l’EI entre le 23 et le 25 février, des civils tués et plus de 220 otages enlevés, encerclement de Til Temir le 25, raid en ville faisant une centaine de morts, avant que la contre-attaque des YPG/J ne permette de repousser l’EI au sud de la Khabur et de contenir l’encerclement) et se poursuit aujourd’hui.

Les forces kurdes du Rojava ont perdu plus de 40 hommes et femmes pendant ces 7 jours de combat, mais elles peuvent s’enorgueillir, grâce au sacrifice de héros comme Mehmet, d’avoir porté un coup sévère aux barbares de l’EI.

Condoléances

La dépouille de Mehmet Işıklar, rapatriée à Diyarbakir, a été inhumée le 3 mars dans son village d’adoption, Ambar, entourée de sa famille et de milliers d’amis. Tous ses proches, émigrés à Rennes, étaient également présents. Une cérémonie du souvenir aura lieu à Rennes à leur retour. Les Amitiés kurdes de Bretagne adressent à la famille de Mehmet et à tous les Kurdes de Rennes leurs sincères condoléances.

André Métayer

Cet article est tiré du site des Amitiés Kurdes de Bretagne, association animée par des Bretons et des Kurdes et qui oeuvre depuis bien longtemps en faveur des droits du peuple Kurde.

La gauche Indépendantiste Bretonne se joint comme de nombreuses organisations à la mobilisation qui aura lieu le 1er novembre en faveur de la résistance Kurde de Kobane. Pour nous les forces auto-organisées au Kurdistan constituent la seule alternative à la barbarie fasciste de l’état islamique mais aussi à l’impérialisme Turc et Étasunien et à la dictature des El Assad en Syrie, une alternative d’émancipation nationale pour le peuple kurde mais aussi une force de transformation sociale et d’émancipation féministe.

Outre le rendez vous de Rennes (11H place du colombier), il y aura des rassemblements le même jour à :

– Douarnenez : 12h aux halles
– Nantes : 16h Place Royale

Soyons nombreux aux cotés du peuple Kurde !

1er novembre : journée mondiale pour Kobanê

Depuis le 15 septembre, l’organisation terroriste qui se fait appeler l’Etat islamique (EI) mène de vastes offensives contre Kobanê (Ain al Arab), l’un des trois cantons autonomes kurdes du Rojava (Kurdistan de Syrie). Malgré la mobilisation et la résistance acharnée des YPG (Unités de Protection du Peuple du Rojava) et des YPJ (Unités de femmes combattantes), les djihadistes se sont emparés d’une soixantaine de villages autour de Kobanê, quasiment encerclée, tuant des civils et provoquant l’exode de milliers de personnes. C’est pour défendre leur terre et leurs valeurs que les Kurdes de Kobanê combattent. C’est aussi pour sauvegarder un modèle d’organisation de la société civile et politique basé sur une démocratie participative.

La résistance historique de cette petite ville a ému le monde entier et a redonné espoir à tout un peuple, et, au-delà, à tous ceux et à toutes celles qui, dans le monde entier, luttent pour plus de démocratie et contre l’obscurantisme. Le combat pour la défense de Kobanê revêt donc une dimension symbolique internationale. Sous le slogan « Kobane n’est pas seul » (Kobane is not alone), des manifestations auront lieu le 1er novembre à Paris, Marseille, Rennes, Strasbourg, Bâle, Cologne, Hambourg, Berlin, Brême, Francfort, Nuremberg, Freiburg, Stuttgart, Oslo, Stockholm, Göteborg, Copenhague, Vienne, Athènes, Nicosie, Londres, La Haye, Bruxelles, Helsinki, mais aussi en Amérique latine, aux Etats-Unis, au Japon, en Inde et au Pakistan.

Les Kurdes de Bretagne, les militants des forces politiques, syndicales et associatives, les Rennais et les Rennaises sont invités à se rassembler à Rennes ce samedi 1er novembre :

  • 11h : rassemblement dalle du Colombier.
  • 11h30 : marche dans les rues de Rennes.
  • 12h30 : arrivée place de la Mairie. Prises de parole. Dislocation